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TidBITS#363/27-Janv-97
(version française)

La part de marché d'Apple est en baisse, mais qu'en est-il au juste? Dans ce numéro, nous examinons les statistiques plus ou moins aléatoires sur les ventes des systèmes d'exploitation. De plus, cette semaine, Geoff Duncan examine les pour, les contre et les changements du tout nouveau MacOS 7.6, nous discutons du dernier MacWorld selon quelques commentaires des lecteurs et nous traitons des nouvelles versions de NetPresenz et de UserLand Frontier, en plus d'une importante version bêta de Eudora.

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<http://www .dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-363.html>

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MailBITS/27-Janv-97

Mise à Jour de Eudora Light/Pro -- Qualcomm distribue la version 3.0.2b7 de Eudora Light et Pro. Nous ne nous intéressons que rarement aux versions bêta, d'autant plus rarement que la production de logiciels dédiés à Internet est surabondante, mais cette version corrige des bogues possiblement ennuyants tels la ligne d'entrée supplémentaire et surtout la corruption des fichiers de surnoms, provoquée dans au moins un cas par le glisser/déposer d'un surnom sur un fichier de surnoms fermé. Le fichier à télécharger fait 1,5 Mo pour la version Pro et 2 Mo pour la version Light. Vous ne pourrez installer la version bêta de Pro que si vous avez déjà installé la version Pro 3.0 ou 3.0.1. [ACE]

<http://www.eudora.com/mac302b.html>

Distribution de NetPresenz 4.1 et discussion -- Peter Lewis de Stairways Software a commencé à distribuer la version 4.1 de NetPresenz, le populaire serveur Web, FTP et Gopher. La principale amélioration a trait à la plus grande stabilité lors de chargements volumineux, mais le serveur Web soutient maintenant les CGI étendus, l'authentification des CGI et l'inclusion de serveurs multiples pour la réalisation de pages web dynamiques. Le prix de 10 $ de NetPresenz est toujours imbattable, et la mise à jour est gratuite pour les utilisateurs qui se sont enregistrés après le 1er janvier 1996. Ceux qui se sont enregistrés avant cette date devront débourser 5 $.

<http://www.stairways.com/netpresenz/>

Stairways annonce aussi deux nouvelles listes de distribution, l'une pour Netpresenz et l'autre pour Anarchie. Pour s'abonner, il suffit d'envoyer du courrier à <netpresenz-on@list.stairways.com> ou à <anarchie-on@list.stairways.com>. Puisque ces listes utilisent le même système d'abonnement que celui de TidBITS, aucune commande n'est nécessaire. Vous pouvez aussi vous abonner, ainsi qu'à d'autres listes, en remplissant un formulaire web sur le site de Stairways. [ACE]

<http://www.stairways.com/mailinglists/>

Nouvelle version de Final Frontier -- UserLand Software distribue la version 4.2 de Frontier. Ce puissant et rapide environnement de script propose d'importantes améliorations aux outils de gestion des sites Web (dont une NewsPage pour les pages constamment mises à jour), améliore la gestion des macros, permet l'édition de documents HTML ouverts à partir de l'éditeur intégré de Frontier, soutient la création des cartes de sites MCF (Voir TidBITS-355), propose aux WebMasters et aux auteurs des scripts utiles pour le Finder (à partir de OSA Menu de Leonard Rosenthol) et s'intègre très bien avec WebSTAR 2.0. Frontier est toujours gratuit; les curieux peuvent avoir une bonne idée de ses possibilités en consultant la documentation en ligne.

<http://www.scripting.com/frontier>

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Le marché des ordinateurs sur Mac OS à un plateau?

par Matt Deatherage <mattd@gcsf.com>

Diverses sociétés d'analyse de marché ont récemment publié des statistiques et prévisions pour le domaine de l'informatique, et le Mac OS obtient une évaluation se situant entre mitigée et négative, selon la personne interrogée et la question posée.

