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TidBITS#354/18-Nov-96
(version française)

Alors qu'Adam célèbre son 29ème anniversaire, nous apprenons qu'Apple a décidé de se lancer dans la restauration et que les incontournables Anarchie et BBEdit ont été mis à jour. Nous évoquerons une nouvelle technologie de télécommunications à 43,2 kilobits/seconde produite par AetherWorks ainsi que Open Transport/PPP d'Apple. Enfin, Tonya nous parle du dernier livre de Robin Williams et Dan Meriwether analyse comment le Web modifie les attentes concernant la façon dont les entreprises doivent faire des affaires.

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<http://www .dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-354.html>

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MailBITS/18-Nov-96

Prendrez-vous des frites avec votre PowerBook? -- Dans une initiative plus que surprenante, Apple Computer a annoncé la semaine dernière un partenariat et un projet de création d'une chaîne de cyber-restaurants (sans blague) appelée "Apple Café". Le premier restaurant devrait ouvrir ses portes à Los Angeles fin 1997 (avec des projets d'implantation à Londres, Paris, New York, Tokyo et Sydney); on y mettra l'accent sur le multimédia, Internet, l'exposition des technologies ainsi que l'identité Apple. Rien n'a été dévoilé quant à la carte, mais je suppose que Apple ne serait pas tout à fait Apple sans un "Vider la Corbeille"!. [GD]

<http://product.info.apple.com/pr/press.releases/1997/q1/961112.pr.rel.cafes.html>

Anarchie 2.0.1 -- Peter N. Lewis vient de lancer la version 2.0.1 de Anarchie, son très populaire client FTP (cette version règle un petit bogue que la version 2.0 [vieille d'à peine trois jours] avait avec les jeux de caractères internationaux ). Parmi les nouvelles fonctions, on note la possibilité de télécharger des dossiers entiers, l'interface utilisateur améliorée (un kangourou qui indique la progression du transfert par exemple) et la fenêtre "Tips" qui permet aux utilisateurs de se familiariser avec les différentes fonctions du logiciel. Ce qui est plus important encore, c'est que Anarchie 2.0.1 offre une fonction MacSearch (développée de concert avec Ambrosia Software) qui permet de retrouver rapidement des fichiers Macintosh dans les archives Info-Mac et UMich, puisque le service Archie devient de moins en moins fiable pour cette tâche. Anarchie coûte 10 $ pour les nouveaux utilisateurs et il est gratuit pour ceux qui ont enregistré une version précédente en 1996. Il ne coûte que 5 $ pour les autres cas de mise à jour. Le transfert est d'environ 1 Mo. [GD]

<ftp://ftp.tidbits.com/pub/tidbits/select/anarchie.hqx>

Bare Bones Software publie BBEdit 4.0.2 -- L'éditeur de texte fort répandu BBEdit est passé à sa version 4.0.2 la semaine dernière. Les fonctions et corrections apportées à la nouvelle version devraient plaire aux développeurs et aux utilisateurs habituels. Les programmeurs apprécieront la compatibilité avec CodeWarrior 9 et 10, et ceux qui aiment les raccourcis clavier apprécieront la nouvelle boîte de dialogue "Set Keys". De plus, BBEdit 4.0.2 possède maintenant un dossier BBEdit Ouverture au démarrage (comme vous le devinez, lorsque vous lancez BBEdit, les documents présents dans ce dossier sont automatiquement ouverts par l'application appropriée). La nouvelle version comprend d'autres changements, y compris une plus grande compatibilité avec des utilitaires tiers tels que QuicKeys, KeyQuencer, et Spell Catcher. Les utilisateurs autorisés des versions 4.0 ou 4.0.1 de BBEdit peuvent obtenir gratuitement la mise à jour; le fichier à transférer pèse 2,2 Mo. Pour les utilisateurs de versions précédentes, le coût est de 39 $ plus les frais de transport.Bare Bones Software -- 617/778-3100 -- 617/778-3111 -- <custservice@barebones.com> [TJE]

<http://www.barebones.com/updates.html>
<ftp://ftp.barebones.com/pub/updaters/>

Avez-vous été assez rapide? -- Vendredi dernier, CE Software a lancé son nouveau client POP3 QuickMail Pro et, bien entendu, a retiré la version bêta de son site Web quelques jours à peine après la parution de l'URL dans TidBITS 353. QuickMail Pro est disponible directement pour un prix suggéré au détail de 69,95 $; il semblerait que la société prévoit la distribution future d'une version plus limitée sous forme de gratuicielle. [MHA]

