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Les PowerBook d'Apple n'ont pas fait que redéfinir l'industrie des ordinateurs portatifs, ils ont aussi concrétisé une certaine combinaison de style, d'innovation et de prestige, une combinaison qu'Apple essaie de recréer. Dans ce numéro, nous jetons un coup d'oeil pratique aux nouveaux prétendants : les PowerBook 1400 et 3400, ce dernier étant actuellement le portatif le plus rapide du monde. De plus, Adam pose certaines questions intéressantes à propos de la décision d'Apple ne pas inclure Open Transport dans Rhapsody.
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<http://www
.dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-371.html>
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La CDA à Washington -- Les audiences sur la Communications Decency Act ont débuté à la cour suprême des États-Unis. Sans vouloir analyser les résultats des premières présentations, je veux quand même signaler que j'ai été fasciné par la lecture de la transcription complète. Si vous voulez savoir ce que les juges de la cour suprême ont demandé aux avocats des deux parties, veuillez consulter l'adresse URL ci-dessous. Pour rappeler brièvement ce qui s'est passé au cours des deux dernières années, la Communications Decency Act (dans le cadre de la Telecommunications Act de 1996) a tenté de limiter le matériel offensant dans Internet selon les valeurs communautaires locales (voir TidBITS-315_). [ACE]
<http://www.aclu.org/issues/cyber/trial/sctran.html>
De la recherche et du développement -- Plusieurs lecteurs ont commenté les nombres présentés récemment par Apple à l'égard des dépenses de recherche et de développement. Les dirigeants d'Apple ont dit que les autres fabricants d'ordinateurs personnels ne consacraient qu'environ 1 à 2 % du chiffre d'affaires à la R.-D. C'est peut-être vrai, mais c'est sans compter le fait que les autres fabricants paient des droits de licence à Microsoft, partiellement à l'égard de la R.-D. accomplie par Microsoft pour Windows 95. De plus, j'ai dit qu'Apple visait à réduire les dépenses du ATG (Advanced Technology Group) pour l'établir à 5 % du chiffre d'affaires; il aurait fallu dire qu'Apple prévoit ramener les dépenses totales de R.-D. à 5 % du chiffre d'affaires, puisque l'ATG ne constitue qu'une partie des dépenses de R.-D. d'Apple. [ACE]
Macromedia débogue Shockwave Director -- Le 19 mars 1997, Macromedia a annoncé avoir corrigé les problèmes de sécurité de Shockwave Director dont nous avions parlé la semaine dernière (voir TidBITS-370_). La société n'a pas offert d'autres renseignements, mais il est à noter qu'il faut transférer les Schockwave Essentials au complet pour obtenir la version corrigée de Schockwave Director. La taille du fichier est 1,1 Mo. [ACE]
<http://www.webcomics.com/shockwave/>
<http://www.macromedia.com/shockwave/download/>
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Comme un grand nombre d'entre vous l'ont appris en lisant mon article dans TidBITS-370_, Apple a annoncé qu'Open Transport est en maintenance et que la technologie sera remplacée plus tard par le protocole de réseau Unix BSD (Berkeley Standard Distribution) dans Rhapsody. Open Transport continuera à faire partie de la boîte bleue (Blue Box), c'est-à-dire la couche de compatibilité pour les applications actuelles du Mac OS qui tournent sous Rhapsody.
À la suite de cette annonce, la réaction des développeurs Internet est allée de la confusion à la frustration pour revenir à la confusion.
Par exemple, selon Amanda Walker, qui a développé des parties de TCP/Connect et d'InterPPP II pour InterCon Systems (maintenant la propriété d'Ascend Communications), la décision de ne pas transférer Open Transport (qui constitue essentiellement des Mentat Portatif Streams, soit l'une des piles les plus rapides et flexibles pour les réseaux Unix) à OpenStep (qui utilise une pile acceptable mais plus lente et moins flexible pour les réseaux Unix fondée sur le BSD) est stupide et imprévoyante. Elle ne croit pas que le Mac OS classique puisse être une meilleure plate-forme de serveur que Rhapsody.