Alors que l'on s'attend à ce que la plupart des fabricants américains d'ordinateurs publient des résultats plutôt bons pour le dernier trimestre de 1996, tous les analystes s'accordent pour dire que les ventes de PC, particulièrement aux États-Unis et en Europe, sont plus faibles que celles prévues. IBM et Hewlett Packard n'auront pas de problèmes puisqu'elles sont des sociétés importantes, globales et diversifiées, et Compaq se remet fort bien de sa mauvaise gestion des stocks au cours de l'année dernière et d'un premier semestre faible. Par contre, Apple a annoncé une perte de 120 millions de dollars pour le même trimestre, en raison selon elle du manque de stock de PowerBook et des ventes trop faibles de Performa aux États-Unis.

À propos de ces nouvelles, un analyste d'Oppenheimer & Co a déclaré au Wall Street Journal que le système d'exploitation d'Apple est " à bout de souffle " et que les gens choisissent Windows à la place du Macintosh parce qu'il y a plus de logiciels Windows disponibles; de plus, la part d'Apple dans le marché éducationnel va diminuer (mais on ne mentionne ni données ni raisons justifiant une telle allégation).

International Data Corporation (IDC) a publié ses premières estimations des ventes de systèmes d'exploitation pour 1996. La firme a indiqué que les ventes de Windows 95 ont été inférieures aux prévisions et que " de nombreuses sociétés ont repoussé leur migration vers les nouveaux systèmes d'exploitation ", autrement dit Windows 95 et Windows NT. Ce n'est pas pour autant que les gains ne furent pas spectaculaires; Windows 95 a généré 63 % des ventes mondiales d'OS en 1996, mais c'est néanmoins 9,3 % de moins que prévu. Les ventes de Windows NT ont augmenté de 303 %, mais c'est 32 % de moins que prévu. Les " analyses de marchés " d'IDC indiquent que " les clones Apple n'ont pas encore donné lieu à une augmentation de la part de marché " et que " Apple doit introduire un système d'exploitation réellement multitâches qui soit hautement compatible avec le Mac OS actuel et reprendre son avance technologique afin d'améliorer sa position. L'annonce récente de l'acquisition de NeXT Software par Apple et ses plans pour intégrer la technologie de NeXT dans ses systèmes d'exploitation futurs n'adressent pas complètement ce besoin ".

<http://www.idcresearch.com/HNR/pcopso.htm>

Étant donné tout l'aspect négatif du rapport d'IDC, les ventes du Mac OS ont-elles été vraiment mauvaises? Il y a eu une réduction de 6,8 à 6,6 % du total d'unités livrées. Comparez cela à OS/2, qui a perdu près de la moitié de sa part de marché pendant la même période.

Part de marché du Mac OS -- Une partie du problème est attribuable à des définitions incompatibles. La plupart des rapports des médias sur la faiblesse d'une part de marché qui va en diminuant mentionnent Apple Computer. Depuis 1995, ceci ne couvre plus le marché du Mac OS, parce que des sociétés autres qu'Apple vendent maintenant des ordinateurs exécutant le Mac OS. Mais puisqu'il s'agit d'un développement récent, il y a une tendance générale à considérer la part de marché du Macintosh et la part de marché du Mac OS comme étant la même chose. Ce n'est pas le cas.

Une part de marché, pour les non-initiés, est le pourcentage dans une catégorie précise de toutes les nouvelles ventes réalisées par une société particulière. Techniquement parlant, une part de marché doit être mesurée durant un intervalle de temps donné, mais il s'agit généralement de l'évaluation du chiffre d'affaires d'une société par rapport à celui de ses concurrentes au moment présent. Le rapport d'IDC indique que 6,6 % de toutes les ventes de systèmes d'exploitation en 1996 furent des achats du Mac OS, par rapport à 6,8 % en 1995. Il est intéressant de noter que ces chiffres n'incluent pas les mises à jour, mais seulement les nouvelles unités vendues à de nouveaux acheteurs, ce qui fournit une évaluation de la part de marché des ordinateurs capables d'exécuter le Mac OS.