<http://www.cesoft.com/>

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AetherWorks brise le mur du son

by Mark H. Anbinder <mha@publiccom.com>

AetherWorks Corporation a annoncé la semaine dernière la commercialisation d'une nouvelle technologie : un modem analogique haute vitesse qui permettra des connexions synchrones à 43,2 kilobits/seconde en utilisant une ligne téléphonique analogique ordinaire. La technologie, que cette société du Minnesota appelle V.Mach, fera l'objet d'une discussion au cours de l'exposition Comdex de Las Vegas.

<http://www.aetherworks.com/>

La société envisage d'accorder une licence de sa technologie à un certain nombre de fabricants de modems; les premiers modèles devraient faire leur apparition vers la mi-97. Bien que AetherWorks affirme que sa plateforme de référence soit compatible avec toutes les normes, y compris v.34+ (33,6 kilobits/seconde), et qu'elle sera aussi compatible en amont avec toutes les normes précédentes jusqu'à 300 bits/seconde, il n'est pas certain que tous les fabricants puissent garantir la compatibilité avec les protocoles particuliers tels que v.32terbo de AT&T (19,2 kilobits/seconde utilisée dans les modems Global Village Mercury). Les normes de compression et de correction d'erreurs comme les MNP, v.42 et v.42bis sont reconnues par les prototypes actuels et devraient être reprises par la majorité (pour ne pas dire tous) des fabricants.

Le président directeur général de AetherWorks, M. Jonathan Sachs, affirme que la technologie V.Mach fonctionne particulièrement bien sur des lignes téléphoniques perturbées, à savoir sur celles où certains protocoles de modem ont tendance à planter. Il a ajouté que V.Mach offrait des performances au moins égales aux anciennes technologies, quelle que soit la qualité de la ligne.

Les modems V.Mach devraient particulièrement bien convenir aux connexions commutées à haute vitesse, entre autres celles à Internet, et aux applications de routage inter-réseaux. Sachs pense que la demande pour les modems analogiques utilisant des technologies telles que V.Mach demeurera forte pour quelques années encore; il affirme que les récentes technologies asynchrones à 56 kilobits/seconde nécessitent un circuit local numérique à une extrémité de la connexion et une ligne de trop grande qualité, ce qui rend ces technologies inappropriées pour la plupart des applications domestiques et d'entreprises où une grande vitesse est requise et où les technologies plus évoluées comme RNIS ne conviennent pas non plus.

AetherWorks travaille aussi à la mise sur pied d'un service de téléphonie appelé Jeeves, qui devrait, selon la société, révolutionner la téléphonie par ordinateur en offrant des fonctions telles que la lecture de courrier électronique par téléphone ou l'envoi de messages vocaux à un ordinateur portatif.

AetherWorks Corporation -- 888/552-3309 -- 888/552-3301 (fax)
<info@aetherworks.com>

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La création de pages Web avec Robin Williams

par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>

Quand vient le temps de choisir un livre d'informatique, vous ne vous tromperez pas si vous jetez votre dévolu sur ceux publiés aux éditions Peachpit Press par Robin Williams. Robin a écrit "The Little Mac Book" (un livre pour les débutants sur Mac), "The Mac is not a Typewriter" (voir le TidBITS 106), "The Non-Designer's Design Book" et plusieurs autres. Puisque je suis une fana de Robin, j'ai lu son dernier ouvrage, "Home Sweet Home Page", qu'elle a écrit en collaboration avec Dave Mark. Ce livre cherche à présenter l'Internet aux débutants et à leur montrer comment créer un site Web familial utile et intéressant.

