Songez-vous à acheter un ordinateur Internet à US$500 cette année? Apple, IBM, Netscape, et bien d'autres vous feront une bonne affaire! Aussi, cette semaine, des informations sur la nouvelle mise à jour de RAM Doubler et un CD-ROM atteint d'un virus de MacUser UK, plus un compte rendu de Stuffit Delux 4.0. Nous finissons ce numéro avec un coup d'oeil sur le nouveau marketing Web impossible d'Apple, et Tonya considère quelque chose que vous croiriez très simple: les fichiers Lisez-moi.
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Mise à niveau RAM Doubler 1.6.2 -- Connectix a publié RAM Doubler 1.6.2, qui répare certains problèmes qui se produisent sous le Système 7.5.3, avec des PowerBooks basés sur des unités de traitement 68K, quelques systèmes 68040, et des Power Macs à PCI qui opèrent SoftWindows. RAM Doubler 1.6.2 s'occupe aussi de problèmes avec le pilote 4.3 d'Iomega Jaz/Zip, Photoshop 3.0.5, et Retrospect 3.0. Vous pourrez trouver la mise à niveau, ainsi que de plus amples informations dans le site Web de Connectix. Note que la mise à niveau RAM Doubler 1.6.2A est une révision de maintenance pour l'application de mise à niveau, et non RAM Doubler même, qui demeure a la version 1.6.2. [GD]
<http://www.connectix.com/connect/files/RD162AU.sea.hqx>
<http://www.connectix.com/connect/rdm16u.html>
Retour du MBDF -- Le numéro de MacUser, édition anglaise, du 24 mai 1996 (distribuée en Angleterre) avait été publié avec un CD-ROM contenant un échantillon de QuickTime VR, infecté par le virus MBDF A. Selon OxXCERT (Oxford University Computer Emergency Response Team = Equipe de Réaction Informatique d'Urgence de l'Université d'Oxford), le virus se trouve dans un film préparé avec "Director," et nommé "Blah Blah Blah, c'est QTVR", dans un dossier nommé "AMXDigital QTVR Folder". Les experts en antivirus recommandent que les lecteurs de MacUser Angleterre s'abstiennent d'ouvrir ou de jouer ce film. Si tu copies le fichier sur ton disque dur, tu pourras peut-être supprimer le virus avec "Disinfectant" ou un autre programme similaire. Si tu as déjà eu accès à de film, ou bien si tu n'est pas sûr d'y avoir eu accès, passe ton système au Disinfectant, ou autre programme antivirus de ton choix. Les Editions de MacUser aux U.S.A., et dans d'autres parties du monde n'ont pas été, paraît-il, infectées. [MHA]
<http://www.atlas.co.uk/macuser/virusalert.html>
[MBDF A est un virus qui affecte le système, le Finder, et les fichiers d'applications dans le Macintosh. Il est virulent sous les Systèmes 6 et 7, et peut infecter tous les modèles Macintosh, sauf les Mac Plus et SE. Bien que ne causant pas de dégâts de façon intentionnée, les usagers affectés par ce virus subiront des tombées dans leur système, et des erreurs de fonctionnement dans leurs programmes. Il peut se produire, parfois, que le fichier de système soit atteint gravement. Le virus commença à se répandre par l'intermédiaire de deux jeux, nommés "10 Tile Puzzle" et "Obnoxious Tetris", et aussi grâce au cheval de Troie déguisé en un jeu nommé "Tetricycle". Le virus MBDF B appartient à la même lignée, et fut découvert en 1993. Selon certains rapports publiés à ce sujet, les coupables seraient deux étudiants de Cornell University, aux Etats Unis. Ces deux étudiants furent arrêtés et traduits en justice. - Charly]
Le décès de MIND est un NonSequitur -- Dans TidBITS-328 j'avais fait remarquer que le développement du serveur DNS MIND, basé sur le Mac, avait été, à ce qu'il paraît, abandonné. C'est peut-être vrai, mais le projet s'est réincarné sous la forme de NonSequitur 0.8, un serveur DNS basé sur le Mac (logiciel gratuit), qui fonctionne sur une machine avec une unité de traitement 68020 (ou plus), et supporte Open Transport. NonSequitur offre des améliorations, comparé à MIND, mais il n'offre encore pas la récursivité ou le service de nom secondaire. [GD]
[Il faut remarquer ici un jeu de mots de GD (Geoff Duncan, qui est très friand de ce genre de calembour). Non Sequitur est une expression latine qui traduite mot à mot, veut dire "qui ne suit pas", et qui s'emploie pour qualifier un terme, ou une conclusion, qui n'est pas en consonance avec ce qui précède ce terme ou cette conclusion. Ici, Geoff nous parle de la "mort" de MIND. Mais MIND n'est pas réellement mort, puisqu'il a été réincarné dans...NonSequitur, naturellement.]
