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La société Apple est-elle victime de harcèlement de la part des journalistes, où s'agit-il seulement d'une conspiration imaginée par la direction? Cette semaine, Keith Brindley propose le point de vue d'un journaliste sur la façon dont Apple contribue à sa propre mauvaise presse. De plus, cette semaine, Adam fait part de quelques techniques pour améliorer l'utilisation des navigateurs Web, Apple diffuse une mise à jour pour les antémémoires de niveau 2 désactivés, les archives Info-Mac sont à nouveau accessibles en ligne, nous avons une faveur à demander à ceux qui redistribuent TidBITS, et nous vous présentons MacWorks, un nouveau parrain de TidBITS.
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Vous pouvez trouver ce numéro en v.o. à:
<http://www
.dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-376.html>
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MacWorks parraine TidBITS -- Nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau parrain, MacWorks. Se définissant eux-mêmes comme des "Enthousiastes du Mac avec un grand sens de l'humour", MacWorks a un magasin à Lenexa, au Kansas, et vend des produits (principalement du matériel) aux utilisateurs de Macintosh locaux et éloignés. Nous avons été des clients satisfaits de MacWorks à plusieurs reprises, et nous les connaissons bien car ils ont beaucoup contribué à la liste DealBITS que nous avons distribuée en 1995 et 1996. Nous avons trouvé que cette société était satisfaisante sur tous les plans : les lecteurs de DealBITS les aimaient bien, ils nous envoyaient à temps des données immédiatement utilisables et ils payaient rapidement leurs factures. Pour la plupart d'entre vous, le Kansas, c'est loin, mais quiconque dispose d'un navigateur peut les visiter virtuellement sur le Web. Si vous allez sur leur site Web, jetez un oeil à la section "Hey, Stuff This!", un dessin animé "pro Mac" régulièrement mis à jour et dessiné par Pete Steinfeld, qui est membre de la direction de MacWorks. [TJE]
Mise à jour Apple pour les antémémoires de niveau 2 -- La semaine dernière, Apple a commencé à distribuer l'extension "54xx/64xx Cache Reset", qui solutionne un bogue qui désactivait le cache niveau 2 sur les machines dotées de la carte lettre "Alchemy". Cela inclut les PowerMacintosh ou Performa 6360, les machines des séries 5400/6400, les modèles PowerBase de PowerComputing et C500/C600 de UMAX. Au cas où vous vous poseriez la question, le cache de niveau 2 est une composante de mémoire très rapide, habituellement d'une taille de 256 Ko à 1 Mo, placée près du processeur PowerPC. Le processeur s'en sert comme tampon pour y conserver et y retrouver rapidement des instructions et des données répétitives, plutôt que de faire appel à la mémoire vive (lente, en comparaison) ou aux disques.
Vous avez besoin de cette mise à jour si vous utilisez l'une des machines ci-dessus avec le Mac OS 7.6.1, ou le système 7.5.3 et l'extension "54xx/64xx Update 1.1". La mise à jour réactive l'antémémoire de niveau 2, autorisant des gains de vitesse allant jusqu'à 30 % dans certaines circonstances. Bien qu'il s'agisse d'une minuscule image, il vous faudra Disk Copy 6.1 d'Apple (environ 500 Ko) pour monter l'image et déplacer l'extension vers votre dossier Système. [JLC]
Info-Mac de retour en ligne -- Après un hiatus plus long que celui prévu, les archives Info-Mac sont enfin accessibles à nouveau. A la différence de l'ancienne bibliothèque sumex.aim, le nouveau serveur Info-Mac n'est plus accessible directement par FTP anonyme; les utilisateurs qui désirent s'y connecter doivent désormais le faire par le biais d'un de la douzaine de miroirs existant dans le monde (comprenant parmi d'autres le HyperArchive Info-Mac du MIT, le site miroir Info-Mac d'AOL et le répertoire de communication d'Info-Mac disponible sur le site FTP de TidBITS).