Une diminution de 0,2 % n'est pas beaucoup; d'après les chiffres d'IDC, il s'agit d'une diminution d'à peu près 150 000 unités sur un volume annuel des ventes de 5 millions. En 1995, IDC indique que 4,5 millions de licences Mac OS ont été vendues. Comment 5 millions peuvent-ils représenter une diminution? Le marché des systèmes d'exploitation s'agrandit, voilà pourquoi! Les ventes du Mac OS ont augmenté aussi, mais pas aussi vite que les autres segments du marché. Pour rester à 6,6 % des ventes, les ventes du Mac OS auraient dû atteindre 5,15 millions. Elles ne l'ont pas fait, d'où la réduction de la part de marché en même temps qu'une augmentation globale des ventes.

Du fait que la précision des statistiques d'IDC est supérieure à 0,2 % (et elle l'est probablement, bien que ce ne soit pas certain), les ventes du Mac OS ont été statistiquement stables en 1996. Mais les rapports dans la presse, et Apple Computer elle-même, continuent à mentionner une diminution des ventes, au lieu d'une stabilité ou d'une faible croissance.

Envoyez les clones -- Les fabricants de clones Mac OS sont à l'origine d'une partie des gains et très vraisemblablement d'une part de la baisse des ventes subie par Apple. NEWS.COM a consacré une étude aux quatre grands fabricants de clones, Daystar Digital, Motorola, Power Computing et UMAX, pour déterminer ce qui faisait marcher chacun d'eux. Dans cette étude, NEWS.COM affirme que, selon Dataquest, concurrente d'IDC, les clones Mac OS occupaient 8,5% du marché U.S. des Macintosh pour le troisième trimestre de 1996.

<http://www.news.com/SpecialFeatures/0,5,6931,00.html>

Les chiffres de Dataquest ne sont pas valables pour l'année entière, bien sûr, mais cela rend les choses plus intéressantes. Si, comme une source l'a affirmé, la part de marché d'Apple aux États-Unis au quatrième trimestre était d'environ 7,3 %, on obtient en ajoutant les autres ventes du Mac OS un total de part de marché de 7,9 %. C'est encore bien loin des 13,2 % d'Apple l'année dernière, mais on ne peut blâmer les gens qui hésitent avant d'acheter un Mac, étant donné le climat actuel suscité par la presse. La part totale de marché est probablement plus élevée que 7,9 %; j'ai triché en appliquant les chiffres des clones du troisième trimestre aux chiffres d'Apple pour le quatrième trimestre. Les chiffres pour les clones sont probablement plus élevés au dernier trimestre à cause de l'introduction des machines de Motorola (et d'APS) qui ne semblent pas avoir cannibalisé les autres ventes du Mac OS.

On sait que Motorola a livré au moins 40 000 clones StarMax au cours des huit premières semaines de production, et un dirigeant commercial de Motorola a indiqué à NEWS.COM que la société a " de bonnes raisons de croire " qu'un quart des acheteurs font ainsi leur premier achat Mac OS. Motorola ne se mêle pas pour l'instant du marché du détail parce qu'elle croit qu'il est trop tard pour elle mais, de toute façon, elle ne pourrait répondre à la demande du marché de la vente au détail.

D'un autre côté, UMAX a livré 100 000 unités au cours des six derniers mois de 1996. Pour Power Computing, les chiffres ne sont pas disponibles, mais pourraient dépasser les 500 000 unités en 1996, d'après une évaluation de Tim Bajarin. Les chiffres de DayStar Digital sont plus faibles, soit environ 3 000 unités, parce qu'ils fabriquent des systèmes haut de gamme, sur lesquels les marges sont importantes. La machine quadriprocesseur 604e 200 MHz est réservée à un marché spécialisé, surtout à 10 000 dollars chacune.

