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La grande nouvelle du mois est le nouveau design du site Web. Adam a d'ailleurs fait un petit topo à ce propos au cas où vous vous trouveriez dans la même situation. Il a également réalisé un essai de Analog, un gratuiciel d'analyse des fichiers de journaux de serveur Web. Des mises à jour de certains logiciels pour Internet on été rendues disponibles (Internet Explorer 2.1 et Cyberdog 1.1). De plus, nous avons quelques renseignements sur la future mise à jour Système 7.5.4. Enfin, nous avons deux points de vue d'invités : le premier propose un site Web ouvert au Mac tandis que le second est un éditorial à propos d'Apple.
Ce numéro de TidBITS est commandité en partie par:
Copyright 1990-1996 Adam & Tonya Engst. Plus d'informations
à la fin.
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<info@tidbits.com>.
Commentaires:
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Ce numéro est traduit de l'américain par:
Coordination et mise en page par :
Thèmes:
Vous pouvez trouver ce numéro en v.o. à:
<http://www
.dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-344.html>
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Les réponses à votre courrier électronique risquent de prendre du temps la semaine prochaine. En effet, Geoff prend quelques vacances bien méritées, Tonya jongle avec les délais de remise de ses articles (auxquelles s'ajoute un mal de cou), et nous devons avoir de la famille en visite. En d'autres termes, la "vraie vie" fait irruption une fois de plus dans notre petit monde informatique. C'est une très bonne chose car cela nous permettra de mettre un peu le nez dehors et de prendre un peu de recul. [ACE]
Mise à jour de la liste de diffusion -- Nous avons récemment ajouté à notre page Web une option d'abonnement et de désabonnement à la liste de diffusion de TidBITS par le biais d'un formulaire Web. Puisque beaucoup de gens semblent avoir de la difficulté à configurer les paramètres de courrier électronique dans leur fureteur, ceux qui utiliseront le formulaire Web recevront une confirmation par courrier électronique. Ils devront répondre à ce courrier de confirmation pour confirmer leur abonnement ou leur désabonnement. En théorie, cette façon de procéder devrait nous garantir que les abonnés nous ont communiqué la bonne adresse électronique. Ainsi, le nombre de retours pour mauvaise adresse que nous recevons chaque semaine après l'envoi du nouveau numéro devrait diminuer. [ACE]
<http://www.tidbits.com/about/list.html>
Mise à Jour Système 7.5.4 -- Selon un article de la page MacInTouch de Ric Ford, Apple s'apprête, au cours de la semaine prochaine, à distribuer une Mise à Jour Système 7.5.4 qui sera disponible sur les serveurs Web et FTP habituels d'Apple. D'après l'article, la mise à jour apportera principalement des améliorations en terme de performance et de stabilité, et ne pourra être installer que sur les Mac faisant déjà tourner le Système 7.5.3. Plus intéressant pour les propriétaires d'anciens Macs est la précision : "Cette Mise à Jour Système 7.5.4 constitue le dernier système Apple pour les Macintosh Plus, SE, Classic, Portable, PowerBook 100, SE FDHD, SE/30, LC, II, IIx, et IIcx. Ces ordinateurs n'ont pas été conçus pour supporter un adressage mémoire 32 bits. Les futures versions du MacOS requerront le support de l'adressage mémoire 32 bits; ce support est présent sur tous les autres modèles de Macintosh." [ACE]
<http://www.macintouch.com/754announce.html>
Microsoft Internet Explorer 2.1 -- La semaine dernière, Microsoft a mis à disposition la version 2.1 de Internet Explorer. Cette nouvelle version est compatible avec les cadres, y compris les cadres flottants, et (heureusement) comporte une option qui permet de désactiver les cadres et les extensions. La plupart des autres améliorations portent sur l'historique des sites visités (History), sur la gestion des adresses (Favorites) ainsi que sur les performances et la vitesse de réaction. Parmi les fonctions utiles de Netscape qui manquent encore à Internet Explorer, on compte toujours la possibilité de régler la page à la taille de son élément le plus large et la possibilité qu'a Netscape de deviner l'adresse complète du site à partir de l'élément central de l' URL, qui permet par exemple d'entrer "apple" pour se connecter à "http://www.apple.com". La taille des fichiers a télécharger varie entre 1,7 Mo et 2,3 Mo, selon la version. [ACE]