<http://hyperarchive.lcs.mit.edu/HyperArchive.html>
<ftp://mirror.aol.com/pub/info-mac/>
<ftp://ftp.tidbits.com/pub/tidbits/select/>
Les nouvelles Info-Mac Digest sont à nouveau distribuées, tout comme le forum <comp.sys.mac.digest> est à nouveau actif, et les modérateurs d'Info-Mac ont été en mesure de traiter tous les nouveaux fichiers en attente. Si vous désirez obtenir de l'information sur les archives ou la liste de distribution d'Info-Mac, il suffit de consulter leur site Web (qui a été mis à jour pour refléter les nouvelles installations d'Info-Mac). Il faut dire merci aux modérateurs bénévoles d'Info-Mac qui ont consacré beaucoup d'efforts pour que cette importante transition se fasse de la façon la plus transparente. [GD]
<http://www.pht.com/info-mac/>
Cyberdog 2.0 -- Apple a récemment mis en circulation la version 2.0 de Cyberdog, son ensemble d'outils pour Internet fondé sur la technologie OpenDoc. Cette version de Cyberdog est celle qui devrait accompagner la publication en juillet prochain de Mac OS 8 et se caractérise par une meilleure intégration des codes HTML, de meilleures performances (notamment en matière de traitement des pages Web ainsi que de courrier électronique), la capacité de gérer plusieurs adresses de courrier électronique et Cyberdog DocBuilder pour adapter les accès initiaux Internet. Cyberdog 2.0 est toujours compatible à OpenDoc et au Finder, aux modules pour les navigateurs Web et au Macintosh Runtime pour Java conçu par Apple ainsi qu'aux réseaux AppleTalk (un fait souvent ignoré). Pour utiliser Cyberdog, votre machine doit disposer d'au moins d'un microprocesseur 68030 ou plus puissant, du Système 7.5.3 ou plus récent, d'un minimum de 8 Mo de mémoire vive ainsi que de la version 1.2 de OpenDoc, récemment mise en circulation. (GD)
<http://cyberdog.apple.com/>
<http://opendoc.apple.com/>
Redistribuez-vous TidBITS? Chaque semaine, un certain nombre de personnes reçoivent l'édition hebdomadaire de TidBITS non pas par le biais d'un abonnement direct mais indirectement, à partir de listes de messagerie privées ou de groupes de discussion. Un grand nombre de ces services sont offerts par des entreprises, des groupes d'utilisateurs ou d'autres organismes et il est logique que la distribution de TidBITS se fasse par le biais d'une adresse centrale. Ce mode de distribution nous convient, mais il peut être la source de problèmes quand nous recevons un avis d'erreur de distribution pour une adresse qui n'est pas directement abonnée à TidBITS. Dans de tels cas, pour éliminer l'erreur, nous n'avons pas d'autre choix que d'identifier l'adresse de courrier électronique du redistributeur et de désabonner le service, ce qui peut gêner un grand nombre de lecteurs. Malheureusement, avec la popularité croissante de TidBITS, cela arrive de plus en plus souvent.
Par conséquent, si vous êtes responsable d'une liste de messagerie, d'un
groupe de discussion en ligne ou de tout autre service qui redistribue
TidBITS chaque semaine, veuillez communiquer avec Geoff Duncan
l'adresse de courrier électronique du service abonné à TidBITS
le nom et l'adresse électronique de la personne à rejoindre en cas de problème de redistribution
La confidentialité de ces renseignements sera maintenue (tout comme l'est l'intégralité de la liste des abonnés à TidBITS); nous voulons simplement être en mesure de traiter les problèmes sans interrompre l'accès à TidBITS. Merci! [GD]
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par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Comme beaucoup d'entre vous, je passe quotidiennement beaucoup de temps à naviguer. Dans mon cas, je cherche des thèmes pour TidBITS, j'explore les URL qu'on m'envoie par courrier électronique, ou parfois je travaille sur un projet d'ouvrage. J'arrive à remplir les 500 sites de l'historique par défaut d'Internet Explorer en quelques jours (je l'ai maintenant réglé sur 2000). Bref, je torture les navigateurs. Je veux qu'ils soient aussi rapides et fluides que possible, compte tenu des contraintes de ma connexion Internet dédiée à 56 Kbps. En fait, j'aimerais qu'ils puissent lire dans mon esprit, mais connaissant les sociétés qui développent les navigateurs, ça risquerait d'être un peu dangereux. Avec le temps, j'ai mis au point des méthodes de travail qui me permettent d'utiliser mon navigateur plus facilement et plus rapidement, et peut-être que certaines de ces méthodes pourront vous être utiles.