[Nota : Apple vient de publier de nouvelles informations sur les ventes de clones, attribuant plus de 100 000 ventes à Power Computing au cours de sa première année. - Adam]

<http://www.devworld.apple.com/devnews/devnews012797.html>

UMAX et Motorola estiment chacune qu'elles peuvent obtenir 10 % du marché du Mac OS d'ici l'an 2000. Cela augure bien pour Apple seulement si elles obtiennent ce résultat en élargissant le marché du Mac OS. C'est en particulier ce qu'UMAX se propose de faire, elle dont la société mère est établie à Taiwan et qui pense que les marchés asiatiques sont prêts pour la technologie du Mac OS et qu'elle est à pied d'oeuvre. La société a confié à NEWS.COM qu'elle espère augmenter de 300 % les ventes du Mac OS à Taiwan, et encore plus dans le sud-est asiatique et dans certaines régions de Chine. C'est exactement ce qu'Apple a besoin d'entendre, et si tous les fabricants de clones obtiennent de telles parts de marché, cela aura valu la peine de subir les premières années du clonage, au cours desquelles les ventes de clones se faisaient aux dépens de la part de marché d'Apple.

Qu'est-ce que cela signifie? -- Aucune société d'analyse de marché n'a été capable de fournir les parts de marché du Mac OS en fonction de la plate-forme matérielle séparément de la part de marché du Macintosh (d'Apple). En se référant aux ventes d'OS, les données d'IDC montrent qu'il y a eu peu de changements de 1995 à 1996, malgré les mauvais commentaires de la presse à l'endroit d'Apple et la perte de confiance des consommateurs, mois après mois. Il s'agit d'une réussite quand même acceptable. Selon IDC, " les clones Mac OS doivent augmenter la part de marché " mais étant donné que tout le monde croit que le marché du Mac OS est en train de disparaître, ce n'est pas mal du tout.

Il est bon également de se rappeler que le marché des OS autres que le Mac OS n'est pas unifié. D'après le huitième Computer Industry Almanac, il y a à peu près 25 millions d'utilisateurs du Macintosh au troisième trimestre 1996 (26 millions d'après Apple), près de 180 millions d'utilisateurs de DOS, 130 millions d'utilisateurs de Windows 3.x et 53 millions d'utilisateurs de Windows 95/NT. Chacun de ces systèmes d'exploitation a des interfaces de programmation différentes; le code écrit pour Windows 3.x tournera sous une forme d'émulation sous Windows NT, mais l'inverse n'est pas vrai. Si Apple désire (cela dépend à qui on le demande) distribuer Rhapsody pour les ordinateurs autres que les PowerPC, les développeurs auront alors à leur disposition un moyen aisé de développer un programme pour Mac OS et le rendre également disponible pour les machines Windows récentes. Cela aura sans aucun doute pour effet d'attirer plus de développeurs sur la plate-forme Mac, et plus de logiciels pour le Mac OS se traduira par des ventes plus élevées, d'après les théories d'IDC.

Il est clair qu'Apple doit agir; sans un bon Mac OS à proposer, les ventes de clones vont probablement diminuer, peu importe le dynamisme des offres. Les fabricants de clones de Mac sont trop petits pour faire de la recherche, et cette tâche revient à Apple, alors que celle-ci a déclaré une perte au quatrième trimestre, en raison de la combinaison d'un marketing tiède, de moins d'espace sur les étagères, d'un total de ventes de PC plus faibles que celles prévues et d'une crise de confiance des consommateurs. Les fabricants de clones sont déjà là et se portent bien (Power Computing a généré un bénéfice à son premier trimestre) et, comme le montrent les ventes, il faut cependant à chercher un peu pour trouver des nouvelles pas trop mauvaises.

[Cet article est repris et mis à jour avec la permission de MDJ, une publication quotidienne sur les Macintosh qui traite des nouveautés, des produits et des événements du monde Macintosh. Si vous êtes à la recherche d'autres nouveautés Mac, faites un essai de MDJ. Pour les lecteurs de TidBITS désirant s'abonner, il existe une offre, dont la durée est limitée, de 11,95 $ par mois (20 % de réduction). Pour plus d'informations, visitez le site Web de MDJ.]