<http://www.peachpit.com/peachpit/titles/catalog/88667.html>

L'ouvrage "Home Sweet Home Page" commence par une courte série de sujets qui intéresseront les nouveaux venus sur l'Internet : les fournisseurs de services Internet, les URL, la façon de reconnaître les liens dans une page Web, l'utilisation de services de recherche, etc. Contrairement à la majorité des ouvrages touchant à la création de pages Web, celui-ci ne parle presque pas du langage HTML; on y explique plutôt de façon générale ce qu'il faut faire pour commencer : choisir les logiciels, planifier la disposition de la page, organiser les fichiers et les dossiers. On y mentionne que le Web est un moyen économique de publier en couleurs et on y donne des lignes directrices pour le création de pages ainsi que des conseils pertinents du genre : "si ça semble difficile à lire, c'est que C'EST difficile à lire" et "Ne faites pas la mauviette." La grande finale est constituée d'une suite d'idées de sections pour un site Web familial. On y traite de la façon d'organiser les liens et les dates dans un calendrier familial et de l'utilisation de photos miniatures dans un album de photos familiales virtuel par exemple. Cette partie de l'ouvrage n'est pas une notice de montage, mais elle contient tout plein de suggestions relatives à l'organisation et à la composition.

L'organisation et la mise en page de l'ouvrage sont signées Robin Williams du début à la fin : elles sont informelles, amicales et professionnelles. Les 180 pages de l'ouvrage contiennent beaucoup de blanc et peu de texte, ce qui les rends très accessibles. Bien que l'information donnée soit précise et de qualité, elle n'est pas assez détaillée pour répondre aux nombreuses questions pertinentes qu'elle peut soulever, surtout auprès des débutants sur l'Internet. Heureusement, l'ouvrage donne les bases qui permettront aux lecteurs de poser des questions intelligentes.

Suite aux expériences effectuées auprès de ma famille, je me demande combien s'y connaissent (ou désirent s'y connaître) avec l'Internet et combien sont intéressées à mettre sur pieds des sites Web bien montés. Ce livre est par contre une bonne introduction pour les familles que ce genre de chose intéresse; les créateurs débutants de pages Web peuvent s'en servir pour expérimenter avec (ou sur) leur famille tout en apprenant les notions fondamentales d'organisation d'un site Web.

Cependant, si vous pensez être au moins un utilisateur Internet et un créateur de pages Web amateur, vous connaissez probablement déjà le gros de la matière contenue dans ce livre. Je trouve ça dommage car les conseils de mise en page et d'organisation de sites qui sont donnés dans ce livre lui permettent de se démarquer; ces conseils conviendraient mieux à un livre plus détaillé à partir duquel le lecteur pourrait mieux utiliser sa créativité, plutôt que dans cet ouvrage de base que la majorité d'entre vous dépassera rapidement.

Robin me dit qu'elle travaille en ce moment sur deux autres livres destinés aux créateurs de pages Web. Le premier (qui devrait paraître au mois de janvier, bien que le site Web de Peachpit indique erronément le mois de décembre), "Home Sweet Home Page and the Kitchen Sink", est tout simplement le livre "Home Sweet Home Page" auquel on a ajouté un CD-ROM qui contient des trousses de branchement à AOL et AT&T WorldNet ainsi que des objets graphiques (clip art), des fontes et autres trucs. Le deuxième, "The Non-Designer's Web Book", devrait paraître plus tard cette année.

<http://www.peachpit.com/peachpit/titles/catalog/88680.html>

Home Sweet Home page, Robin Williams with Dave Mark, ISBN 0-201- 88667-7, 180 pages. 14,95 $ U.S., 21,00 $ CAN.

Peachpit -- 800/283-9444 -- 510/548-4393 -- 510/548-5991 (fax)
<tell@peachpit.com>

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P-P-Plot s'epaissit : Open Transport/PPP 1.0

Par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>

La semaine passée, Apple a publié Open Transport/PPP 1.0 (OT/PPP 1.0), sa première implémentation maison de PPP, le protocole le plus utilisé pour se connecter à Internet via un modem. Bien qu'il y ait de nombreuses versions de PPP disponibles pour le Mac - MacPPP, FreePPP, NTS PPP et d'autres commerciales - OT/PPP est la première version à être native Open Transport (au lieu de reposer sur un méchanisme construit pour MacTCP) et seulement la seconde à être soutenue officiellement par Apple.

N'allez pas pour autant imaginer que vous devez absolument bouleverser vos Net-habitudes et opter pour OT/PPP. Si OT/PPP se révèle bénéfique pour de nombreux utilisateurs de modem, n'oubliez pas la Règle d'Or en matière de PPP est : si vous êtes satisfait de votre programme PPP, il n'y a pas de raison d'en changer!