<http://www.microsoft.com/ie/download/>
<http://www.microsoft.com/ie/download/mac21.htm>
Cyberdog 1.1 -- Apple a sorti Cyberdog 1.1, sa trousse d'outils de consultation d'Internet basée sur OpenDoc. Pour tourner, Cyberdog 1.1 requiert la version 1.1 de OpenDoc qui vient juste d'être diffusée. Les modifications et les améliorations par rapport à la version 1.0 de Cyberdog comprennent la compatibilité avec les Macs 68K (à partir des 68030) et celle avec AppleTalk, pour la consultation et le montage des volumes AppleTalk, la compatibilité avec les extensions de Netscape, une compatibilité minimale avec les AppleEvents (y compris l'AppleEvent GetURL), et finalement diverses autres améliorations mineures de l'interface et de la fonctionnalité. Dans un volte-face ironique pour le monde OpenDoc (où tout est basé sur les documents), Cyberdog 1.1 inclut une application Cyberdog qui ouvre le calepin (notebook) implicite, qui permet l' ouverture de tous les documents Cyberdog 1.1 en une seule étape et qui accepte enfin le glissement des documents dans CyberDog. Cyberdog 1.1 représente un téléchargement de 3,4 Mo, et OpenDoc 1.1, quant à lui, en représente un de 2,8 Mo. [ACE]
<http://cyberdog.apple.com/download/dodownload.html>
<http://cyberdog.apple.com/br/releasenotes.html>
<http://www.opendoc.apple.com/users/getod.html>
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par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Je viens juste de trouver un bon petit programme que les administrateurs de sites Web vont grandement apprécier. Le logiciel Analog, écrit par Stephen Turner, est un gratuiciel d'analyse de fichiers-registres de serveurs Web (en anglais, "Web log file"). Ce type de logiciel n'est pas nouveau mais, par sa vitesse fulgurante, Analog se démarque vraiment des autres logiciels du même type que j'ai essayés (WebStat et ses cousins comme ServerStat Lite). Sur un Power Mac 6150 qui fait tourner tous mes serveurs Internet normaux, Analog a traité mon fichier-registre de 17Mo en 2min 24s!
<http://summary.net/soft/analog.html>
<http://www.statslab.cam.ac.uk/~sret1/analog/>
Pour ceux qui ne font pas tourner de serveurs Web ou qui n'ont jamais pris le temps d'analyser leur fichier-registre, un logiciel d'analyse de fichiers-registres parcourt ce fichier Web et fournit un rapport qui inclut (du moins pour Analog) les statistiques suivantes :
Vous pouvez voir à quoi ressemble la sortie HTML produite par Analog (y compris quelques beaux graphiques à barre) en examinant, à l'adresse ci-dessous, l'analyse des statistiques effectuée entre mai et août sur notre serveur. Nous avons utilisé WebStat pour analyser les statistiques jusqu'au mois d'avril. Vous pouvez ainsi comparer les sorties produites par les deux logiciels.
<http://www.tidbits.com/about/stats.html>
L'utilité de tels rapports est évidente, mais je trouve quand même certains résultats particulièrement intéressants. Par exemple, notre site reçoit plus de visite le mardi que tout autre jour de la semaine. Puisque nous publions TidBITS le lundi soir, cet achalandage n'est pas étonnant, mais c'est quand même bon à savoir. De même, je constate que le moment de la journée où le nombre d'accès est le plus bas est vers 2 heure du matin; j'ai donc programmé le serveur pour qu'il redémarre automatiquement à ce moment chaque nuit. J'aime examiner la liste des fichiers présents sur le serveur Web ainsi que le nombre de fois où on y a accéder; ceci me donne une idée des fichiers qui intéressent les gens quand ils visitent notre site. Comme nous sommes en train de modifier notre serveur Web (voir l'article "Repenser un site Web" plus loin), il est très instructif de savoir quelles pages sont les plus populaires et quelles le sont moins.