<http://www.gross.net/sw/nonsequitur/>
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Le vénérable Stuffit Deluxe est passé à la version 4.0 le mois dernier, avec une richesse fonctionnelle et une simplicité d'emploi accrues. Et surtout - c'est le plus important pour la plupart d'entre nous - Aladdin Systems l'a doté de fonctionnalités qui rendront la vie plus facile aux utilisateurs d'Internet amenés à manier les fichiers compressés et encodés si courants de nos jours.
Nouvelles fonctionnalités -- La plupart des nouvelles fonctionnalités de Stuffit proviennent du tableau de bord True Finder Integration (TFI), qui vous aide désormais à gérer les extensions TFI chargées de différentes tâches. TFI est livré avec trois extensions: Magic Menu, Archive via Rename, et Stuffit Browser. Magic Menu fonctionne à peu prés de la même façon que l'ancien tableau de bord du même nom que l'on trouvait dans les versions précédentes de Stuffit Deluxe. Il installe un menu supplémentaire dans la barre des menus du Finder, et offre ainsi instantanément des fonctions de compression et de décompression. La nouveauté vient ici de l'intégration avec Eudora: vous pouvez désormais sélectionner un fichier au niveau du Finder et choisir entre Mail (expédier) ou Stuff and Mail (compresser et expédier) à partir de Magic Menu, pour créer un nouveau message sur Eudora et joindre le fichier en annexe.
Archive via Rename existait déjà dans les versions précédentes de Stuffit, mais il fonctionne désormais via TFI. Archive via Rename vous permet de créer un fichier Stuffit ou un fichier auto-décompactable en ajoutant tout simplement le suffixe .sit ou .sea au nom du fichier désiré. De même, vous pouvez décompresser un fichier en retirant ces suffixes de son nom. J'utilise cette fonctionnalité sur les fichiers Stuffit qu'on m'envoie par courrier électronique, car si Eudora décode par défaut les fichiers BinHex, il ne se charge pas automatiquement de les décompresser. La suppression de l'extension du fichier se révèle un bon moyen de décompresser un fichier et d'effacer l'archive originale. J'aimerais voir Archive via Rename fonctionner un jour de la même façon avec les fichiers BinHex.
La dernière extension TFI est aussi la plus intéressante. Baptisée Stuffit Browser, elle vous permet de travailler sur des fichiers Stuffit directement à partir du Finder, au lieu d'attendre l'ouverture du programme Stuffit Deluxe. Une fois l'extension Stuffit Browser activée, lorsque vous double-cliquez sur un fichier Stuffit, celui-ci s'ouvre dans une fenêtre de style Finder, dotée d'une petite icône Stuffit à l'angle supérieur gauche. Glissez un ou plusieurs fichiers dans la fenêtre et il sont compressés. A l'inverse, le fait de les sortir de la fenêtre les décompresse. Veillez à lire le fichier Network Users ReadMe, si vous travaillez en réseau: il mentionne des problèmes qui peuvent survenir lorsque plusieurs personnes travaillent sur la même archive simultanément.
L'inconvénient des fonctionnalités True Finder Integration de Stuffit Deluxe 4.0 vient du fait qu'il s'agit d'extensions, qui par conséquent, présentent plus de risques d'entrer en conflit avec d'autres extensions ou tableaux de bord. Si vous n'aimez pas voir des extensions modifier votre système, tenez vous en à DropStuff et à StuffIt Expander, qui sont des applications à part entière et risquent donc moins de générer des conflits.
La dernière nouveauté de Stuffit Deluxe est une application "droplet", appelée DropSegment, qui fonctionne à peu prés de la même façon que DropStuff et StuffIt Expander. Il vous suffit de déposer un fichier Stuffit sur DropSegment pour obtenir un fichier multi-segmenté, auto-décompactable, qui se reconstituera automatiquement. Cela peut s'avérer utile lorsque l'on copie d'énormes fichiers sur des disquettes. Auparavant, il fallait passer par l'application StuffIt Deluxe pour segmenter les archives, ce qui était assez pénible.