Des questions -- D'autres développeurs ont fait part de préoccupations semblables, mais les mêmes refrains étaient répétés par un grand nombre d'entre eux. Le remplacement d'Open Transport par le protocole de réseau BSD (ci-après BSD) ne découle pas d'une décision banale, et il influe sur le Mac non seulement à un bas niveau mais aussi au niveau de la gestion des utilisateurs. En mettant de côté les aspects purement techniques, voici quelques questions sur l'avenir des réseaux Mac, dont les réponses toucheront un grand nombre d'entre nous. Ces questions n'ont peut-être pas encore été résolues; tout utilisateur pour qui Open Transport est très important devrait être préoccupé par le fait qu'Apple n'avait pas de réponses à donner lorsque la société a annoncé sa décision.
Il est à noter que je ne suis pas intéressé par des réponses spéculatives : les seules personnes aptes à y répondre sont les ingénieurs d'Apple qui travaillent sur la transition des réseaux dans Rhapsody.
De nombreux développeurs pour Macintosh ont investi beaucoup de temps, d'énergie et de programmation pour développer sur Open Transport. Pourquoi remplacer les développeurs intéressés à développer pour Macintosh par des développeurs Unix et Windows (le BSD vient d'Unix, et les Winsock de Windows sont fondés sur le BSD), sachant que seul un petit nombre de ces derniers sont intéressés au Mac? Comme l'a déclaré Amanda Walker, quelqu'un désirant développer pour un segment d'Unix particulier serait devenu développeur pour NeXT.
<http://playground.sun.com/pub/ipng/html/ipng-PS.txt>
<http://www.mentat.com/ipv6.html>
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Quand Apple a lancé sa première famille d'ordinateurs portatifs, les PowerBook 100, 140 et 170, ceux-ci ont été jugés capables et très fonctionnels, en plus d'être attrayants et prêts à être utilisés. Avec les additions à la famille de la série des PowerBook 100 puis avec l'apparition des PowerBook Duo et série 500, Apple a réussi à maintenir sa réputation. Toutefois, au cours des dernières années, les nouveautés ont été limitées et ce n'est qu'avec le lancement du PowerBook 1400 qu'Apple a retrouvé la voie du succès.
<http://product.info.apple.com/productinfo/datasheets/pt/pb1400.html>
Un survol -- La famille du PowerBook 1400, soit la seconde génération d'ordinateurs portatifs Apple fondée sur le PowerPC, offre un grand écran, une conception soignée et le premier lecteur intégré de CD-ROM dans un PowerBook. Lors de son lancement l'année dernière, le 1400, qui utilisait une puce 603e tournant à 117 MHz, était jugé un peu lent par rapport aux autres ordinateurs Macintosh de bureau et aux portatifs PC. En février, Apple a lancé un modèle à 133 MHz, un ordinateur parfait pour ceux qui veulent un ordinateur offrant un bon rendement mais qui n'ont pas besoin (ou qui ne peuvent s'offrir) le très rapide PowerBook 3400 (il y a lieu de se reporter à l'article de Marc Bizer sur le PowerBook 3400 plus loin dans ce numéro).
La présentation -- Bien que les premiers PowerBook d'Apple n'étaient pas visuellement intéressants, les ordinateurs ne tentaient pas à l'époque d'être des oeuvres d'art. Les machines de la série 500 étaient élégantes, ce qui indiquait clairement que leur esthétique avait été pris en considération au cours de la conception, mais la famille des PowerBook 5300 a déçu. J'ai trouvé la présentation du 1400 agréable dès la première fois que je l'ai vu en vitrine chez un détaillant local et je continue à l'aimer maintenant que j'ai le mien depuis un mois.
Un agencement accessible est au moins aussi important que l'esthétique et Apple a de nouveau réussi à produire une machine qui est facile à utiliser. L'affichage fournit des contrôles de luminosité et de contraste faciles à utiliser (ils sont sur le coté droit, mais ils sont aussi bien accessibles avec la main gauche qu'avec la droite), et même si, au début, les boutons servant à ouvrir le PowerBook et à retirer la pile, le lecteur de CD-ROM ou le lecteur de disquette semblent inversés (il faut exercer une pression contraire à celle de mon vieux PowerBook 100), je me suis adapté rapidement. La pile et les lecteurs peuvent être retirés avec la même main qui ouvre le loquet, un aspect important si vous tenez le PowerBook avec l'autre main ou si vous n'avez qu'une seule main disponible.