Où et Comment -- OT/PPP 1.0 est disponible sur les sites d'Apple sous 2 formes : une image disque ou une installation réseau (Net Installation) avec un manuel au format PDF (qui peut être recupéré séparément). Dans les deux cas, l'ensemble (programme et manuel) occupent 2 Mo.

<ftp://ftp.support.apple.com/pub/apple_sw_updates/US/mac/Networking-Communications/Open_Transport/>

Pour faire tourner OT/PPP 1.0, il vous faudra un 68030 ou mieux et Open Transport 1.1.1 (disponible au même endroit - lire TidBits-351). Apple recommande l'utilisation de OT/PPP avec un système 7.5.3 minimum, bien qu'il puisse être utilisé avec un système 7.1.x. Même s'il ne fonctionne pas avec les systèmes 7.5, 7.5.1 et 7.5.2, vous pouvez mettre à jour ces derniers vers le 7.5.3 ou le 7.5.5 gratuitement.

<ftp://ftp.support.apple.com/pub/apple_sw_updates/US/mac/system_sw/>

C'est toujours une bonne idée de faire un sauvegarde avant d'installer de nouveaux composants-système. Vous n'avez cependant pas besoin d'effacer les programmes PPP : OT/PPP cohabite très bien avec ces derniers.

Utiliser OT/PPP -- On configure OT/PPP à l'aide des 2 tableaux de bord Modem et PPP, les bulles d'aide fournissent une aide online ainsi que le Guide Apple. Comme OT, AppleTalk et TCP/IP, Modem et PPP permettent de changer de configuration sans redémarrer. Le tableau de bord PPP cherche votre login et votre mot de passe (si il y en a un) de connexion, associé au numéro de téléphone de votre fournisseur d'accès et d'autres options. Il envoie et recoit des informations qui vous permettent de savoir ce que votre modem fait et possède un système de login intégré qui permettra à votre provider de diagnostiquer plus facilement les problèmes de connexion éventuels.

Le Tableau de Bord Modem permet de sélectionner le type du modem et les options. Contrairement à MacPPP et FreePPP, OT/PPP utilise des scripts (appelé CCLs) pour commander le modem. C'est à la fois un bienfait et une gageure. CCL autorise des contrôles beaucoup plus performant que les chaines d'initialisation classiques et est utilisé par ARA. Cependant, les scripts CCL sont assez difficile à écrire : je vous souhaite qu'il y ait un script pour votre modem :). Vous trouverez certainement des scripts chez Apple, InfoMac ou ailleurs. D'autre part, Apple fournit mais ne soutient pas un générateur de script : Modem Script Generator, dans OT/PP Extras, ce qui pourra aider dans la rédaction de scripts (il y a une doc CCL).

<ftp://ftp.support.apple.com/pub/apple_sw_updates/US/mac/Networking-Communications/Apple_Remote_Access/>
<http://devworld.apple.com/dev/opentransport/ppp.html>

Une fois configuré, ouvrir une connection PPP sera aussi simple que de cliquer sur le bouton connect du Tableau de Bord PPP. Si vous utilisiez déjà OT, vous devrez certainement ouvrir le tableau de bord TCP/IP et passer à PPP. Sauvez le paramétrage de TCP/IP avant de passer à OT/PPP, ainsi vous pourrez plus facilement faire marche arrière.

Performance & occupation mémoire -- Les rapports varient, mais mes tests sur mon Power Mac 7600 montrent que OT/PPP est légèrement plus rapide que FreePPP 2.5 sur mon modem Supra 28.8 (généralement entre 50 et 100 bps durant les transferts soutenus). Cette amélioration peut paraître faible, mais rappelez vous que le goulot d'étranglement est le modem. Les utilisateurs de RNIS ou d'autres connexions PPP plus rapides peuvent s'attendre à des améliorations plus amples. De même, grâce à l'intégration de OT/PPP à Open Transport, les performances des applications spécifiquement développées pour Open Transport vont augmenter.

Cependant, la performance de OT/PPP à un prix : un besoin supplémentaire de 500 à 600 Ko de RAM, et un peu plus de 350Ko pour le Tableau de Bord de PPP (si vous le laissez ouvert) est nécessaire. On considère que Open Transport demande de 500 à 1500 Ko de RAM, ce qui est important, spécialement pour les Power Mac qui utilisent MacTCP.