Fonctions améliorées -- Stuffit SpaceSaver, qui fournit une compression transparante en comprimant des fichiers pendant des périodes inactives et en les décompressant pendant l'ouverture, a maintenant un élément "tag icon" qui met un petit tag sur des icônes de fichiers comprimés. Ceçi permet de déterminer facilement quels fichiers ont été comprimés. La popularité de logiciels de compression transparante, qui étaient très populaires à leur sortie il y a trois ans environs, a baissé depuis que le prix des disques durs à grande capacitée a descendu sérieusement. Si vous avez les moyens de vous acheter un disque dur plus grand, c'est toujours une meilleure solution qu'un logiciel de compression transparante.
L'apparence de Stuffit Deluxe n'a pas beaucoup changé, mais Aladdin annonce des gains de vitesse de 20% pour la compression [stuff] de fichiers, et jusqu'à 50% pour l'expansion de plusieurs formats de compression. En plus, Aladdin a sérieusement amélioré le scripting et a ajouté un menu Scripts avec un enregistreur pour des scripts OSA.
Avec Stuffit Deluxe est également fourni Stuffit Expander pour Windows de Aladdin, qui est très utile pour ceux qui doivent utiliser des PC mais qui travaillent en général avec des Mac et avec des fichiers Mac. Stuffit Expander pour Windows peut décomprimer les formats suivants: StuffIt (.sit), ZIP (.zip), uuencoded (.uue), BinHex (.hqx), MacBinary (.bin), ARC (.arc), Arj (.arj), et gzip (.gz). Le programme peut aussi décomprimer des archives de auto-extraction qui ont été créées par StuffIt, ZIP et Arj.
StuffIt détails -- Stuffit Deluxe 4.0 est vendu à US$129,95, et des utilisateurs enregistrés peuvent obtenir une mise à jour de Aladdin à US$29,95 jusqu'au 01-juillet-96. DropStuff 4.0 (patagiciel) et StuffIt Expander 4.0.1 (logiciel gratuit) peuvent également être obtenus chez Aladdin, au site sous-mentionné et aux sites de mirroir de Info-Mac.
<http://www.aladdinsys.com/>
<ftp://ftp.scruznet.com/users/aladdin/public/dropstuff_w_ee_4_installer.hqx>
<ftp://ftp.scruznet.com/users/aladdin/public/stuffit_exp_40_installer.hqx>
InstallerMaker 3.0 -- A la WWDC, Aladdin a aussi sorti la version 3.0 de InstallerMaker, qui vous permet de créér facilement des installers et qui est basé sur la technologie de compression de StuffIt. InstallerMaker 3.0 ajoute du soutiens pour scripting, une meilleure compression, possibilité de dé-installer, compression de resources, des destinations illimités pour des fichiers, soutiens pour déplacement, copier et changer le nom d'un fichier, et finalement, soutiens pour un maximum de 128 paquets au lieu des 16 au paravent. Vous pouvez trouver un démo au URL ci-dessous.
<ftp://ftp.scruznet.com/users/aladdin/public/InstallerMaker3Installer.hqx>
par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>
Depuis plusieurs années maintenant les grands pontes de l'informatique nous promettent un "appareil d'informatique domestique" abordable et convivial conçu et vendu comme un appareil électronique grand public. Ces machines, appelées "ordinateurs de réseau" (NC) plutôt qu'ordinateurs personnels (PC), vous permettraient de vous brancher à l'Internet, de surfer le Web, de gérer votre courrier électronique et de vous relier à la télévision, le shopping et des moyens de divertissement interactifs, et tout cela pour moins de US$500. Ces machines seraient évolutives, de l'ordinateur de poche au studio Internet domestique haut de gamme. Sous le capot, elles pourraient faire tourner un système d'exploitation Mac, Windows, ou quelque chose de complètement différent.