Au mois d'août, j'ai activé pour la première fois les options REFERRER (référenceur) et AGENT (fureteur) du fichier-registre de WebSTAR. J'avais hâte de voir ce qu'Analog allait me dire. L'option REFERRER permet de consigner l'URL des sites d'où proviennent les gens qui accèdent à notre site; l'option AGENT, quant à elle, permet d'enregistrer le type de fureteur Web que ces gens utilisent. Malheureusement cette dernière option n'est pas très fiable dans la mesure où certains fureteurs (surtout Internet Explorer de Microsoft) s'identifient sur le site Web comme étant Navigator de Netscape de façon à toujours recevoir les codes HTML propres à Netscape (certains serveurs pouvant en effet acheminer des codes HTML différents en fonction du fureteur utilisé).
Il m'a paru tout particulièrement intéressant de noter que seuls quelques milliers de commandes de téléchargement de page sur les 85 000 que le site TidBITS a reçus en août provenaient de liens externes. C'est dans une certaine mesure compréhensible, puisque le site est souvent visité par des gens qui utilisent les pages d'accueil de la deuxième édition du Internet Starter Kit pour Macintosh et de la deuxième édition du Internet Starter Kit pour Windows. (C'est également l'existence de ces ouvrages qui explique qu'il y a un nombre disproportionné de commandes qui proviennent de gens qui utilisent MacWeb et Chameleon WebSurfer pour Windows de NetManage.) Il n'empêche que je me demande quel pourcentage de visites, dans d'autres sites, provient de liens externes par rapport au pourcentage de visites des gens qui s'y rendent directement en entrant l'URL.
Ce qui est également intéressant, c'est le rapport concernant les fureteurs, qui m'a indiqué qu'environ 60 pour cent des pages étaient visualisées par telle ou telle version du Navigator de Netscape. MacWeb représentait 24 pour cent des visites et les "navigateurs compatibles avec Navigator" (c'est-à-dire principalement Internet Explorer de Microsoft, probablement) représentaient 5 pour cent des visites. La grande majorité des visites par l'intermédiaire de MacWeb arrivait sur la page d'accueil de la deuxième édition de Internet Starter Kit pour Macintosh. Il semble donc qu'un grand nombre de personnes parmi celles qui ont acheté cet ouvrage ne sont pas encore passées à un autre fureteur et qu'elles n'ont pas encore changé leur page d'accueil non plus. Sinon, je ne crois pas qu'il y aurait autant de visites par l'intermédiaire de MacWeb, qui est un fureteur maintenant moribond. En dépit de la nette avance du Navigator de Netscape, je ne me sens pas du tout enclin à utiliser des extensions de HTML propres à Netscape ou autres abominations comme les cadres ("frames"). Il est bon de savoir, cependant, que des étiquettes de HTML 3.2, comme celles qu'on utilise pour les tableaux, ne posent pas trop de problèmes.
Quand j'ai utilisé Analog pour traiter mon fichier d'exploitation du mois d'août, j'ai remarqué que toutes les références renvoyaient de façon interne à mon site. J'ai alors réglé Analog pour qu'il ignore tous les "référenceurs" de mon domaine, de façon à ce que la liste des référenceurs se limite à ceux des sites externes. J'ai également essayé, sans succès, de mieux identifier les différents types de fureteurs, mais il possible qu'il faille que je passe plus de temps à déchiffrer les fichiers de configuration de Analog.
