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TidBITS#349/14-Oct-96
(version française)

Est-ce que vous songez à acheter un Mac? Vous allez bientôt avoir plus de choix que jamais car la firme APS, qui vend depuis longtemps du matériel pour Macintosh, vient de joindre les rangs des fabricants de clones. Nous vous proposons également, cette semaine, des détails sur le fonctionnement de Netscape 3.0 sur les modèles de Mac de l'ancienne génération. Nous vous informons également de l'existence d'une méthode "non-autorisée" par Apple si vous souhaitez installer des composantes du Système 7.5.3 sous le Système 7.5.5. Nous poursuivons la discussion sur les raisons qui font que certains produits ne sont parfois pas mentionnés dans les articles des publications informatiques. Pour finir, Adam vous donne un aperçu détaillé de Intermind Communicator, un nouveau produit qui a pour objectif de changer la nature même de la communication "en ligne".

Ce numéro de TidBITS est commandité en partie par:

Copyright 1990-1996 Adam & Tonya Engst. Plus d'informations à la fin.
Informations: <info@tidbits.com>. Commentaires: <editors@tidbits.com>.

Ce numéro est traduit de l'américain par:

Coordination et mise en page par :


Thèmes:

Vous pouvez trouver ce numéro en v.o. à:
<http://www .dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-349.html>

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MailBITS/14-Oct-96

Installation personnalisée de la Mise à Jour 2.0 du Système 7.5 -- Si vous avez fait la mise à jour au Système 7.5.5 (voir TidBITS 346) pour vous apercevoir ensuite que vous aviez besoin de réinstaller une composante de la Mise à Jour 2.0 du Système 7.5 (qui faisait passer le Système 7.5 au Système 7.5.3), vous avez dû vous rendre compte que la Mise à Jour 2.0 ne tournait pas sous le Système 7.5.5! Apple nous fait le coup régulièrement avec les programmes d'installation du logiciel système afin de s'assurer que les utilisateurs ne mélangent pas des composants du système qui ne sont pas conçus pour fonctionner ensemble. Cependant, avec la pléthore de clones Macintosh, de révisions et de mises à jour du logiciel système qu'on a en ce moment, cela peut poser problème pour certains utilisateurs de ne pouvoir installer des composantes de la Mise à Jour 2.0 du Système 7.5 sous le Système 7.5.5. Certains utilisateurs, par exemple, ont besoin de Open Transport 1.1, de Macintalk ou d'autres composants de la Mise à jour 2.0.

La solution officielle de Apple consiste à réinstaller entièrement le Système 7.5.3 et tous les composants additionnels désirés, puis de faire la mise à jour au Système 7.5.5. Cependant, Apple propose aussi une autre solution, "non-autorisée", et qui consiste à utiliser un script d'installation qui fonctionne avec la Mise à jour 2.0 sous le Système 7.5.5. Il suffit de faire glisser ce script sur le programme d'installation de la Mise à jour 2.0. Attention! Avant de faire cela, n'oubliez pas de faire une copie de secours de votre système, de désactiver toutes les extensions qui ne font pas partie du Système 7.5.5 et de lire soigneusement les instructions! Bien que ce script risque de se retrouver aux oubliettes avec la sortie d'autres nouveaux composants du système (Open Transport 1.1.1, par exemple), il risque d'avoir la vie dure car, selon certaines sources d'information, il y aura encore un certain délai avant que la majorité des ordinateurs soient livrés avec la version 7.5.5 du système. [GD]

<ftp://ftp.support.apple.com/pub/apple_sw_updates/US/mac/Unsupported/Sys75_Upd2.0_Custom_Install.hqx>