L'important est que ces machines respecteraient une certaine norme de fonctionnalité et que les facteurs distinguant chaque modèle se situeraient au niveau du prix ou des fonctions supplémentaires. L'utilisateur baserait sa décision d'achat sur des critères un peu semblables à ceux qui influencent l'achat d'un magnétoscopes (tous les modèles possèdent à peu près les mêmes caractéristiques) plutôt que sur les questions techniques intimidantes qui influencent aujourd'hui l'achat d'un ordinateur personnel. On peut même pousser la comparaison avec le magnétoscope un peu plus loin. En effet, les fournisseurs veulent que ces machines soient très répandues: elles doivent être vendues en masse pour que les fournisseurs puissent créer un marché pour ce genre de produit.
La semaine dernière, les sociétés Apple, IBM, Netscape, Oracle, et Sun ont proposé leur première définition d'un ordinateur de réseau. Un nombre étonnamment élevé de société ont souscrit à cette proposition, de Motorola à Toshiba en passant par Hitachi et Canon. Mais est-ce que cette proposition est sérieuse ou n'est-ce qu'un autre exemple de relations publiques désespérées?
Les caractéristiques de base -- Le contenu du document Network Computer Reference Profile 1 [profile de référence d'ordinateur de réseau 1] ne m'a pas surpris: le NC est basé sur des liens avec l'Internet et sur l'environnement Java. Au plus bas niveau, les NC doivent reconnaître les protocoles TCP, HTTP, HTML, l'environnement d'application Java ainsi que quelques autres protocoles IP de bas niveau tels que UDP et SNMP. De plus, les NC devraient être compatibles avec le courrier électronique distribué par l'Internet (y compris POP et IMAP) ainsi qu'avec certains formats d'image et de son très répandus (GIF, JPEG, .wav de Windows et .au de Sun). Le NC comporterait un dispositif de pointage, la capacité de saisir du texte (pas nécessairement avec un clavier; la saisie de texte pourrait se faire par reconnaissance de caractères manuscrits ou de la parole), un écran d'une résolution minimale de 640 par 480 et une sortie audio. Le NC pourrait reconnaître certains protocoles optionnels tels que FTP, Telnet, NFS (Network File System) et certaines implémentations de sécurité (SSL de Netscape, pour les connexions protégées; ISO 7816, SmartCards; ou les normes MasterCard/Visa, pour les transactions). Le NC permettrait aussi l'impression (en option).
Cependant, ce qui pique le plus ma curiosité, c'est plutôt ce qui n'apparaît pas dans cette définition : un disque dur. Ces machines seraient conçues pour être initialisées à partir du réseau et elles stockeraient toutes leurs données sur des serveurs à distance. Ceci est particulièrement intéressant pour les fournisseurs qui pourraient mettre à jour le système d'exploitation et les applications à la volée sans intervention de l'utilisateur; cela crée aussi de nouveaux modèles de gestion pour l'enregistrement d'application, le stockage de données et les services.
La première ébauche de la spécification du NC devrait être disponible en juillet et finalisée dès août de cette année-ci. Des firmes sont déjà sur les rangs, avec Acorn Computer assurant la livraison d'ordinateurs réseau dès Septembre de cette année-ci et SunRiver annonçant la livraison de machines NC dès Juillet à moins de US$1.000. Le PDG d'Apple Gil Amelio affirme que les premiers NC, basés sur la Pippin, seront livrés cette année-ci.
<http://www.acorn.co.uk/>
<http://www.sunriver.com/>
Absent -- Il y a deux choses qui manquent à la première esquisse de l'ordinateur réseau et toutes deux sont le reflet de la politique des firmes d'ordinateurs. La première est du multimédia et de la vidéo avancés. Apple fait pression pour l'inclusion de QuickTime (et de la QuickTime Media Layer annoncée récemmement) dans la spécification du NC; entre-temps Adobe fait la promotion de son système d'imagerie Bravo et Macromedia le fait activement pour Shockwave.
<http://www.adobe.com/events/netexpect/tr.typebravvert.html>
<http://www.macromedia.com/Tools/Shockwave/index.html>
Qu'aucune de ces propositions (ou d'autres) ne soit incluse dans le premier profil NC montre les manoeuvres accompagnant tout standard industriel: chacun veut que sa technologie devienne standard. L'Histoire nous montre que les décisions finales sont prises sur la base non pas de mérite technique mais de considérations stratégiques et commerciales. En retardant une définition concrète des technologies multi-média dans la proposition NC, les compagnies qui sont derrière la proposition gagnent une apparence de large soutien général; toutefois elles auront à en payer le prix ultérieurement dans des marchandages occultes et des compromis.