Bien que Analog fonctionne généralement de façon satisfaisante sans configuration supplémentaire, vous aurez probablement envie de régler certaines parties du rapport qu'il produit -- et c'est là le seul endroit où le bât blesse. Jason Linhart a porté le logiciel Analog sur le Macintosh et, bien que le programme ait conservé toutes ses fonctions originales ainsi que sa vitesse impressionnante, il n'a toujours pas d'interface Macintosh. Sur le plan fonctionnel, cela ne pose pas de problème, mais cela fait de Analog un programme très agaçant de configurer. A mon avis, vous aurez probablement à bidouiller les deux principaux fichiers texte de configuration pendant un certain temps la première fois que vous utiliserez le programme. Une fois qu'ils seront opérationnels, vous ne les modifierez pas trés souvent. L'autre problème que Analog me pose est qu'il a besoin de beaucoup de mémoire vive lorsqu'il doit traiter de gros fichiers-registres. S'il n'a pas assez de mémoire, le système va faire quitter le programme avec une erreur numéro 25, qui signifie une insuffisance de mémoire. Chaque fois que je me suis heurté à ce problème, j'ai attribué plus de mémoire à Analog et recommencé -- et ça a marché. (La documentation mentionne ce problème et donne la solution.)
La version Macintosh de Analog est compatible avec le format de fichiers-registres de MacHTTP et de WebSTAR. Si vous utilisez un autre serveur Web, Analog ne marchera peut-être pas avec vos fichiers. Il vaut la peine de jeter un coup d'oeil à ce programme, ne serait-ce que pour admirer ses performances. Si Analog ne répond pas à vos besoins, il existe plusieurs autres utilitaires pour Macintosh qui analysent les fichiers-registres Web. Vous trouverez une liste de ces différents programmes à l'adresse ci-dessous.
<http://arpp.carleton.ca/mac/tool/log.html>
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par John Faughnan <john@umnhcs.labmed.umn.edu>
Les logiciels pour Macintosh perdent leur identité. Beaucoup de programmes récents ont été portés de Windows afin de simplifier la création d'un produit qui tourne sur de multiples plateformes. Dans bien des cas, ces adaptations sont compatibles avec peu, voire même aucune, des fonctions spécifiques au système du Mac. Les critiques ont tendance à ignorer ce problème parce que ces technologies ne sont pas toujours évidentes ou parce qu'ils ne disposent pas du matériel nécessaire pour évaluer et apprécier ces fonctions de pointe. Quand avez-vous lu pour la dernière fois un article parlant de la compatibilité de Netscape Navigator avec les Apple events ?
Apple a longtemps permis aux créateurs de logiciels de placer des autocollants "Approuvé" pour indiquer qu'un programme est compatible telle ou telle technologie. Les autocollants pour QuickTime ou l'accélération PowerPC sont aujourd'hui courants, et les consommateurs peuvent ainsi facilement les identifier. Cependant, Apple suit cette politique de façon aléatoire; même si des autocollants étaient disponibles pour toutes les technologies, il n'est pas difficile d'imaginer une boîte tapissé d'autocollants aux couleurs étincelantes, proclamant la compatibilité de ce produit avec un grand nombre de ces technologies Apple.
Heureusement, l'Internet offre une meilleure solution en fournissant un endroit où l'information peut être partagée. L'Internet, et plus particulièrement le Web, permet aux consommateurs de faire un choix éclairé là où les autocollants ne peuvent que faillir.
Voici une proposition. Je souhaiterais voir un membre honorable de la communauté Macintosh administrer un site Web dédié à l'information des consommateurs quant à la compatibilité des logiciels avec des fonctions importantes du MacOS. Ce site pourrait s'appeler "MacFriendly" (aucun droit réservé!).
Le site MacFriendly pourrait présenter un tableau (ou plus probablement, un certain nombres de pages de tableaux), avec, dans la première colonne, le nom du logiciel et, dans les autres colonnes, les différentes fonctions spécifiques au Macintosh avec lesquelles le logiciel est compatible. Ce tableau n'essayerait pas de décrire le programme, mais il pourrait (contre paiement) être relié au site de la société productrice.