Netscape Navigator 3.0 sur les anciens Macs -- Netscape vient de découvrir un problème de compatibilité entre Navigator 3.0 et les Macs qui sont munis de plus de 8 Mo de RAM et d'une ROM dite "encrassée". Les machines qui peuvent être touchées par ce problème sont le Mac II, le SE/30, le IIcx et le IIx. Le problème se manifeste de façon plutôt brutale par d'une erreur système au démarrage. La solution, cependant, est relativement simple. Il suffit de mettre en marche la mémoire virtuelle d'Apple ou d'installer RAM Doubler de Connectix pour faire disparaître le problème. Il y a une autre solution : remplacer Navigator 3.0 par la nouvelle version bêta de la semaine, à savoir Navigator 3.01.b1 (qui fait, selon le cas, 3,7 Mo ou 5,1 Mo) disponible chez Netscape. [ACE]

<ftp://ftp.netscape.com/pub/navigator/3.01/3.01b1/mac/netscape3.01b1.bin> <ftp://ftp.netscape.com/pub/navigator/3.01/3.01b1/mac/netscape3.01b1.hqx>
<http://home.netscape.com/eng/mozilla/3.0/relnotes/mac-3.01b1.html>

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Par ici les clones!

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

La semaine dernière nous apprenions une nouvelle intéressante au sujet du fabricant de disques durs (et commanditaire de TidBITS) APS. Celui-ci veut en effet commencer à vendre une ligne de clones Macintosh, probablement au cours du mois novembre. Selon APS, la ligne M*Power comprendra pour commencer trois machines : deux machines de bureau basées sur des puces PowerPC 603e tournant à 160 et 200 MHz, et une minitour basée sur une puce PowerPC 604e tournant à 200 MHz . Motorola produira les cartes-mères, et APS entend différencier ses clones en permettant aux clients de choisir les composants précis à ajouter à une configuration de base.

Les deux machines de bureau (M*Power 603e160 et M*Power 603e200) comporteront au moins trois fentes PCI, 16 Mo de RAM, un lecteur CD-ROM 8x, 1 Mo de VRAM (pouvant aller jusqu'à 4 Mo) et un disque dur de 1,2 Go; leurs prix varieront entre 1 399 $ et 1 599 $. Le 603e160 sera livré sans antémémoire de niveau 2 tandis que le 603e200 sera livré avec 256 Ko d'antémémoire de niveau 2; les deux machines peuvent accepter jusqu'à 512K d'antémémoire de niveau 2.

À 2 599 $, la minitour M*Power 604e200 comporte au moins cinq fentes PCI, 24 Mo de RAM, un lecteur CD-ROM 8x et un disque dur de 2,5 Go. Elle inclue 2 Mo de VRAM et 512 Ko d'antémémoire de niveau 2.

Bien que ces prix incluent le clavier ADB et une souris, ils n'incluent pas les moniteurs; je m'attends aussi à ce que la plupart des gens ajoutent de la RAM, étant donné l'avidité de mémoire de la plupart des programmes populaires aujourd'hui.

<http://www.apstech.com/aps-mpower.html>

Quand j'ai demandé au vice-président d'APS, M. Paul McGraw, ce qu'il pensait du marché des clones, il m'a expliqué leur décision en ces termes : "Nous soutenons déjà la plus grande partie du système. Il s'agit ici de rentabiliser d'une autre façon le savoir-faire, les inventaires et les systèmes internes que nous possédons déjà." Autrement dit, APS a prouvé qu'elle savait comment assembler, vendre, expédier et soutenir une vaste gamme de moyens de stockage; le passage au marché des clones Mac n'est qu'une suite logique à ces habiletés.

De plus, APS ajoutera probablement des produits à sa ligne dans l'avenir. La capacité des disques durs ne cesse de croître à mesure que les prix baissent (le plus petit disque vendu par APS est maintenant de 1 Go). Il en résultera bien évidemment que la plupart des utilisateurs ordinaires auront bientôt tout l'espace nécessaire pour un certain temps. Les utilisateurs sérieux continueront d'acheter des piles de disques de 10 Go, mais le marché de gens voulant changer leur disque de 80 Mo continuera à rétrécir.