<http://www.gcsf.com/tidbits.html>

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Conseils à un novice du MacWorld

par Jeff Carlson <jeffc@tidbits.com>

Mardi a été synonyme de courrier électronique. Après la parution de «Expo MacWorld : c'était ma première fois» dans TidBITS-362_ (mon premier article dans TidBITS), j'ai reçu un flot régulier de commentaires et de lettres provenant de lecteurs dans l'ensemble du monde.

En particulier, plusieurs personnes ont fait des commentaires sur le conseil offert aux nouveaux participants, à savoir de ne pas prendre tout ce qui était offert gratuitement, et d'autres ont réagi à l'endroit de l'art du faire croire de Steve Jobs.

Suzanne Courteau <suzanne_courteau@macworld.com> a écrit:

Tout d'abord, j'ai laissé ma mallette de journaliste au bureau. Dans la poche de ma veste, j'avais des crayons et des cartes de visite. Quand je voyais un produit fabuleux, il m'était facile d'écrire une note sur une carte puis de la donner au gestionnaire du produit ou des relations publiques en lui demandant de me faire parvenir quelque chose au bureau. J'ai reçu tout ce que je voulais sans nuire à mon dos ou à mes pieds.

Adam L. Pollock <alp@umich.edu> a adopté une approche certainement plus encombrante:

J'avais vraiment pour objectif de me procurer tous les crayons, CD, disquettes, etc. qui étaient offerts. Je désirais aussi des t-shirts et, à la fin de l'expo, j'ai fait le tour en demandant des articles gratuits ou en faisant des échanges et j'en ai obtenu douze!

Jack C. Kobzeff <jack.c.kobzeff@jpl.nasa.gov> a remarqué :

J'ai eu l'impression que l'art du faire croire de Steve Jobs ne réussissait qu'à moitié. Je me souviens des débuts du Mac et de NeXT, et il aurait pu vendre de la neige aux esquimaux à l'époque! Il a été fantastique lors des présentations de NeXT, en réussissant à intéresser des gestionnaires cravatés avec un ordinateur sans applications et sans lecteur de disquette. Cette fois-ci, je ne sais pas si c'est parce qu'il est trop vieux, trop riche ou que son coeur n'est pas vraiment enflammé par l'opération avec Apple, mais son art du faire croire n'était pas le même qu'auparavant. Cet art du faire croire existe encore, mais il est plus faible.

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Apple distribue le MacOS 7.6

par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>

Apple a publié le MacOS 7.6, une version complète de son système d'exploitation qui qui possède quelques nouvelles fonctionnalités, une série de changements internes très importants et une gamme de nouvelles technologies d'Apple qui étaient auparavant disponibles gratuitement. Le MacOS 7.6 n'est pas gratuit et il ne peut pas être téléchargé. Étant donné que le CD-ROM fait 120 Mo, il s'agit probablement d'une bonne idée.

<http://www.macos.apple.com/macos/releases.html>

Le MacOS 7.6 offre enfin une méthode d'installation pour le système d'exploitation. Auparavant, l'Installation d'une nouvelle version du système d'exploitation pouvait être une tâche ardue, nécessitant deux ou trois installations du système d'exploitation, plus des installations distinctes de technologies comme OpenDoc et Open Transport. Le MacOS 7.6 élimine un grand nombre de ces étapes et contribue à réduire la confusion à l'égard des diverses versions du système 7.5. De plus, Apple a rempli sa promesse : elle a commencé à distribuer une mise à jour du MacOS en janvier 1997.

D'un autre côté, le MacOS 7.6 a suscité peu d'enthousiasme, en raison de l'absence des caractéristiques importantes qu'Apple a promises depuis belle lurette. Le MacOS 7.6 n'inclut pas de Finder natif PowerPC avec "multi-threading", un moteur de recherche rapide en texte intégral, une aide active, un gestionnaire de présentation (Appearance Manager; pour modifier considérablement le bureau) ou Java. Toutes ces caractéristiques sont réservées à Tempo, la prochaine mise à jour prévue par Apple en juillet 1997.