Il manque également dans la proposition NC le soutien de deux joueurs clef, Microsoft et Intel. Selon les apparences, Microsoft n'était pas intéressée de participer à l'annonce NC, car elle est occupée à définir son propre outil d'information réseau (dénommé SIPC) et elle ne trouve pas à son goût que la proposition NC omette d'inclure des technologies Microsoft tels ActiveX. Le PDG d'Oracle Larry Ellison prédit que Microsoft et Intel finiront pas ne pas avoir d'autre choix que de soutenir les standards de référence NC, mais seul l'avenir nous dira si les vendeurs et les fabricants seront d'accord.
En attendant, le meilleur ordinateur réseau à US$500 est encore un Mac d'occasion.
par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>
Il y a presque un an jour pour jour, dans TidBITS-279, j'écrivais un article au sujet des fichiers Lisez-moi, ces fichiers plein de promesses qui accompagnent la plupart des logiciels. Dans cet article, j'intercédais auprès des auteurs de fichiers Lisez-moi pour un peu plus d'égards envers leurs lecteurs, et pour qu'il ne négligent pas certaines informations que leurs lecteurs ou les critiques pourraient rechercher. Ayant récemment fini quelques travaux qui impliquaient peu de sommeil, et quelques lectures de fichiers Lisez-moi, je souhaiterais réviser le sujet avec quelques nouvelles suggestions aux auteurs de fichiers Lisez-moi. Certaines de ces suggestions s'appliquent spécifiquement aux programmes non commerciaux, mais beaucoup s'appliquent à la nouvelle race des logicielles en version beta.
Fournir des détails administratifs -- Si je me fatigue à ouvrir un fichier Lisez-moi, j'aimerais être récompensé en apprenant le Qui, Où, Quand, Quoi et Pourquoi d'un programme, et cela serait très utile si cette information apparaissait en tout début de fichier.
Qui? Il n'y a pas de mal à avoir quelques inconnus un peu mystérieux dans sa vie, mais je n'étend pas ce concept au logiciel. Pour chaque produit non commercial, je préfère connaître un nom, un prénom, et une adresse email. Si j'envoie un message email a un auteur, Je veux lui adresser correctement; si j'envoi un chèque à un auteur je veux le remplir en bonne et due forme; et si ( avec mon chapeau de journaliste sur la tête ) j'écris à propos d'un logiciel pour un magazine, je me dois d'inclure ces informations faute de quoi je devrais faire face au courroux de mon rédacteur en chef.
Quoi? Expliquez bien ce que votre programme fait. Pensez a inclure une liste qui fera ressortir cinq ou dix fonctions principales. Si votre programme exploite une seule astuce, expliquez l'astuce. N'oubliez pas de mentionner avec quels types de systèmes Macintosh le programme est prévu pour fonctionner.
Où? Il est toujours de l'avantage de tout le monde d'utiliser les dernières versions (les versions propres) d'un programme, il faut donc faire en sorte que vos utilisateurs sachent où télécharger une copie récente. Si votre programme a une page Web, donnez son adresse. Ne laissez pas les utilisateurs questionner un moteur de recherche afin de la trouver.
Quand? N'oubliez pas d'indiquer la date de sortie de la version concernée. Bien entendu, ce renseignement est (presque) disponible dans la fenêtre d'information, mais un fichier Lisez-moi vieux de quelques années pourrait inciter les utilisateurs à rechercher une version plus récente.
Pourquoi? Il est possible qu'une douzaine de programmes disponibles fassent plus ou moins ce que votre programme fait. Il est même fort possible que votre programme ait été écrit pour combler les failles de ces autres programmes. Alors, s'il vous plaît, signalez-le à vos utilisateurs.
Après avoir couvert ces détails administratifs de base, n'oubliez pas de signaler si votre programme est gratuit ou non, auquel cas, que ce soit emailware, smileware, chocolat-ware, ou un patagiciel, dites non seulement combien il coûte, mais aussi comment vous payer, en particulier pour les utilisateurs de pays dont la devise n'est pas la vôtre. Je suspecte que de nombreux auteurs méritoires ne reçoivent pas de paiements car les utilisateurs estiment trop compliquée la procédure à suivre. (Ce n'est bien entendu pas une bonne raison pour ne pas payer les sharewares, mais pourquoi passer à côté de cet argent parce que les gens ne trouvent pas le temps de changer leur argent et de l'envoyer dans une enveloppe?) Je pense cela notamment parce que je connais quelques auteurs qui utilisent le système de Kagi Software et qu'ils sont tous contents des résultats.