Au niveau du marché, je pense que c'est une bonne nouvelle de voir APS fabriquer des clones Macintosh. J'ai bien entendu un préjugé favorable envers APS car j'aime leurs produits depuis longtemps, mais je crois que leur entrée sur le marché est bénéfique à Apple et au marché du Macintosh en général, surtout quand il s'agit d'un fabricant déjà connu dans le marché de l'équipement. Il semblerait que le prix des machines APS place celles-ci au bas de l'échelle de prix, ce qui fera que plus de gens auront de leur matériel entre les mains.

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Tag, c'est à toi ! TagBuilder s'entend bien avec les autres

par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>

Une façon de faire des trucs s'apparentant au domaine de la magie avec un serveur Web Macintosh est d'utiliser des produits tels que NetCloak et NetForms de Maxum. NetCloak permet de servir différentes pages à différents fureteurs et d'insérer des compteurs ainsi que des indications d'heure et de date. Il peut aussi faire d'autres trucs comme faire afficher différentes sections d'une page en fonction de l'heure ou changer une page aléatoirement. NetForms aide avec la gestion de formulaires : il peut générer automatiquement des pages Web à partir de messages envoyés du Web par des surfers et envoyer, avec assez de flexibilité, du courrier électronique contenant l'information apparaissant dans des formulaires remplis. Par exemple, lorsque vous vous abonnez à la liste de distribution de TidBITS à partir de notre site Web, le formulaire que vous remplissez est rendu possible grâce à NetForms.

Maxum a été un des premiers joueurs dans cette catégorie et ce que je viens tout juste de mentionner est loin d'être nouveau, mais ça explique comment certains serveurs Macintosh fonctionnent en coulisses. Ce qui est nouveau c'est un ajout gratuit de Maxum appelé TagBuilder 1.0. Réalisant qu'un nombre grandissant d'auteurs de pages Web migrent vers des outils de conception HTML graphiques comme golive et PageMill, Maxum a créé TagBuilder pour résoudre un problème : les personnes tentées par les outils de conception HTML graphiques ne sont pas très excitées à la pensée d'avoir à entrer plusieurs extensions HTML spécifiques à Maxum (qui sont essentielles au fonctionnement de NetForms et NetCloak). Ce problème est accentué par la faiblesse des options d'automation de ces deux outils de conception HTML.

La fenêtre de TagBuilder offre une interface simple sommaire qui affiche les étiquettes utilisées par NetCloak et NetForms. Lorsque vous trouvez l'étiquette que vous voulez utiliser, vous n'avez qu'à la faire glisser dans l'éditeur HTML de votre choix (en tenant pour acquis que votre éditeur HTML le permet). Malheureusement, Maxum n'a pas encore implémenter les fonctions copier et coller pour les éditeurs qui n'acceptent pas ce genre de man&brkbar;uvre. TagBuilder donne aussi une description utile de chaque étiquette, mais NetCloak et NetForms sont des produits complexes et les utilisateurs doivent savoir quand chaque étiquette peut être utilisée.

Je suis heureux de voir que Maxum a créé un produit simple qui facilite l'utilisation des produits Maxum de concert avec ceux d'autres sociétés. TagBuilder est un bon exemple de la façon dont une société de logiciels peut augmenter la fonctionnalité d'un produit sans restreindre les utilisateurs à des programmes spécifiques.

TagBuilder est inclus avec NetCloak et NetForms et sera inclus avec PageMill 2.0. Quiconque intéressé à jouer avec les versions de démonstration des produits Maxum ou avec TagBuilder peuvent les trouver sur le site Maxum.

<http://www.maxum.com/>

Maxum Development -- 630/830-1113 -- 630/830-1262 (fax)

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Mais vous avez encore oublié...

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Mon article dans le numéro 346 de TidBITS concernant les raisons pour lesquelles certains produits n'étaient pas mentionnés a généré quelques suggestions supplémentaires et des questions qui méritaient des réponses.

Tom Negrino <tom@negrino.com> évoque une raison qu'il ne m'est encore jamais arrivé d'entendre :

Étonnamment, vous faites l'impasse sur la raison qui me sidère le plus, lorsqu'on m'accuse de ce fait :

"Vous avez été acheté par Apple, / Microsoft / Adobe / la société Tartempion pour ne pas mentionner un produit".