Quels types de fonctions spécifiques auraient leur place sur ce site ? On peut facilement en rédiger une liste partielle :
Bien entendu, certaines de ces fonctions sont tout à fait inappropriées pour certains logiciels (le logiciel ShrinkWrap, de Chad Magendanz, par exemple, n'a pas à être compatible avec Open Transport puisqu'il n'a rien à voir avec les réseaux). Il suffirait dans ce cas de placer un petit logo "Sans objet".
Le site MacFriendly pourrait présenter le suivi des autres fonctions des applications ou même les problèmes qui apparaissent souvent dans des programmes provenant d'autres plateformes, de façon à indiquer le degré de "Mac-icité" de chaque programme. Les caractéristiques apparentées aux fonctions suivantes pourraient intéresser les utilisateurs :
Il suffirait de demander aux sociétés de présenter les renseignements relatifs à la "Mac-icité" de leurs produits par le biais d'une voie protégée. Un point d'interrogation pourrait indiquer les sociétés qui ont omis de le faire. Les consommateurs pourraient en déduire que ces applications ne sont pas très Mac. Si une société mentait, elle serait tout simplement effacée du site. D'un point de vue technique, la mise sur pied d'un tel site Web fondé sur une base de données est facile.
La partie difficile de la création du site MacFriendly serait l'établissement d'une collaboration avec les sociétés productrices de logiciels puisqu'il est très difficile d'obtenir des renseignements de telles sociétés. En effet, il est peu probable qu'une société saisisse ou mette à jour de tels renseignements de façon précise ou régulière (en supposant qu'elle accepte de les entrer une première fois).
La transformation de ce site en un projet à but lucratif ayant le moyen de payer pour obtenir les renseignements des sociétés pourrait être une autre option. Le lien à la liste de logiciels pourrait être gratuit, mais celui au site de la société productrice pourrait coûter un certain montant, et la publicité sur le Web pourrait probablement y être intégrée d'une certaine façon.
Une autre possibilité, plus alléchante celle-là, serait que Apple gère lui-même ce site. Il possède déjà une base de données des produits des sociétés tierces donc il lui serait plus facile de lancer cette liste que si quelqu'un d'autre devait le faire.
<http://www.devworld.apple.com/mkt/thirdparty.html>
D'une façon ou d'une autre, un tel site MacFriendly serait un ajout de taille aux ressources Internet déjà disponibles pour le Macintosh. Je ne réserve aucun droit sur cette idée; j'espère seulement que quelqu'un va la réaliser. Je sais que je serais un visiteur assidu!
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par John Martellaro <marty104@usit.net>
Voltaire disait que si Dieu n'existait pas, l'homme devrait l'inventer. Dans un autre ordre d'idées, quoique tout aussi évident, si Apple n'existait pas, l'Homme devrait l'inventer, car nous sommes tous des rêveurs et les rêveurs contemplent toujours les cieux à la recherche d'un idéal.
À l'opposé, la plupart des analystes gardent les yeux rivés sur les sombres turbulences du monde financier lorsqu'ils évaluent Apple. Sam Whitmore a fait un compte-rendu lucide et exact des problèmes d'Apple dans PC Week (du 22 juillet 96). Les fans d'Apple ne peuvent reprocher quoi que ce soit à sa thèse dont le ton est placide et juste (d'un point de vue financier). Mais cet article, comme tous les articles qui posent comme postulat la mort d'Apple, ne tient pas compte d'un élément extrêmement important. Sam a oublié de parler des gens qui n'ont jamais eu peur d'être différents ou non conformistes : les rêveurs, les écrivains, les artistes, les scientifiques - tout ces gens qui regardent l'avenir en se demandant "Et si j'emboîtais un pas différent?"
Aujourd'hui, avec le nouveau report du MacOS 8 (un des plus importants défis qu'Apple a décidé de relever), il ne sera que trop tentant, même pour les fans du Macintosh, d'émettre des signes d'effroi, d'incertitude et de doute.
Ne demandons-nous pas plus de courage d'Apple que de nous-même?