Le clavier des nouveaux PowerBook d'Apple est nettement supérieur à celui des modèles précédents. Les douze touches de fonction (F1 à F12) sont petites mais utilisables et je n'ai rien trouvé jusqu'à présent qui nécessite les touches F13 à F15. (J'ai changé l'affectation de la fonction du compte des mots de Microsoft Word de F15 à F12. Oui, j'arrive à me passer d'une touche pour le soulignement double.) Contrairement à d'autres claviers de portatifs, celui-ci ne ralentit pas ma cadence de frappe qui est plutôt rapide, et je n'ai tapé sur la mauvaise touche qu'à de rares occasions, certainement pas plus souvent que sur mon clavier de bureau. Je souhaiterais seulement qu'il y ait une touche Commande du coté droit, de façon que je puisse taper Commande-Majuscule-9 pour la FKEY SignatureQuote que j'utilise depuis des années. Je pense que je peux m'habituer à le faire à deux mains, sinon je choisirai un autre numéro de FKEY pour utiliser l'irremplaçable outil de Rick Holzgrafe. (Je rédige maintenant tout mon courrier électronique sur mon PowerBook, et je _veux_ SignatureQuote.)
<http://www.opendoor.com/Rick/SQ.html>
Le pavé tactile possède un bouton que l'on peut cliquer mais je ne l'utilise presque jamais car je préfère utiliser les fonctions de clic, de double clic, et de glisser-déposer du pavé qu'Apple a rajoutées au pavé depuis les premières versions. Ces fonctions sont paramétrables et il est donc possible de les supprimer si on préfère cliquer en utilisant le vrai bouton ou cliquer sur le pavé mais faire le glisser-déposer avec le bouton.
L'accessibilité -- La double baie à l'avant du PowerBook 1400, sous l'appui pour les poignets, contient la pile d'un coté et le lecteur de CD-ROM ou celui de disquettes de l'autre. Je pensais devoir déplorer que le lecteur de CD-ROM et le lecteur de disquettes ne puissent être retirés sans redémarrer mais ce n'est pas le cas! Les deux lecteurs peuvent être retirés à n'importe quel moment, que l'ordinateur soit allumé, éteint ou en sommeil. (S'il y a un CD ou une disquette dans le lecteur lors du retrait, l'ordinateur demandera de remettre le lecteur et d'éjecter le CD ou la disquette avant de recommencer.)
Je ne serais pas surpris de l'arrivée prochaine d'autres modules pour le PowerBook 1400, comme un lecteur DAT, un lecteur DVD ou n'importe quel autre périphérique de stockage. VST Technologies prévoit offrir un lecteur Zip, attendu depuis longtemps, au cours du deuxième trimestre de 1997.
D'autre part, les deux fentes PC Card de type II (auparavant nommées PCMCIA), situées sur le côté gauche de la machine, répondent à mes besoins de télécommunications. Les PowerPort Platinum de Global Village ou la Communicard Plus de Dayna fonctionnent sans problème, et les deux comprennent un modem 33,6 Kbps et un connecteur Ethernet 10Base-T. Ces connecteurs peuvent être également utilisés pour du stockage sur disque dur pendant que la fente d'expansion interne peut servir à un modem ou à un connecteur Ethernet.
La fente d'expansion, située à l'arrière de l'ordinateur, sous la grille du haut-parleur, est incroyablement accessible et facile à utiliser. J'ai eu besoin de lire les instructions de ma carte vidéo avant de réaliser qu'on retirait la grille du haut-parleur en la glissant vers la gauche, mais le reste de l'installation allait de soi. Un petit tournevis Phillips est nécessaire, ce qui rend inutiles mes tournevis T-8 et T-10. (Ils étaient indispensables pour les modèles PowerBook précédents, et il fallait un peu de chance pour s'en sortir).
J'ai été surpris d'apprendre que les sorties vidéo et Ethernet sont toutes deux optionnelles, mais je peux comprendre qu'Apple a choisi de ne pas encombrer le PowerBook avec des fonctions non nécessaires à tous les utilisateurs. Si les deux pouvaient être ajoutées à l'intérieur sans utiliser de carte PC, je le ferais, mais j'accepterais d'avoir une carte vidéo interne et une carte PC Ethernet externe.
A propos de l'accessibilité, je n'ai à me plaindre que du délai de réveil, qui varie de 20 secondes à une minute, la moyenne étant de 30 secondes. C'est beaucoup plus rapide qu'une mise en route depuis un arrêt, mais cela devrait être à peu près instantané. Un ordinateur moderne doit souvent faire plus de choses pour se réveiller que les premiers PowerBook, mais il devrait être capable de les faire plus rapidement ou du moins simultanément plutôt que successivement.