L'installation de MacOS 7.6 -- Une des nouvelles caractéristiques du MacOS 7.6 est un installeur qui regroupe les fonctions de base du système d'exploitation et les ajouts comme OpenDoc, Cyberdog et QuickDraw GX. On en parle comme d'un nouveau programme, mais il s'agit en fait d'un programme "maître" (shell) qui contrôle les installeurs des composantes distinctes. Heureusement, l'installeur demande aux utilisateurs de faire la mise à jour des pilotes de leurs disques durs (un problème fréquent mentionné par Apple dans les fichiers que les utilisateurs n'ont l'habitude de lire qu'après avoir eu des problèmes) et lance SOS Disque avant de tenter d'installer une nouvelle version du système d'exploitation. Le nouvel installeur permet aussi de créer un nouveau dossier système ou de faire la mise à jour d'un dossier système existant, une fonction qui était auparavant secrète.

Toutefois, l'installeur peut aussi engendrer de la confusion. Une fois que vous avez fait vos choix, il lance des installeurs "ancienne génération" pour les composantes, et chacun de ceux-ci vous demande ce que vous voulez. Ainsi, si vous voulez installer MacOS 7.6, OpenDoc et QuickDraw 3D, vous verrez d'abord apparaître l'installeur de MacOS 7.6, puis celui de OpenDoc et enfin celui de QuickDraw 3D. Lorsque vous verrez apparaître le deuxième, il est possible que vous ayez déjà oublié le début de la procédure et ce qui adviendra après.

Apple a aussi modifié les installeurs particuliers, surtout celui permettant l'installation personnalisée de MacOS 7.6, qui regroupe maintenant les composantes par catégories de fonctions (Mobilité, Multimédia et Aide) en plus des catégories comme Tableaux de bord et Extensions. Malheureusement, cela signifie que des éléments particuliers (comme Échange PC/Macintosh) apparaissent plus d'une fois, et le fait d'en choisir un dans une catégorie ne le sélectionne pas automatiquement dans les autres, ce qui crée de la confusion à savoir si l'élément sera installé ou pas.

Ce qui est inclus -- En plus du système d'exploitation de base, le MacOS 7.6 comprend QuickTime 2.5, OpenDoc 1.1.2, Cyberdog 1.2.1, QuickDraw 3D 1.0.6, QuickDraw GX 1.1.5, MacLink Plus 8.1 (de DataViz), Open Transport 1.1.1, Open Transport/PPP 1.0, Remote Access Client 2.1 et la version 1.2 du Apple Internet Connection Kit.

Vous remarquerez que le MacOS 7.6 ne comprend pas QuickDraw 3D 1.5 ni Open Transport 1.1.2. Pourquoi? Tout simplement à cause du calendrier : coordonner plus de 100 Mo de matière provenant de douzaines de groupes distincts chez Apple représente une tâche énorme. Apple a probablement établi des échéances strictes afin que le MacOS 7.6 soit publié à temps. Cela correspond à la politique de mise à jour incrémentielle d'Apple, selon laquelle les technologies distinctes, comme Cyberdog, Open Transport et QuickTime, seront mises à jour indépendamment des nouvelles versions importantes du MacOS à l'intention des utilisateurs qui ont besoin des nouvelles versions le plus tôt possible.

Toutefois, cette situation peut causer des problèmes aux utilisateurs désirant être à jour à l'égard des technologies de Apple. Si vous avez déjà installé Open Transport 1.1.2, l'installateur du MacOS 7.6 vous avertira plus d'une fois que vous tentez de remplacer une version plus récente de Open Transport. Si vous désirez utiliser Open Transport 1.1.2, vous devrez la réinstaller après avoir installé le MacOS 7.6. L'architecture de réseau classique n'est pas compatible avec le MacOS 7.6 et vous devez utiliser Open Transport. Même si ces problèmes touchent essentiellement des utilisateurs aguerris qui sont en mesure de comprendre ce qui se passe (les utilisateurs chevronnés, les programmeurs et les amateurs inconditionnels), cette situation ne plaira pas à tout le monde.