Comme je le disais à ma copine le mois dernier, alors qu'Apple débarquait ses habituels lingots d'or sur le palier, "je ne peux croire que certains mettent en cause l'intégrité journalistique dans le monde Mac!".

Holà! C'est mon compte en banque qui serait content...

Peter Rosenthal <pr@imcinfo.com> écrit :

Je suis un petit développeur Mac (Interactive Media Corporation) et j'ai vraiment apprécié votre article "Oui, mais vous n'avez pas mentionné..." dans TidBITS 346. Le fait d'avoir un aperçu de l'autre coté de la barrière dans le processus d'évaluation était rafraîchissant. Une des questions qui revient souvent à l'esprit des plus petits développeurs et que vous n'auriez pas mentionné concerne l'impact des gros annonceurs sur le processus d'évaluation. "Forcent-ils les portes" d'un point de vue rédactionnel et ont-ils une influence sur l'objectivité des articles?

La réponse d'Adam: On pourrait croire qu'il y a parfois une certaine collusion. Toutefois, au cours de toutes mes collaborations avec des publications Macintosh, on ne m'a jamais suggéré de modifier ce que j'écrivais à cause d'un annonceur, et tout directeur de la rédaction niera de façon véhémente qu'il y ait un quelconque lien entre la publicité et le rédactionnel. C'est vrai, mais uniquement du point de vue de l'équipe rédactionnelle. Les services de publicité savent quels sont les produits évalués ou mentionnés dans chaque numéro de la revue et ils essayent de vendre des pages de publicité bien placées aux sociétés mentionnées. C'est pour cela que vous pouvez voir un compte-rendu sur Microsoft Word et une publicité pleine page pour Word sur la page d'en face. L'éditeur ou l'auteur de l'article a peu de chances de connaître l'existence de cette publicité au préalable, en revanche, les services de publicité, eux, connaissent l'existence de l'article au préalable. S'il y avait quelque échange, ce serait probablement plus le cas dans les publications plus petites où la ligne de démarcation entre le rédactionnel et la publicité est plus floue.

Le problème, c'est que lorsqu'on vous accuse de cela en tant qu'éditeur ou auteur, tout ce que vous pouvez faire c'est de le nier - il n'y a pas moyen de prouver quoique ce soit. Je peux dire (et c'est vrai) que nous n'avons jamais évité de mentionner un produit dans TidBITS sur la demande expresse d'un commanditaire, mais si quelqu'un croit que je suis un salaud de la pire espèce déterminé à détruire une petite société de toute façon, mon démenti n'aura aucun poids. C'est bien pourquoi la réputation est une chose très précieuse dans ce monde, et notamment sur Internet.

Chris Harvey <glenmiln@astral.magic.ca> nous écrit :

Dans les compte-rendus de matériels réalisés par les magazines, certains sont parfois oubliés. Je trouve ces omissions extrêmement frustrantes, car il s'avère alors difficile de décider quel est le meilleur produit. Je peux les comprendre lorsque le compte-rendu parait au moment d'un renouvellement de gamme de produits chez un fabricant, mais souvent les articles oublient des produits qui ont été disponibles pendant des mois et qui ne seront pas renouvelés pour de nombreux mois encore. Comment expliquer cela autrement que par une mauvaise organisation? Est ce que ce genre de choses frustre aussi les gens de l'industrie de l'édition?

La réponse d'Adam : Les articles sur les produits matériels sont de véritables plaies car, contrairement aux logiciels, la plupart de ces produits sont prêtés à la publication aux fins d'évaluation. Par conséquent, en plus des difficultés habituelles de communication avec certaines sociétés, vous devez faire face au problème de pénurie (du fait que le matériel est plus cher à fabriquer que le logiciel, les sociétés n'ont peut-être qu'un nombre limité de produits disponibles aux fins d'évaluation à l'instant T) et aux problèmes de casse et d'endommagement lors de la manutention ou de dysfonctionnement des appareils à la livraison. Il peut également arriver qu'un nouveau modèle soit au programme, mais qu'il soit disponible plus tard que prévu, laissant de fait l'ancien modèle plus longtemps que prévu sur le marché. Oui, les auteurs qui essayent d'avoir un compte-rendu exhaustif de certaines catégories de matériels sont extrêmement frustrés lorsqu'ils ne peuvent inclure un concurrent majeur.