La pile -- La série 500 des PowerBook permettait l'utilisation ingénieuse de deux piles en même temps, l'une des deux pouvant être remplacée par une fente d'extension optionnelle pour une carte PC. Bien que le 3400 permet d'insérer une pile de rechange à la place des lecteurs de CD-ROM ou de disquettes, il est assez surprenant que cette pile ne puisse être activée. Deux piles fonctionnant en même temps durent plus longtemps que si elles sont utilisées successivement et il serait donc opportun qu'Apple fasse en sorte qu'il y ait des bornes pour la pile dans cette fente. Les piles hybrides nickel-métal durent de deux à quatre heures selon Apple, mais il semble que l'utilisation habituelle, y compris l'utilisation occasionnelle des lecteurs de CD-ROM et de disquettes ainsi qu'un niveau acceptable de luminosité de l'écran, réduit cette autonomie à une heure et demie. Évidemment, l'autonomie sera d'autant augmentée si la luminosité de l'écran est réduite, ce qui permettrait aux piles de conserver leur charge plus longtemps, peut-être même pendant plus de deux heures.
Le son et l'écran -- Une autonomie réduite n'est peut-être pas une mauvaise contrepartie en échange de l'attrayant écran couleur à matrice active de 11,3 pouces du 1400c. La résolution de l'écran de 800 par 600 pixels (qui peut être modifiée) est à peine plus petite que l'écran d'un moniteur couleur de 16 pouces, mais pas assez petite pour la rendre désagréable, et l'image est assez nette sur toute la surface de l'écran.
La sortie vidéo optionnelle, qui utilise le même câble que les PowerBook précédents, est compatible avec une diversité de moniteurs et elle peut afficher des milliers de couleurs (16 bits).
Le son n'est pas une caractéristique clé du PowerBook 1400 malgré ses capacités adéquates. L'ordinateur possède un microphone mono intégré à l'écran, et un petit haut-parleur mono qui ne fait pas honneur à l'acoustique des CD-ROM. Toutefois, l'entrée audio à l'arrière est adaptée à un casque d'écoute, à des haut-parleurs à piles ou aux haut-parleurs d'un moniteur externe.
Le verdict -- Le PowerBook 1400 d'Apple n'est pas aussi rapide que son grand frère le 3400 mais il est aussi moins cher. Avec des vitesses allant de 117 à 133 MHz, un choix de stockage des données, d'options vidéo et d'expansion et plusieurs bonnes caractéristiques de base, le PowerBook 1400 est un bon choix pour ceux qui ont besoin d'un Mac portatif à prix abordable (selon la configuration du modèle, de 2 500 $ à 4 000 $). Pour obtenir plus d'informations sur le 1400, il y a lieu de se reporter à l'article de Geoff Duncan dans TidBITS-350_.
DealBITS -- Lors de l'achat d'un PowerBook 1400 ou 3400, Cyberian Outpost offre gratuitement aux lecteurs de TidBITS les utilitaires Spring Cleaning 1.0 d'Aladdin et HSM Toolkit 1.0 de FWB Software.
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J'étais fou de joie d'avoir été choisi pour tester le nouveau modèle très attendu de PowerBook, nom de code Hooper, c'est-à-dire le modèle 3400 offert par Apple depuis le 17 février 1997. Je ne sais vraiment pas pourquoi les ingénieurs ont choisi le nom de code Hooper. Faut-il en déduire que ce portatif sautera par dessus tous les autres? En tout cas, j'avais hâte de tester le portatif le plus rapide jamais construit par Apple.
<http://product.info.apple.com/productinfo/datasheets/pt/pb3400.html>
Les généralités -- Une fois la machine déballée et installée, j'ai été ébahi par la taille de l'écran de 12 pouces et demi, qui m'a semblé beaucoup plus grand que celui de 9 pouces et demi de mon PowerBook 540c. J'ai été ébahi dès le début : en résolution 800 par 600, l'écran à matrice active affiche clairement ses milliers de couleurs (16 bits) et le clavier est agréable au toucher. Bien que le 3400 ressemble à un gros 5300, l'ordinateur semble plus robuste et il est agréable à toucher et à utiliser. L'emplacement du microphone et des sorties audio sur le coté gauche de l'appareil est pratique, contrairement à celui de l'entrée ADB en arrière à gauche, qui peut gêner des utilisateurs droitiers qui voudraient brancher une souris ou un clavier numérique. Le rendement du 3400 est à peu près équivalent à celui d'un 8500/150 sauf pour ce qui est de la vidéo. L'installation de logiciels se fait rapidement grâce au lecteur de CD-ROM 6X intégré. Le poids de 7 livres du 3400 a fait déchanter ceux qui l'ont testé, mais il m'est apparu plus léger que mon PowerBook 540c, peut-être en raison d'un transformateur plus léger.