Nouveautés -- À part le nouvel installateur, le MacOS 7.6 comprend Extensions Manager 4.0 (Gestionnaire d'extensions), qui est nettement meilleur que les versions précédentes. En plus de sa capacité à permettre la gestion d'extensions et d'ensembles d'extensions par les utilisateurs, Extensions Manager 4.0 comporte une interface mise à jour (avec possibilité de tris) et la possibilité d'afficher les extensions en les regroupant par dossiers ou par paquets. Ce dernier mode est particulièrement utile, car il permet d'identifier et d'activer/désactiver les parties apparentées d'un groupe complexe, du genre Now Utilities ou OpenDoc. Les éditeurs de logiciels peuvent devoir mettre à jour leurs extensions système afin d'identifier le groupe auquel elles appartiennent, mais un nombre surprenant de composantes système comportent déjà cette information. Extensions Manager 4.0 ne peut pas identifier des conflits d'extensions comme Conflict Catcher de Cassady & Greene, mais il peut exporter un fichier texte avec la liste détaillée de vos extensions.

Le MacOS 7.6 comporte aussi quelques éléments de pur confort, tel Desktop Printing 2.0.2, qui vous permet de déplacer les icônes apparaissant sur le bureau pour les imprimantes vers des dossiers. Vous pouvez également commuter entre des imprimantes sur le bureau en utilisant un nouveau module pour la barre des réglages et à l'intérieur la boîte de dialogue Imprimer (bien que je ne sois pas sûr si LaserWriter 8.4 est nécessaire). De même, il y a, caché dans le tableau de bord Speech une fonction appelée Talking Alerts, qui active la fonction texte-vers-parole afin de lire le texte des alertes affichées à l'écran après un temps défini par l'usager, une fonction éventuellement utile aux handicapés visuels ou aux personnes ayant besoin que leur Mac les appelle du fond de la pièce. Malheureusement, Talking Alerts ne fonctionne qu'avec des messages d'alertes modales.

De même, le FKey classique (PictWhap) qui vous permettait de faire des clichés de votre écran a été mis à jour. Pomme-majuscule-4 n'envoie plus un cliché écran vers l'imprimante : désormais, cette combinaison permet la sélection d'une partie de l'écran à sauvegarder dans un fichier; de plus, si vous avez appuyé sur Verrouillage Majuscules, le curseur se change en une cible et vous pouvez prendre un cliché d'à peu près n'importe quelle fenêtre sur laquelle vous cliquez. Appuyer sur Pomme-majuscule-3 prend toujours un cliché de l'écran, mais le fait d'appuyer sur Contrôle (avec n'importe combinaison de touches) copie le cliché dans le presse-papiers au lieu d'un fichier au premier niveau de votre disque de démarrage. Ces fonctions ne concurrencent pas des utilitaires de copie d'écran comme le vénérable partagiciel Flash-It de Nobu Toge, mais elles seront un don du ciel pour tous les rédacteurs techniques.

<ftp://mirror.aol.com/pub/info-mac/gst/grf/flash-it-302.hqx>

Il y a aussi un certain nombre de changements de bas niveau dans le MacOS. Les Macs PowerPC et 68040 gèrent désormais des volumes allant jusqu'à 2 téraoctets, bien des mises à jour et extensions système ont été intégrées au fichier système, les événements Apple (Apple Events) peuvent dépasser 64K de données et des améliorations à l'ensemble du système augmentent significativement sa stabilité. Deux changements dans la gestion de la mémoire méritent une mention : d'abord, les machines 24 bits (les Mac II, IIx, SE/30, et IIcx) qui auparavant utilisaient MODE32 de Connectix ne sont pas compatibles avec le MacOS 7.6. De même, les machines à processeur 68000 ou 68020 ne sont plus compatibles, y compris le Plus, SE, Classic, Portable, LC et PowerBook 100. Les Macs à processeur PowerPC ne peuvent faire tourner que le Nouveau Gestionnaire de mémoire sous le MacOS 7.6 : le vieux Gestionnaire de mémoire 68K n'est plus compatible.