Nous ne faisons presque jamais de compte-rendu de matériel dans TidBITS car l'énergie demandée pour recevoir l'appareil, le déballer correctement pour éviter de perdre une pièce, le tester dans des délais relativement courts (un mois en général), puis le remballer et le renvoyer n'en vaut pas la peine. De fait, nous ne publions des articles que sur du matériel que quelqu'un aurait acheté et sur lequel il souhaiterait faire un compte-rendu pour nous.

Par ailleurs, un bon test comparatif de matériel est un projet extrêmement coûteux, car cela exige un laboratoire de test et une organisation qu'une publication de la taille de TidBITS n'a pas les moyens d'avoir, en termes de temps, d'équipe, ou d'argent.

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Intermind Communicator - Communiquons !

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Depuis plusieurs années mon travail tourne autour de l'Internet et j'y consacre beaucoup de mon temps de réflexion. J'ai vu plusieurs nouvelles technologies apparaître et disparaître. La majorité d'entre elles ne tiennent pas le coup parce que, franchement, elles ont été mal conçues. Peut-être étaient-elles mal conçues dès le départ, peut-être n'ont-elles pas pu être implémentées adéquatement ou peut-être encore la société n'y trouvait pas assez d'intérêt.

Ceci dit, je veux vous présenter une société et une technologie qui, je crois, présentent un très grand potentiel pour l'avenir de l'Internet. La société en question s'appelle Intermind, et leur toute nouvelle technologie, Intermind Communicator. Intermind n'est pas née d'hier puisqu'elle a été au c&brkbar;ur de la mise en marché du logiciel TIA (The Internet Adapter, un logiciel de serveur en mode SLIP), mais elle n'arrive pas non plus avec un bagage de vieilles connaissances ou d'idées préconçues sur l'Internet et son fonctionnement. C'est rafraîchissant. De plus, leur nouveau logiciel, Intermind Communicator, laisse transparaître ces idées nouvelles et cette compréhension réaliste qu'a Intermind de l'Internet

Qu'est-ce que Intermind Communicator? -- Intermind Communicator est d'abord et avant tout une nouvelle façon de communiquer sur l'Internet. Il s'insère adéquatement entre le courrier électronique et le Web, qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Le courrier électronique est un moyen actif de communication puisque vous envoyez un message directement dans la boîte aux lettres d'une autre personne. Toutefois, il ne constitue pas un moyen efficace de communiquer avec tout un groupe de personnes (une liste de diffusion représente beaucoup de travail!) et son contenu médiatique ne possède pas la souplesse d'utilisation de celui du Web. Ce dernier, pour sa part, permet l'utilisation de fontes, de graphiques, de mises en page, sans compter les liens hypertextes, mais il est passif : les lecteurs doivent aller consulter volontairement votre page Web, et vous ne pouvez facilement ramener un utilisateur sur votre site à chaque semaine.

Intermind Communicator utilise le Web comme moyen de distribution et de visualisation tout en conservant l'aspect actif du courrier électronique; il change ainsi la dynamique du processus de communication. Prenons l'exemple de la distribution de TidBITS, puisque TidBITS est aussi publié via Intermind Communicator à l'aide de ce que Intermind appelle un hyperconnecteur (hyperconnector), c.-à-d. un petit fichier qui contient l'information sur l'article publié : le nom de la publication, sa description et sa fréquence de publication.