Si vous envoyez votre programme aux archives Info-Mac et UMich (et je vous le recommande; envoyez-le, avec un petit résumé à: <macgifts@info-mac.org>), préparez ce petit résumé, qui sera publié comme extrait et reprendra également les Qui, Quoi, Où, Quand, et Pourquoi, ainsi que les détails de paiement, car rien ne vous échappe. (Les utilisateurs peuvent consulter les archives Info-Mac en surfant sur le site, extrêmement utile, de Info-Mac HyperArchive.)
<http://hyperarchive.lcs.mit.edu/HyperArchive.html>
De l'Importance du Comment -- Lorsque vous aurez couvert les détails administratifs, passez au Comment, et ne renvoyez pas seulement les utilisateurs aux bulles d'aides ou Apple Guide à moins d'être plus que certain d'avoir écrit la meilleure aide en ligne. La plupart n'y arrive pas. Aussi, renseignez quelques fonctions cool de votre application qui ne seraient pas forcément évidentes, telles que presser la touche Majuscule pour accéder à une nouvelle fonction ou comment la configurer en drag et drop. Le péché de l'oubli du Comment est particulièrement courant dans les versions bêta, et c'est peut-être encore plus frustrant lorsque ces bêtas sont produites par de grandes sociétés qui pourraient certainement affecter un employé à cette tâche les quelques heures que cela demande.
Penser à HTML (et autres suggestions) -- Certains auteurs commencent à utiliser des documents HTML comme fichiers Lisez-moi, ou à offrir un moyen facile de consulter ces fichiers sur le Web.
Je trouve ça tout à fait pratique, parce que mon client HTML est configuré pour afficher le texte dans les styles que je veux. En suivant un lien vers une page sur le programmeur ou sur le produit en question, je peux aussi bien découvrir la personnalité de l'auteur qu'apprendre les dernières nouvelles sur le produit. Si un programmeur ne peut pas mettre à jour toutes les versions de tous les fichiers Lisez-moi dans le monde, il peut -par contre- avoir une page réactualisée sur le Web.
Voilà pour mes recommandations; mais en fouillant dans mon courrier électronique de l'année, j'ai trouvé quelques suggestions supplémentaires de lecteurs, qui n'avaient pas été publiées:
David Schwartz <david_schwartz@cc.chiron.com>: "Encore une chose à propos des fichiers Lisez-moi. Donnez leur des noms plus descriptifs que ça! Par exemple: "Lisez-moi - TidBITS", ou "Lisez-moi - MYOB", ou encore "Lisez-moi -CCatcher". Pourquoi un débutant devrait-il avoir des dizaines de fichiers sur son disque avec le même nom?"
J'assortirai cette suggestion de Frank Sydnor <a270@amug.org>, d'une certaine tolérance pour les auteurs qui écrivent des fichiers Lisez-moi dans d'autres langues que la leur: "Quand je vois un fichier Lisez-moi mal écrit, je pense (à tort ou à raison) que le programme est truffé d'erreurs. Quand j'en vois un bien écrit, je me dis que le programme doit être écrit avec autant de professionalisme."
Une remarque complémentaire de Kevin Lepard <lepard.kevin@mayo.edu>: Mettez votre nom, vos adresses postale et électronique, le prix du contributiel, et l'endroit où l'envoyer dans la boîte "A propos de..." du programme. Je ne peux pas vous dire le nombre de fois où je n'ai pas pu envoyer de paiement, parce que j'avais jeté les fichiers Lisez-moi qui contenaient l'adresse.