Une des principales déceptions a été le délai de réveil. Depuis le 170, je trouve que le temps de réveil des PowerBook est désagréablement long et le 3400 ne fait pas exception à la règle. L'idéal serait un réveil à peu près instantané. Les ingénieurs d'Apple travaillent en ce sens.
Les configurations -- Le PowerBook 3400 est vendu en quatre configurations, dont trois sont disponibles. D'abord, deux versions sont dotées d'un processeur PowerPC 603e à 180 MHz. L'une est une version de base à 4 500 $, livrée sans l'ingénieuse carte Ethernet/modem PCI ni le lecteur de CD-ROM 6X qui peut être installé dans la fente d'expansion. Les deux ont un disque dur IDE de 1,3 Go. L'autre version coûte environ 5 000 $ et comprend le lecteur de CD-ROM et la carte Ethernet/modem.
Pour environ 5 500 $, Apple offre un 3400 doté d'une puce 603e à 200 MHz, d'un CD-ROM 6X, d'une carte Ethernet/modem et d'un disque dur de 2 Go (un peu plus rapide que le disque dur de 1,3 Go inclus dans les versions à 180 MHz). Enfin, Apple compte livrer en avril le nec plus ultra des portatifs, soit un 3400 cadencé à 240 MHz, doté d'un lecteur de CD-ROM 12X et d'un disque dur de 3 Go, le tout pour environ 6 500 $. En d'autres mots, le prix de ces machines n'est pas modique.
La mémoire de base de 16 Mo est installée sur la carte mère, et une fente de mémoire non empilable est disponible. Il est possible d'installer une carte mémoire d'un maximum de 128 Mo, et la capacité maximale du 3400 s'établit à 144 Mo, soit plus du double de celle du 1400.
Étant donné que la carte Ethernet/modem (non incluse avec la version de base à 180 MHz) occupe la seule fente PCI, ceux qui veulent installer les cartes PCI de tiers devront la retirer. Il faut se demander combien de cartes seront offertes par des tiers pour la fente réduite du 3400; même si celle-ci est de format PCI, sa taille ne correspond pas à la norme.
Les caractéristiques du matériel -- Le PowerBook 3400 exploite l'architecture de base des Power Mac PCI de bureau 7500/8500/9500 : il a un bus de données de 64 bits entre le processeur et la mémoire (à une vitesse de bus de 40 MHz), une antémémoire à grande vitesse de niveau 2 de 256 Ko, la mémoire à accès direct (DMA) pour l'entrée/sortie (I/O), un seul port série qui est en fait un GeoPort et, une première pour un PowerBook, il utilise la mémoire à grande vitesse EDO (Extended Data Output) employée sur la plate-forme Intel. Une puce vidéo Chips & Technologies, caractéristique des portatifs PC hauts de gamme, offre une accélération QuickDraw limitée (copie et remplissage en rectangle). La fente du dessous pour les cartes PC est compatible avec les cartes vidéo d'agrandissement, fournissant à celles-ci un accès direct aux composantes vidéo et permettant la vidéo plein écran et mouvement.
La qualité sonore des quatre haut-parleurs intégrés est médiocre : la musique a une sonorité métallique et la basse est absente. La qualité du son est acceptable pour des présentations multimédias. Par ailleurs, l'utilisation d'un casque d'écoute corrige entièrement cette lacune.
La conception -- Bien que son architecture interne soit beaucoup plus avancée que celle relativement ancienne des 5300 et 1400, la conception du 3400 est inférieure à celle du 1400 à certains égards importants : par exemple, pour le 1400, Apple a éliminé les vis Torx et l'accès à la mémoire, aux cartes d'extension et au disque dur est facile.