Vous devez tout d'abord installer Intermind Communicator qui tournera sur votre ordinateur et utilisera votre fureteur Web comme interface. Si vous voulez recevoir TidBITS à l'aide de Intermind Communicator, vous devez d'abord vous abonner à notre hyperconnecteur en téléchargeant simplement notre fichier hyperconnecteur (via un lien Web) qui est ajouté automatiquement à votre base de données Intermind Communicator. Une fois ce téléchargement effectué, Intermind Communicator lit le contenu de l'hyperconnecteur TidBITS et consulte notre serveur Web à chaque jour pour voir si une nouvelle version est arrivée. TidBITS n'est publié qu'une seule fois par semaine, mais la consultation quotidienne de notre serveur permet de répartir la charge puisque les ordinateurs de nos abonnés ne consulteront pas tous notre serveur Web en même temps. Par exemple, si vous ne faites démarrer votre ordinateur que le vendredi, Intermind Communicator ne consultera notre serveur qu'à ce moment, et c'est donc à ce moment qu'il téléchargera le numéro le plus récent de TidBITS.

Il s'agit d'une excellente façon de procéder car elle permet l'élimination des retours de courriers non livrés, qui sont le propre des listes de diffusion, et la livraison ponctuelle de TidBITS à tous nos abonnés Intermind Communicator. Puisque Intermind Communicator règle les communications entre nous et les abonnés, plusieurs possibilités nous sont offertes. Nous pouvons savoir combien de personnes ont utilisé notre hyperconnecteur (mais nous ne savons rien de ces personnes, même pas leurs adresses électroniques. Intermind Communicator protège donc la vie privée des gens encore plus que notre liste de diffusion) et les abonnés peuvent personnaliser leur version de TidBITS.

Par exemple, si vos sujets d'intérêt sont l'Internet et les articles écrits par Tonya, et que nous avons créé les sujets pertinents (en nombre restreint) et catalogué les articles selon ces sujets (ce que nous planifions de faire), alors Intermind Communicator ne récupérera que ces articles dans votre version de TidBITS. Il ne s'agit pas ici de recherches par mots-clés : l'éditeur ayant catalogué les articles, vous n'aurez vraisemblablement que les articles qui vous intéressent.

Nous pouvons publier TidBITS de différentes façons avec Intermind Communicator et chacune peut très bien fonctionner avec l'idée des sujets. Premièrement, nous pouvons publier seulement les titres et les URL pointant à notre serveur Web. Cette méthode convient bien aux personnes qui ont un branchement permanent à l'Internet. Deuxièmement, nous pouvons publier l'article au complet au lieu des seuls URL, ce qui convient mieux aux personnes qui préfèrent lire TidBITS sans être branchés. Le choix de publier selon l'une ou l'autre de ces méthodes dépend de l'éditeur, mais j'espère qu'éventuellement nous accepterons les deux méthodes. Pour l'instant, nous utilisons une troisième méthode que j'expliquerai plus loin.

Comment ça marche ? -- Au cours des derniers mois, j'ai discuté avec les gens chez Intermind et voici ce que j'ai compris du fonctionnement interne de Intermind Communicator. Intermind Communicator est d'abord une base de données combinée à un serveur Web qui ne fonctionne qu'avec le fureteur Web qui tourne sur le même serveur. La base de données comporte un langage d'interrogation qui relie l'interface (que Intermind compose entièrement en HTML pour profiter du développement du fureteur Web) à la base de données par le biais du noyau du système d'exploitation. Évidemment, la base de données est reliée à l'Internet, ce qui crée un système à cinq couches qui ressemble un peu à ce qui suit :

Interface utilisateur
Langage d'interrogation
Noyau
Base de données orientée objet
Infrastructures de fichiers et de communications

Intermind a conçu le programme de façon très modulaire, ce qui améliore la portabilité vers différentes plates-formes (Macintosh, Windows 95, Windows NT et éventuellement Unix) et facilite, par exemple, la réécriture de toute l'interface en Java, si Intermind en décidait ainsi.

Fondamentalement, je pense que Intermind Communicator procurera un degré de contrôle accru des communications entre les éditeurs et les lecteurs. Les éditeurs savent que l'information a été distribuée aux lecteurs de façon ponctuelle et avec tous les avantages du codage HTML, et les lecteurs peuvent indiquer quelles parties de la publication les intéressent tout en contrôlant davantage l'arrivée des données.