Il fut un temps où un homme nourri de passion, du nom de Steve Jobs, dépeignait les utilisateurs de PC comme des "zombies" franchissant stoïquement les abîmes de la médiocrité. Personne n'aimait être comparé à un robot sans intelligence et, de fait, Microsoft a fait de bonnes affaires en donnant aux gens d'affaire ce qu'ils recherchaient depuis presque dix ans : la respectabilité. L'argument selon lequel Windows 95 est "tout aussi bien qu'un Mac" est l'antienne de ceux qui, pendant des années, n'ont jamais eu le courage d'essayer ou n'ont jamais envisagé quelque chose de mieux. La force de Microsoft est également sa faiblesse.
Il y aura toujours ceux qui seront attirés par la perspective de quelque chose d'un petit peu mieux, d'un petit peu plus convivial, d'un petit peu plus créatif. Et il y aura toujours ces gestionnaires qui devront à tout prix asseoir leur pouvoir en ignorant les conseils de leurs techniciens. Voici un exemple tiré d'un article du Computer Weekly de 1991, intitulé "le 486 à 50MHz suscite peu d'enthousiasme". On y cite une femme de la société Hughes Aircraft qui aurait dit "la plupart de nos utilisateurs disposent d'une puissance supérieure à leurs besoins actuels" [en faisant référence aux PC contenant des processeurs 80386]. Un directeur de Chevron rejoint sa pensée en disant "aujourd'hui, seul un serveur pourrait à nos yeux justifier un tel prix". À leur décharge, ces personnes utilisaient le DOS et pas un système à interface graphique exigeant une puissance de traitement importante (ce que le Macintosh IIfx pouvait précisément offrir dans le temps). Qu'est ce qui retenait l'attention de tous ces gens? En fait, ils avaient les yeux fixés sur leurs budgets.
Qu'est ce qui retient l'attention des utilisateurs de Macintosh? Des hommes comme Douglas Adams et Arthur C. Clarke voient plus loin. L'esprit d'Apple en est un d'excellence et d'aventure. Il embrasse l'avenir et tout ce que l'esprit humain peut concevoir de positif. Nous avons souvent payé nos ordinateurs un peu plus cher que les autres, mais cet argent là sortait de notre propre portefeuille. Certains d'entre nous gagnons notre vie avec Windows pendant la journée pour pouvoir consacrer notre propre argent à quelque chose qui nous fasse rêver le soir.
Apple s'est égaré ces dernières années. Apple a tout oublié de l'inspiration et de l'émerveillement. Il s'est fait coincer dans des guerres de prix, cherchant désespérément à se faire accepter. Maintenant, le destin d'Apple est d'être le meilleur. En vérité, il n'y a peut-être que 10 pour cent de la population qui se préoccupe réellement de ce qu'il y a de mieux. Mais si Apple laisse tomber ces 10 pour cent, il existe d'autres rêveurs et d'autres entrepreneurs, tapis dans l'ombre, qui attendent tranquillement pour épouser la cause. Nous ne pouvons prévoir ce qu'ils feront, mais nous garderons toujours l'état d'esprit qui caractérise ces rêveurs. Et nous voulons qu'Apple le sache, plus que tout.
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par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Dimanche dernier, j'ai mis en ligne notre nouveau site Web, et comme il est le fruit de pas mal de réflexion et de quelques heures de codage HTML, j'ai pensé que je devrais faire part de certaines questions que nous avons abordées et approfondies à cette occasion.
Comme de nombreux sites créés jadis, notre premier site Web a évolué à la manière d'un organisme. Nous avions lancé MacHTTP et il nous fallait une page d'accueil implicite; nous en avons donc créée une sur le champ. À mesure que le temps passait, nous pensions à l'ajout d'autres pages. Nous créions donc ces pages, ainsi que les liens qui y menaient, souvent directement à partir de la page d'accueil. Tout cela se passait bien, avant l'arrivée de la version 3.0 de HTML, sans parler de la 3.2, si bien que nous ne pouvions faire grand'chose pour peaufiner l'aspect visuel en gardant la structure inhérente à un HTML correct (tout en évitant Shockwave, JavaScript, les GIFs animés en boucle et l'Odorama 3-D). De plus, une mise en page qui semblait raisonnable il y a deux ans paraît maintenant aussi rassis qu'un croûton de pain vieux d'un mois, et pas beaucoup plus mangeable.