Autres caractéristiques -- Contrairement aux autres implémentations de PPP, on peut créer facilement des scripts dans OT/PPP; de ce fait, on peut automatiser les connexions PPP en utilisant AppleScript, Frontier, ou d'autres outils. Bien que l'on puisse commander facilement OT/PPP par des scripts (les exemples d'AppleScripts sont très clairs), ce n'est pas forcement une raison pour changer puisque ControlPPP de Mark Aldritt permet aussi de lancer MacPPP et FreePPP par des scripts.

<ftp://ftp.scriptweb.com/pfterry/applescript/osaxen/MacPPPControl1.52.sit.hqx>

Heureusement, la flexibilité de OT/PPP lui permet de coexister assez aisément avec d'autres implémentations de PPP comme MacPPP ou FreePPP. Si vous utilisez Open Transport, créez simplement plusieurs configurations dans le tableau de bord, puis utilisez la boite de dialogue configuration pour passer de l'une à l'autre.

Pour les personnes qui voyagent fréquemment, FreePPP peut être un peu plus intéressant. Bien que le modem, PPP et le tableau de bord TCP/IP stockent leur configuration, gérer ces multiples configurations est difficile comparé à l'option de sauvegarde de paramètres par site de FreePPP. Certaines personnes préfèrent largement l'interface de FreePPP, je ne suis pas particulièrement enthousiasmé par l'une ou l'autre solution.

Avez vous besoin de OT/PPP ? -- OT/PPP est bien conçu (j'ai participé aux tests internes et publics), les rapports indiquent que OT/PPP est probablement plus stable que FreePPP ou MacPPP. Si votre configuration PPP a des problèmes (et si vous disposez d'assez de RAM), OT/PPP en vaut la peine, particulièrement si vous utilisez Open Transport 1.1.1. De même, si vous avez besoin de quelques caractéristiques d'OT/PPP - compatibilité totale avec Open Transport, performance améliorée, configurabilité, utilisation des scripts - alors OT/PPP est probablement pour vous.

Cependant, Apple continuera à supporter ses versions de MacPPP pendant quelques temps, le FreePPP Group continue par ailleurs à améliorer FreePPP. Une fois encore, rappelez vous de la règle d'or de PPP : Si vous êtes content de votre PPP, il n'y a pas de raison d'en changer.

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Générer un profit sur Internet

par Dan Meriwether <drm@dis.org>

"Ma société peut-elle générer un profit dans Internet?"

Voilà une question qui m'est souvent posée. La plupart du temps, ma réponse est la suivante : "Selon le scénario le plus optimiste, vous ne ferez pas de profit." Une fois le premier choc passé, je leur pose habituellement la question suivante : "Combien un guichet automatique rapporte-t-il à une banque?"

Pour chaque guichet, une banque débourse des milliers de dollars pour l'installation, l'assurance, l'entretien quotidien, la location, le réseau, les améliorations, la protection contre le vol, et plus. Un guichet ne rapporte pas de bénéfice à une banque; il lui fait plutôt engager des frais.

Question suivante: "Seriez-vous clients d'une banque qui ne dispose pas de guichets?" Probablement pas. Les guichets sont devenus un service apprécié, souvent essentiel et auquel nous nous attendons normalement. Par exemple, l'agence la plus proche de mon établissement bancaire est à 480 kilomètres de chez moi. Je n'y suis pas allé depuis plus de deux ans.

Cela ne veut pas dire que votre prochain modem devrait être en mesure de vous distribuer des billets de banque. Je veux dire que le Web offre des services qui deviennent rapidement essentiels et appréciés. De la même manière que le nombre de guichets a augmenté considérablement dans les années 1980, je prévois que les sites Web augmenteront à court, moyen et à très long terme.

Le Web deviendra un centre commercial nécessaire pour trois raisons :

1. Le support technique et la vente. Des programmes intelligents tournant sur des serveurs Internet (des CGI ou d'autres) peuvent analyser les questions des clients pour en trouver les mots clés, calculer des taux de probabilité et regrouper les questions dans des catégories bien définies. Ensuite, ces groupes de questions peuvent être envoyées aux gens les mieux en mesure d'y répondre, ou un programme pourrait même en traiter certaines. Au minimum, un programme automatisé peut envoyer un accusé de réception réconfortant aux usagers. Toutes ces fonctions, sans oublier les avantages explicites et implicites de ne pas faire attendre des clients pendant une heure sur un numéro vert, contribuent considérablement à diminuer les coûts du soutien des produits et des services. L'assistance technique n'est généralement pas un centre de profit, et le Web peut aider à réduire (mais sans l'éliminer) son coût.