Le plan d'entreprise. Mais comment Intermind prévoit-elle rentabiliser l'année de développement et de soutien accordée à sa soixantaine d'employés ? Intermind Communicator est disponible sous quatre formes différentes contenues dans un seul programme téléchargeable :

À mon avis, ce qui est le plus important dans cette façon de faire est que tout le monde peut s'abonner à des hyperconnecteurs gratuitement et que tout le monde qui désire publier de l'information non-commerciale à l'aide d'Intermind Communicator peut aussi le faire gratuitement.

Le pot. -- Après avoir lancé tant de fleurs à Intermind Communicator, le temps est venu de lancer le pot. La version Macintosh du logiciel n'est pas encore disponible. Je pense qu'il est assez éloquent que je parle avec tant d'intérêt de Intermind Communicator dans TidBITS alors que la version Mac ne sera pas disponible avant quelques mois (probablement pas avant l'exposition Macworld qui se tiendra à San Francisco au début janvier.

Voici pourquoi je ne suis pas trop préoccupé par cette situation. M. Drummond Reed, un des fondateurs de Intermind, est un lecteur de longue date de TidBITS, et il s'est fait un devoir de me tenir au courant du développement de Intermind Communicator au cours des neuf derniers mois. Il a aussi trimé dur pour obtenir la participation de Guy Kawasaki, puisque Intermind croit fermement à l'importance du marché Macintosh, surtout sur l'Internet. L'objectif de départ était de sortir simultanément les versions Macintosh, Windows 95 et Windows NT, mais peu de temps avant la date de sortie officielle de la semaine passée, il était devenu évident que la version Mac n'était tout simplement pas prête alors que les deux autres versions l'étaient. Ça pourrait être un mauvais présage, mais la raison derrière ce contretemps est que le développeur principal de Intermind Communicator est un programmeur Mac et, après un retard survenu dans la production du code principal, il n'était plus disponible au moment de terminer la version Mac. Dans cette situation (un des fondateurs de la société et le développeur principal appuient la plate-forme Mac) je suis très confiant qu'une version Mac sera bientôt disponible.

Tout ce que j'ai vu de Intermind Communicator, je l'ai vu sous Windows 95 sur mon Compaq Contura 400, c.-à-d. un 486 portatif que je faisais jadis démarrer une dizaine de fois par année. Je ne peux dire que j'aime la machine mais un fureteur Web sera toujours un fureteur Web, et l'utilisation de Intermind Communicator s'est révélée relativement simple, même lorsque j'ai dû publier le dernier numéro de TidBITS à titre d'essai des capacités de publication du logiciel. J'ai très hâte que le version Mac soit disponible.

Regard vers le futur -- Ce que j'ai décrit ci-dessus est la version 1.0 de Intermind Communicator. Comme avec toute version 1.0, il manque de nombreuses fonctions que Intermind voulait vraiment inclure, mais qu'elle a dû éliminer pour que le logiciel soit livré à temps et aussi pour qu'il soit compréhensible par un auditoire peu familier avec le concept de communication que propose Intermind Communicator. J'ai eu à contourner de ces obstacles en essayant de publier TidBITS. Par exemple, j'ai essayé de définir des sujets comme "Reviews" et "by Tonya", mais j'ai découvert que la version 1.0 n'accepte pas plus d'un message par sujet. Donc, si Tonya écrivait deux articles dans le même numéro, je ne pourrais pas les mettre tous les deux dans la catégorie "by Tonya".