L'utilisation -- J'ai utilisé le PowerBook 3400 au moins sept heures par jour pendant deux mois sans problème et avec peu de pannes. Ceci témoigne de la robustesse du matériel et de la stabilité du système 7.6. La durée de vie de la pile (en utilisant des piles au lithium-ion) est adéquate sans être exceptionnelle, soit environ deux heures même dans des conditions relativement difficiles (sans disque virtuel, Tableau de bord PowerBook réglé à « Autonomie maximale » avec l'éclairage réglé à extinction complète de l'écran, connexion Ethernet et sans utilisation du lecteur de CD). La carte Ethernet/modem 33,6 Kbps bascule automatiquement entre les fonctions modem et Ethernet lors du branchement du câble Ethernet ou du fil de téléphone; le 3400 est livré avec une clé électronique permettant des connexions Ethernet et modem simultanées. J'ai appris en lisant le compte rendu de Cary Lu dans MacWorld que le 3400 est le premier PowerBook d'Apple à être doté d'un ventilateur (une caractéristique qui n'est pas mentionnée dans la documentation d'Apple). J'ai été surpris; même si l'appui pour les poignets, à gauche du pavé, devenait assez chaud, un aspect que j'ai aimé en raison de la température fraîche dans les bibliothèques parisiennes (Apple a-t-elle voulu suivre l'exemple du fabricant d'automobiles Saab?), je suis à peu près certain que le ventilateur n'a jamais fonctionné pendant les deux mois de mon essai.
<http://www.macworld.com/pages/april.97/Feature.3382.html>
<ftp://ftp.apple.com/devworld/Technical_Documentation/Developer_NotesMacintosh_CPUs_-_PPC_Portable/Macintosh_PowerBook_3400.sit.hqx>
Plus de fonctions -- Le modem du 3400, fondé sur la puce Rockwell 288, est très fiable (par erreur, j'ai décroché le téléphone deux fois alors qu'une connexion Internet était en cours, et la communication n'a pas été coupée) et son rendement est bon. Le modem ne comporte pas de carte flash ROM et il ne pourra pas donc pas être mis à jour avec la nouvelle technologie 56 K. Il peut être utilisé avec les logiciels AppleFax ou FaxSTF (inclus).
J'ai appris que le 3400 est le premier PowerBook avec terminaison active sur le bus SCSI externe, ce qui élimine certaines problèmes de sensibilité que certains utilisateurs ont connu en utilisant des PowerBook plus anciens avec des périphériques SCSI dont la terminaison était incorrecte. Je n'ai eu aucun mal à brancher au 3400 un lecteur Jaz Iomega Jaz ni un lecteur de CD-ROM externe Apple CD 600e.
Le 3400 permet la recopie vidéo, une fonction qui permet au PowerBook d'afficher les mêmes données sur deux moniteurs ou plus vraisemblablement sur son moniteur et sur un grand écran à partir d'un rétroprojecteur. Le 3400 offre une résolution de 1024 par 768 pixels sur un moniteur externe mais en n'affichant que 256 couleurs, ce qui n'est peut-être pas assez pour les gens qui ont besoin d'un tel portatif haut de gamme. Le 3400 a besoin de plus de mémoire vidéo, soit au moins 2 Mo, ce qui pourrait être la prochaine norme sur les portatifs PC haut de gamme. Malheureusement, le 3400 ne peut pas afficher des données différentes sur deux moniteurs, une caractéristique que les propriétaires de PowerBook 3400 auraient probablement aimé.
La bonne idée -- Bien qu'il lui manque quelques fonctions, notamment au niveau de la vidéo, le 3400 est le meilleur PowerBook, et surtout très puissant. Il est de loin le portatif le plus agréable et le plus convivial que j'ai essayé. La mauvaise nouvelle, c'est que je devrai vendre mon auto pour en acheter un.
DealBITS -- Lors de l'achat d'un PowerBook 1400 ou 3400, Cyberian Outpost offre gratuitement aux lecteurs de TidBITS les utilitaires Spring Cleaning 1.0 d'Aladdin et HSM Toolkit 1.0 de FWB Software. <http://www.tidbits.com/products/power-books.html>
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Tous les numéros (en anglais) sont disponibles soit en
utilisant FTP soit sur le Web:
<ftp://ftp.tidbits.com/pub/tidbi
ts/issues/>
<http://www.dartmouth.
edu/pages/TidBITS/TidBITS.html>