2. Un stand d'information sur les produits et leurs caractéristiques. Nous avons tous entendu un présentateur marmonner à une vitesse folle les règlements d'un concours ou les caractéristiques d'un concessionnaire automobile à la fin d'une publicité à la radio ou à la télévision. Le résumé présenté est tout juste suffisant pour satisfaire les exigences des conseilleurs juridiques. Pensez aussi aux publicités de médicaments de prescription dans les magazines. Avez-vous déjà essayé de lire trois pages de texte dans un caractère si petit? Les médias traditionnels sont limités par la quantité d'information qui peut être transmise. À l'opposé, sur le Web, les sociétés peuvent fournir, comparativement à un faible coût, des caractéristiques détaillées, sans ennuyer les gens moins intéressés par cette masse importante de renseignements.

3. La vente, la mise à jour et la distribution des améliorations de produits. Il est devenu très coûteux de distribuer des logiciels selon les canaux traditionnels (se reporter à TidBITS-352). Pour la multinationale comme pour le développeur indépendant, le Web permet d'importantes économies. Les améliorations et les mises à jour des logiciels coûtent des milliers de dollars selon les moyens traditionnels (comme l'envoi postal de disquettes). Les coûts d'établissement et d'entretien d'un système Internet pouvant desservir des milliers d'utilisateurs par jour ne représentent qu'une fraction des coûts de l'envoi postal. Cela encourage des mises à jour et des améliorations incrémentielles en temps opportun. Les nouveautés les plus formidables sont disponibles au fur et à mesure qu'elles sont développées, plutôt que d'être bloquées par une révision majeure qui justifierait le coût de l'envoi postal.

[Cette facilité de distribution pour les mises à jour incrémentionnelles peut avoir un effet pervers : pour en savoir plus, consultez l'article "Attendre en retenant son bêta" dans TidBITS-328. -Geoff]

Peut-être pensez-vous que tout cela est bien intéressant pour les développeurs de logiciels mais vous vous demandez quel est le lien avec votre société. Je ne vous ai présenté qu'un seul cas de figure où l'on peut économiser de l'argent à l'aide du Web. J'ai construit des centres d'informations commerciales fonctionnant par abonnement, des points d'accès bidirectionnels et sécurisés à des bases de données, des systèmes distribués de planification d'échelle internationale, des systèmes de commande capables d'aider l'acheteur à obtenir toutes les pièces requises lors d'un achat multiple et plus. D'autres utilisations n'ont que l'imagination pour limite.

Qu'en est-il de la publicité sur le Web? Les plaquettes publicitaires, ces petits éléments graphiques apparaissant généralement en haut d'une page Web pour inciter l'internaute à visiter un site, ont un taux de réussite (le clic de la souris) d'environ 2 %. Parmi les visiteurs qui cliquent sur ces graphiques, peut-être 2 % exploreront un site une fois qu'ils auront découvert qu'il s'agit d'une publicité.

Les plaquettes publicitaires sont en général une mauvaise idée. Elles sont habituellement agaçantes, inefficaces et trompeuses. Elles deviennent rapidement défavorables pour les annonceurs Web. Une autre méthode publicitaire inadéquate sur le Web est l'utilisation des pages intermédiaires qui, avant de permettre à l'internaute d'aller là où il le désire, l'obligent à visualiser une publicité. Les internautes n'ont pas encore été habitués à cette nuisance comme le sont maintenant les téléspectateurs, et un grand nombre réagissent de façon désagréable.

Un bref retour sur le passé peut aider à apprécier la nouvelle perspective du Web. Lorsque la radio a commencé, la meilleure méthode publicitaire n'avait pas été déterminée. Par la suite, la commandite des émissions est devenue la méthode préférée. Dans le cas de la télévision, le même modèle de commandite par émission ne s'est pas avérée être la solution optimale. Je ne crois pas que nous ayons encore découvert la meilleure méthode publicitaire sur le Web.