Ensuite, j'ai décidé de ne publier que deux sujets, "Announcement Only" et "Full Issue". Les lecteurs pourraient ainsi avoir soit l'introduction du numéro et les liens à tous les articles, soit le numéro en entier livré en un seul fichier. Cette façon de procéder posait deux problèmes. La version 3.0 de Navigator Gold de Netscape tournant sous Windows 95 n'accepte pas plus de 30 Ko de texte dans un champ de texte (n'oubliez pas que tout l'interface de Intermind Communicator est intégré à un fureteur Web). J'ai contourné cet obstacle en faisant une modification mineure, mais ce n'était que pour mieux frapper un autre mur : les messages de Intermind Communicator ne peuvent être de plus de 16 Ko. Une fois ces problèmes résolus dans une version future, nous essayerons de publier chaque article par sujet. D'ici là, vous ne pourrez recevoir que l'annonce d'un nouveau numéro de TidBITS, et vous devrez le lire sur une machine Windows.

<http://www.tidbits.com/hyperconnectors/tidbits.con>

Vous pouvez aussi trouver TidBITS dans le répertoire global des hyperconnecteurs que Intermind met à votre disposition pour vous aider à trouver plus facilement de nouveaux hyperconnecteurs.

Intermind a aussi de grands projets pour l'avenir. À l'heure actuelle, le seul type de données que Intermind Communicator peut transférer est le HTML, qui a été choisi afin de réduire le temps d'essai et aussi pour faciliter la compréhension du produit. Puisqu'il n'y a pas de raisons techniques à cette limitation, vous pouvez imaginer une version future qui pourrait transférer n'importe quel type de données, incluant peut-être les mises à jour des programmes que vous utilisez (à l'aide d'un hyperconnecteur configuré pour faire une vérification mensuelle, par exemple). Et pourquoi pas l'envoie de votre adresse à l'aide de Intermind Communicator? Au lieu d'essayer de faire changer la base de données d'adresses de tout le monde (nous avons déménagé l'année dernière et nous recevons encore du courrier postal à notre ancienne adresse), vous pourriez publier votre nouvelle adresse à l'aide d'un hyperconnecteur et faire vérifier ce dernier à intervalle régulier, de sorte que toutes les personnes qui utilisent Intermind Communicator ne seront jamais en retard de plus de quelques mois.

Au cours des neuf derniers mois, j'ai aussi eu le plaisir de discuter avec des gens chez Intermind car je crois qu'ils ont la meilleure assise de théorie hypertexte qu'il m'a été donné de voir chez une société orientée vers l'Internet. Ils connaissent très bien les concepts tels que le système Xanadu proposé par Ted Nelson, les problèmes entourant les micropaiements, etc. Bien qu'il soit impossible de prévoir si ces idées vont être adoptées dans une version future d'Intermind Communicator, il est bon de savoir qu'elles sont prises en considération. J'ai tendance à être cynique quand je parle de nouvelles technologies, mais Drummond et son équipe à Intermind ont toujours bien répondu à mes questions. Si on ajoute à cela le fait que je ne suis pas en désaccord philosophique avec ce que j'ai vu ou ce qui m'a été dit à propos du produit ou du plan d'entreprise, vous pouvez donc comprendre mon enthousiasme.

Est-ce que Intermind Communicator va être un succès? Va-t-il changer le modèle des communications sur l'Internet? Je ne peux répondre à ces questions; d'ailleurs, personne ne le peut. Je peux cependant dire que je crois que Intermind est une société bien fondée, et que Intermind Communicator est un bon produit présentant un énorme potentiel. D'autres sociétés bien fondées offrant de bons produits ont échouées pour des raisons imprévisibles, et la même chose pourrait arriver à Intermind. J'espère sincèrement que ce ne sera pas le cas et que Intermind Communicator deviendra le prochain impératif des communications sur l'Internet.

Vous pouvez en apprendre d'avantage sur Intermind Communicator au site Web d'Intermind à l'URL ci-dessous. Vous pouvez aussi y faire le téléchargement des versions Windows 95 et Windows NT du logiciel. Une note intéressante en terminant : puisque tout ce que Intermind Communicator accomplit se passe par HTML, Intermind a aussi des démonstrations visuelles en ligne du fonctionnement du logiciel.

<http://www.intermind.com/>

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<ftp://ftp.tidbits.com/pub/tidbi ts/issues/>
<http://www.dartmouth. edu/pages/TidBITS/TidBITS.html>

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