Donc, cet été, alors que nous nous rendions en voiture à Ithaca (état de New-York) pour le mariage de notre ami Oliver, après l'exposition MacWorld de Boston, Tonya et moi avons revu en esprit ce site, notant ce qui différenciait les pages présentes de celles que nous désirions, ce que vous voulions que le site fasse par rapport à ce qu'il faisait alors, et ainsi de suite.
Ce genre de séance de remue-méninges est indispensable pour une bonne reconstruction d'un site Web. Réfléchissez avec soin au message que vous voulez faire passer, et à ce que vos visiteurs vont attendre et vouloir faire. Dans le cas de TidBITS, il semble assez clair que nous publions un bulletin d'information électronique hebdomadaire, et que si quelqu'un visite notre site Web, il a probablement envie de savoir ce que contient le dernier numéro. Autrefois, il fallait cliquer à plusieurs endroits pour y parvenir; nous avons donc placé la notice et de la table des matières directement dans notre page d'accueil. En plus de ces deux éléments, nous avons créé un formulaire simple, pour permettre au gens de s'abonner facilement à la liste de distribution, ainsi qu'une ligne de liens qui permettent d'accéder rapidement aux diverses traductions de TidBITS. Cela semblait encore répondre à la question "Qu'est ce que j'aimerais voir quand je visite le site de TidBITS ?".
Ce sont donc là les éléments principaux de notre page d'accueil, avec un logo TidBITS et une réclame pour mon livre. Toutefois, comme les questions des visiteurs ne se limitent pas à "Que contient le numéro de TidBITS de cette semaine ?" et "Comment m'abonner ?", nous essayons de répondre aux autres questions habituelles en intégrant une barre textuelle de navigation en haut de la page d'accueil. Cette barre de navigation, qui est affichée dans toutes les autres pages, comprend deux lignes. La première fournit un lien direct à la page d'accueil et à une page de liens au sujet de TidBITS; la seconde ligne contient des liens vers les numéros précédents, vers un système de recherche dans le texte des anciens numéros, ainsi que vers une page donnant la longue liste de nos traductions.
Par le passé, de nombreux liens vers des pages moins importantes apparaissaient directement sur la page d'accueil, ce qui donnait trop de choix aux visiteurs et présentait une structure assez désorganisée. La page À propos de TidBITS, qui est située un niveau en dessous, regroupe maintenant sur une seule page toute l'information et tous les liens à propos de TidBITS. Si vous vous demandez qui travaille à TidBITS, comment rentre l'argent, où peut-on l'obtenir ou comment nous contacter, la réponse devrait être un lien bien visible dans la page À propos de TidBITS.
Dans un certain nombre de pages (y compris la page À propos de TidBITS, celle qui donne la liste des traductions ainsi que celle qui donne la liste des endroits où on trouve TidBITS) j'ai adopté une structure de "bouton-bloc de texte" qui, je pense, fonctionne bien. Le but était d'éviter la confusion créée par les boutons graphiques, qui sont facilement mal interprétés (en particulier par des gens de cultures différentes) ainsi que la surcharge provoquée par la création et le transfert de graphiques supplémentaires. Chaque fois que c'est possible, nous nous en tenons au texte (nous sommes des rédacteurs, pas des concepteurs graphiques), si bien qu'une liste non ordonnée à l'intérieur d'un tableau en deux colonnes donne l'impression d'un bouton combinée à la clarté d'une brève description textuelle (en évitant soigneusement de dire "Cliquez ici..."). Et, bien sûr, cette structure de "bouton-bloc de texte" se répète partout où elle est appropriée, ce qui unifie entre elles les pages du site qui contiennent des listes.