Les utilisateurs auront aussi remarqué que les références à Macintosh sont remplacés par MacOS et que l'article "À propos de votre Macintosh..." est devenu "À propos de cet ordinateur". De même, le bien-aimé Bienvenue à Macintosh qui est affiché lors du démarrage de la machine a été supprimé en faveur d'un logo MacOS plus moderne (et plus générique).

Ce qui manque -- Le MacOS 7.6 n'inclut pas MacOS Runtime pour Java (MRJ), un élément promis par Apple lors de l'annonce de son programme de mises à jour semestrielles. Apple n'a présenté que MRJ 1.0 pour PowerPC, et une version pour les machines 68K est attendue prochainement.

<http://www.applejava.apple.com/>

Le MacOS 7.6 ne supporte plus PowerTalk, la technologie d'avant-garde mais maintenant abandonnée de courrier électronique et de travail en groupe. Si vous avez besoin des fonctionnalités de PowerTalk, la seule solution est de continuer avec votre système actuel. Les développeurs et utilisateurs avancés remarqueront que le MacOS 7.6 requiert MacsBug 6.5.4, qui n'est pas encore officiellement disponible.

L'élément le plus important qui manque dans le MacOS 7.6 est CFM-68K. L'extension CFM-68K est nécessaire sur les Macs 68K afin de faire tourner une série d'applications actuelles telles que OpenDoc, Cyberdog, LaserWriter 8.4, Apple Media Tool, AOL 3.0 et Internet Explorer 3.0. Apple a récemment découvert un sérieux bogue dans CFM-68K et conseille aux propriétaires de Macs 68K de le désactiver (voir TidBITS-356_.). Le MacOS 7.6 empêche même l'utilisation de CFM-68K aux aventuriers qui voudraient lancer des applications qui ont besoin de cette extension. Heureusement, les développeurs ont la possibilité de contourner ces limitations pour tester CFM-68K sous le MacOS 7.6, et une mise à jour pourrait bientôt être disponible (deux solutions éventuelles sont actuellement testées chez Apple).

Disponibilité -- Vous pouvez acheter le MacOS 7.6 immédiatement chez Claris, et il devrait être disponible sous peu par le biais des canaux traditionnels (y compris la vente par correspondance et la vente en ligne). Chez Claris, le MacOS 7.6 coûte 99 $ US sur CD-ROM, et 129 $ US sur disquettes. Si vous parvenez à prouver l'achat du Système 7.5 (séparément ou avec un Mac), la mise à jour coûte 69 $ US ou 99 $ US sur disquettes. Les Macs achetés récemment et qui ne sont pas équipés de 7.6 pourront avoir une mise à jour à 24 $ US grâce au programme MacOS Up-To-Date (consulter l'URL ci-après pour les conditions). Tous ces prix ne comprennent pas le transport et les taxes : comptez un minimum de 80 $ US pour l'achat du CD-ROM.

<http://www.macos.apple.com/macos/releases/fulfillment.html>

Actuellement, aucune information n'a été fournie quant à la disponibilité des versions localisées de MacOS 7.6.

Devez-vous acheter le MacOS 7.6? -- Le MacOS 7.6 serait plus intéressant à un prix moins élevé; Apple devrait réexaminer sa politique de prix des mises à jour (ou songer à un principe de réduction pour les abonnés individuels). Si vous possédez un Power Macintosh et voulez rester à la pointe de la technologie, le MacOS 7.6 pourrait vous être profitable. Si vous êtes satisfait de votre configuration ou possédez un Mac 68K, le MacOS 7.6 est moins important, et vous pourriez attendre Tempo, prévue pour juillet. Toutefois, si vous gérez un laboratoire ou un parc de Macs, le nouvel installeur universel pourrait vous faire épargner beaucoup de temps.

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