Et puis, pour résumer, la qualité de vos fichiers Lisez-moi peut conduire les gens à vous envoyer des chocolats, des notes de remerciement, de l'argent, et d'autres bonnes choses. Faire en sorte que des journalistes, ou des auteurs pressés par le temps, puissent tout de même écrire quelquechose d'intelligent à propos de votre programme, cela peut aussi faire toute la différence, que ce soit dans une obscure feuille de chou ou dans une publication majeure. Et, bien sur, plus votre produit reçoit d'attention dans les médias, plus vous avez de chances de recevoir du chocolat, de l'argent, ou je ne sais quoi encore.
par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>
A une époque de ma vie, j'ai pensé qu'il serait bien d'être critique de cinéma. J'allais à des projections de films pour la presse, j'écrivais ensuite ce que je pensais d'eux. Puis, j'ai abandonné cette idée, je ne sais plus grand-chose du cinéma et avec l'âge j'ai appris à apprécier la différence entre une opinion informée et une qui ne l'est pas.
Et puis, il y a un peu moins de deux semaines, j'ai reçu un courrier à propos du site Web d'Apple montrant le véhicule de Tom Cruise dans Mission Impossible. Je n'y ai pas prêté attention jusqu'à ce que je vois la publicité d'Apple à la télévision vantant ce site et entrecoupée d'extraits de films, de Macintosh et de URLs. Elle disait: "après avoir vu le film vous voudrez acheter le livre" livre/book Powerbook reçu ? J'ai retrouvé le courrier puis je suis allé voir le site en question:
<http://www.mission.apple.com/>
Normalement, je résiste à la tentation d'utiliser TidBITS comme un journal télé mais pour ce cas je fait faire une exception. Je ne serais peut-être pas capable de vous donner une opinion informée à propos de films, mais je peux dire un mot ou deux à propos de sites Web.
Comment se faire taper dans la gueule -- Une des plus grands péché que peut commettre un critique est de révéler trop de l'intrigue. Pour beaucoup de lecteurs, ca peut ruiner l'envie d'aller voir le film. Je vais pourtant prendre le risque et je vais vous dire exactement ce qui est arrivé.
Quand vous vous connectez au site Apple de Mission Impossible, vous êtes accueillis par un graphique de promotion. A partir de ce point tout se passe comme si le site était un jeu d'arcade du genre "choisissez votre propre aventure." J'ai suivi les pistes suivantes:
Crier C.E.D.E.R. -- A ce moment, je commence a comprendre d'oû le nom "Mission:Impossible" provient. Mais je suis encore inspiré par les longues séries télévisées que j'ai en mémoire. Quand j'étais enfant, Mission:Impossible était l'une des deux émissions télévisées que je n'étais pas autorisé à regarder. (L'autre était Space:1999; Martin Landau était comme par hazard dans les deux). Je me faufillais chez un copain pour regarder les épisodes interdits de Mission:Impossible. Bien qu'étant sûr que certains aspects étaient hors de ma comprehension, J'étais imbibé par les gadgets et par les gallanteries du groupe d'agents secrets. Maintenant, même si je n'ai pas le plus moderne des Macs disponible (un Quadra 650), son système est récent et propre et mes modules externes sont à jour. Il n'y à pas de raisons pour que cela ne fonctionne pas, alors j'ai décidé de donner à Apple une autre chance.
Le jour suivant, j'ai téléchargé Netscape's Atlas 3.0b4, et ai installé tous les modules externes (même Crescendo PLUS, que j'ai pu télécharger cette fois ci), j'ai donné à Netscape 16 MB de RAM et ai essayé à nouveau.
Si ce site représente Apple, alors quelqu'un chez Apple n'a clairement rien compris à Internet, et au Web en particulier. Construire et promouvoir un site basé sur des outils instables est plus que risqué: c'est irresponsable. La publication en ligne a pour but l'élargissement du contenu, de manière à ce que les utilisateurs y aient accès dans la forme la plus appropriée possible. En plaçant la barre plus haut que ce que bien des clients (et des client potentiels) peuvent atteindre, Apple non seulement limite la portée de son message mais apparaît aussi comme incompétent, et ce de manière très visible.
Il est ironique que la partie la plus représentative du site Mission Impossible soit dans la section sur les prix et le règlement, qui dit, entre autres: "Apple Computer Inc. n'assume aucune responsabilité en ce qui concerne les pannes de téléphone, techniques, de réseau, d'ordinateur, logicielles, matérielles ou d'aucune sorte". Les fans de Mission Impossible noteront que le langage ressemble de très près à un briefing de mission, dans lequel "le Secrétaire" nie avoir eu connaissance des activités de l'agent dans le cas ou celui-ci serait tué ou capturé.
Apple nous dit de nous attendre à l'impossible. Visiblement, quelqu'un a réussi.
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