La meilleure méthode pour inciter de grands nombres de personnes à visiter un site, je vend ici la mèche, est de proposer un excellent contenu. Cela exige de connaître votre clientèle, de faire une analyse poussée des fichiers donnant la liste des personnes se connectant à votre site et de disposer d'un personnel compétent qui travaille avec des ressources adéquates.

Qui Est Là? -- Pour le moment, l'audience du Web n'a rien n'a voir avec ce que à quoi les publicitaires ont eu l'habitude de voir. Les surfeurs du Web ont une avance technologique autrement plus poussés que que les maniaques de la télécommande. Ils sont sur le Web pour obtenir des informations. Ne leur traitez pas de haut et ne leur fournissez pas d'affirmations non-vérifiables. Plus important, analysez ce qu'ils veulent et donnez leur les informations qu'ils demandent, dans la limite de vos capacités.

N'Attendez Pas Les Taux d'Accés -- Tout site Web commercial conserve un fichier de log détailé de ses utilisateurs qui ferait les délices des publicitaires de la télévision. Néanmoins quasiment aucun de ces sites ne tire réellement tout le profit qu'ils pourrait tirer de ces fichiers. On peut extraire des informations précises et essentielles de ces fichiers, y compris ce qui intéresse les utilisateurs, ce qu'ils lisent, ce qu'ils ignorent, d'où ils viennent, et, de façon grossière, combien de temps ils sont restés sur le site. Bien qu'elles ne soient pas parfaites, ces informations sont un outil inestimable pour préparer les mises à jour d'un site. La plupart des ingénieurs et techniciens se focalisent sur les données et outils d'analyse qui sont totalement factuelles sur un fichier de log, et peuvent manquer la vision démographique globale en ignorant les informations déductibles potentiellement plus intéressantes.

Maîtrise du Web -- Trop souvent le budget pour un site Web est une fraction de ce qui est consacré au service de nettoyage. Le Web est un milieu capable de produire de la qualité - et de la réaction - en proportion quasiment directe de ce qui y est investi. Beaucoup de gens se définissent comme des "webmestres" alors qu'ils ont des connaissances rudimentaires, comme lorsque quelqu'un qui a écrit un article pour un journal scolaire se définit comme un journaliste. La différence est que le marché connait les critères requis pour être un journaliste. Le savoir-faire Web est justement cela: un talent qu'il faut maitriser. Les qualifications et conditions préalables incluent un sens développé pour le design, des capacités de programmation, des compétences de gestion et d'interaction, et une connaissance approfondie de nombreux domaines techniques. Quand une société met la main sur un bon webmestre, trop souvent, elle étouffe les talents du webmestre avec un budget inadéquat, généralement poussée par la crainte, des expériences passées négatives, et un manque de compréhension.

Bon: vous avez publié tout ce que vous avez, vous avez adapté votre site aux intérets de vos clients indiqués par les fichiers logs, et, sacrebleu, avec ce que touche le webmestre vous songez à changer de carrière. Alors pourquoi votre site Web a t'il donné des résultats aussi piteux? Jetons un coup d'oeil à certains des problèmes qui ont généré les désillusions ressenties par de nombreuses sociétés dans leur aventure sur le Web:

Si un site fourni une structure approfondie mais avec différent niveaux de détails fournissant des informations en quantité et qualité adéquates (quantité, dans le sens que le site est aussi complet que possible, et qualité, dans le sens que les informations sont claires et bien conçues, appropriées, et utiles), alors le site _sera_ visité.

Les clients s'attendent déjà à ce qu'une entreprise maintienne un site Web; et leurs attentes ne peuvent que grandir. Bien que votre site Web ne vous rapportera peut-être jamais un centime, il peux sauver votre entreprise. Comme les distributeurs automatiques pour les banques, le site Web deviendra indispensable pour une entreprise si elle veut rester concurrentielle.

Et on peut supposer sans risques que vos concurrents liront aussi cet article.

[Dan Meriwether est l'auteur du The Macintosh Web Browser Kit, publié par John Wiley & Sons, et un consultant dont les clients incluent Canon, Wells Fargo Bank, Tsutomu Shimomura, et autres organisations nationales et internationales. Dan est aussi le webmestre de BMUG.]

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