La barre de navigation textuelle est un autre élément unificateur sur lequel j'ai travaillé pendant un certain temps est. Sur la page d'accueil (et sur la page qui permettra l'accès aux numéros de TidBITS dans un avenir rapproché; celle-ci doit être regroupée avec la liste de distribution de Geoff), la barre de navigation est placée dans le haut de la page puisque nous avons conclu qu'elle serait cachée et plus difficile à utiliser pour naviguer sur le site si elle apparaissait dans le bas de la page. Par exemple, il est fort possible que quelqu'un veuille savoir où trouver TidBITS sur America Online tout en ne connaissant que l'URL de notre page d'accueil. Le fait de placer le lien "À propos de TidBITS" dans le haut de la page d'accueil facilite la navigation. Pour toutes les autres pages, nous avons conclu que l'utilisateur aurait à lire toute la page pour savoir de quoi il en retournait de toute façon, et le fait de placer la barre de navigation dans le bas de la page était plus adéquat (et visuellement supérieur).
Les gens visitent une seule fois un grand nombre de sites Web et, même si je n'ai pas essayé d'analyser nos résultats à cet égard, je pense que notre site précédent avait ce problème. Un excellent moyen pour faire en sorte que les gens reviennent consiste à offrir un contenu qui change régulièrement. Puisque nous publions chaque semaine un nouveau numéro de TidBITS, le fait de placer la notice et la table des matières sur la page d'accueil permettait d'abord d'offrir aux visiteurs ce que ceux-ci désiraient sans nul doute, mais cela nous donnait aussi l'occasion de changer hebdomadairement la page d'accueil, afin d'encourager les gens à nous visiter régulièrement.
Je suis certain, étant donné tous les articles que Tonya a écris sur les outils de création HTML (tel écran-tel écrit ou autres) que certains d'entre vous aimeraient connaître les outils que nous avons utilisés. Puisque Tonya a été très occupée par la rédaction d'un article de magazine portant justement sur ce sujet, j'ai été amené à tout faire moi-même. Je connais bien la programmation en HTML, mais je n'ai pas eu l'occasion auparavant de créer un grand nombre de pages. De plus, puisque j'avais une bonne idée de l'allure que je voulais pour nos pages (arrière-plan en blanc, bannière, boutons-bloc de texte, barre de navigation textuelle), j'en ai conclu qu'il serait plus facile pour moi de travailler dans un environnement familier, c'est-à-dire, dans mon cas, d'utiliser Nisus Writer est ses macros HTML. Il ne s'agit pas des outils du dernier cri, mais ceux-ci permettent de faire le travail, et j'ai pu utiliser la fonction de recherche et de remplacement globale dans tous les fichiers ouverts chaque fois que je découvrais une erreur d'URL relatif dans l'omniprésente barre de navigation. J'aurais aimé pouvoir utiliser un vérificateur interne pour les liens puisque j'ai déplacé beaucoup de pages du niveau de base dans des dossiers au cours de la reconception, ce qui a altéré plusieurs liens. Malheureusement, je n'ai pas eu le temps d'installer Adobe SiteMill, mais je suis convaincu que s'il y a une erreur ou deux, quelqu'un nous avertira et nous pourrons les corriger rapidement.
Ainsi, venez jeter un coup d'oeil et faites-vous une idée. Dites-moi quel type de contenu vous vous attendez à voir sur le site, si ce contenu n'y apparaît pas actuellement, ou si le site ne répond pas à vos questions. Peut-être s'agit-il de quelque chose que nous ne publions pas, peut-être s'agit-il d'un oubli de notre part au moment de la reconception, auquel cas j'essaierai de le corriger. Nous avons encore du travail à faire, y compris l'ajout de la liste constamment mise à jour de tous les numéros TidBITS et peut-être quelques nouveaux graphiques, mais la plupart des changements ont déjà été faits; il s'agit maintenant d'attendre que ceux-ci ressemblent à leur tour à un vieux croûton de pain rassis.
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