À nous les raccourcis -- Je me suis donné pour mission de renseigner les gens sur un excellent petit raccourci qui se trouve dans les dernières versions de Netscape Navigator et de Microsoft Internet Explorer. La plupart des sites Web des sociétés ont comme nom de domaine www.firme.com, où "firme" est le nom de la société. Dans les deux principaux navigateurs, si on tape juste le nom de la société à la ligne Adresse ou dans la boîte de dialogue "Consulter un autre site...", le navigateur cherchera "www.firme.com". (De plus, n'oubliez pas qu'il n'est pas nécessaire de taper "http://" pour accéder à un site Web.) Comme je passe beaucoup de temps à me connecter sur les sites de sociétés comme Apple, Microsoft, Netscape, Claris, Adobe, Symantec, etc., je trouve que ce raccourci beaucoup plus rapide que d'essayer de modifier l'URL qui se trouve à la ligne Adresse, ou de taper le nom de domaine. D'une certaine manière, je trouve même que c'est plus rapide que de créer un signet. Netscape Navigator fait encore mieux que Microsoft Internet Explorer : dans Navigator, on peut n'inscrire que le nom de la société avec le reste de l'URL; par exemple, taper "tidbits/tb-issues" à la ligne Adresse est équivalent à :
<http://www.tidbits.com/tb-issues/>
Plus de boutons, tu meurs -- Le bouton de gauche de ma vénérable souris Kensington TurboMouse 4.0 a cessé de fonctionner récemment, et j'en ai profité pour acheter une nouvelle TurboMouse 5.0, qui n'a pas moins de quatre boutons. Avec le logiciel MouseWorks fourni, on peut redéfinir ces boutons de façon à faire presque n'importe quoi dans n'importe quel logiciel. Les logiciels sur lesquels je me suis concentré jusqu'à présent sont les navigateurs Web, car je me suis aperçu que j'ai tendance à faire les mêmes choses dans presque toutes les pages Web. Je clique beaucoup sur le bouton Retour, et je fais défiler vers le haut ou vers le bas les pages qui ne tiennent pas sur l'écran. J'ai donc redéfini les deux boutons du haut comme Défiler vers le haut et Défiler vers le bas, et le bouton en bas à droite comme Retour (il correspond en fait à la combinaison de touches Commande-[). Je ne saurais vous dire à quel point il est plus agréable de surfer sur le Web en ayant accès à ces fonctions par le biais d'un seul clic de souris. J'ai toujours aimé les périphériques d'entrée de Kensington; quand on passe beaucoup de temps à naviguer sur le Web, il s'agit peut-être d'une excuse suffisante pour acheter une souris ou une boule roulante à plusieurs boutons.
Emballez le Web -- Une des techniques que j'ai commencé à utiliser récemment pour améliorer la vitesse de mes navigateurs Web (ça marche à la fois avec Netscape Navigator et Microsoft Internet Explorer) est fondée sur ShrinkWrap 2.1 d'Aladdin, écrit par Chad Magendanz (la version 3.0 devrait être offerte bientôt, avec des nouveautés intéressantes). Tous les navigateurs utilisent des dossiers tampons pour stocker les pages Web déjà visitées et les afficher rapidement quand on revient sur le même site. La relecture des fichiers sur le disque dur, bien que plus rapide que le téléchargement sur Internet, n'est pas aussi rapide qu'on le voudrait. Pourquoi ne pas stocker ces pages sur un disque virtuel? C'est nettement plus rapide et, en plus, ça évite de garder les pages sur le disque dur qui est encombré inutilement. Mieux encore, puisque le stockage des fichiers tampons dans un disque virtuel réduit le nombre d'écritures sur le disque dur, les problèmes de corruption du disque lors d'une panne en cours d'écriture ont moins de chance de se produire.
<ftp://mirror.aol.com/pub/info-mac/disk/shrink-wrap-21.hqx>
J'ai d'abord essayé d'utiliser les fonctions de disque virtuel disponibles à partir du Tableau de bord Mémoire, mais le disque virtuel par défaut n'est pas suffisant. Il perd son contenu quand on éteint le Mac, et il peut oublier son nom, ce qui perturbe tout. Du coup, je ne sais pas qui m'a suggéré cela le premier, je me suis tourné vers ShrinkWrap, qui peut monter une image disque en mémoire vive, créant ainsi un disque virtuel permanent.
Même s'il n'est pas difficile, le processus n'en est pas pour autant évident. Démarrez ShrinkWrap et ouvrez le dialogue Preferences. Assurez-vous que "Keep mounted images in RAM" et "Mount images unlocked by default" sont sélectionnés, puisque vous voulez utiliser la vitesse de la mémoire et que le navigateur Web doit être capable d'écrire dans l'image. Assurez-vous que "ShrinkWrap Image File" est sélectionnée pour le menu déroulant "Save disk image files as" (sinon ShrinkWrap ne les chargera pas automatiquement). Puis, dans le menu Image, choisissez "New Image", nommez l'image disque, cliquez le bouton "Other", et entrez la taille désirée.
Si vous avez suffisamment de mémoire vive, je recommande environ 5 Mo. Les navigateurs Web n'utilisent pas tout cet espace (puisqu'ils savent qu'ils ne doivent pas remplir le disque dur). Il n'y a pas vraiment d'intérêt à utiliser une taille de dossier tampon plus grande, à moins que vous ne fréquentiez souvent des sites Web qui utilisent fortement Shockwave Director. Il faut que votre navigateur Web vérifie les pages une fois par session, sinon vous ne recevrez pas les changements, ce qui rend peu probable un gain de performance en stockant plus que quelques méga-octets.
Quand vous cliquez sur le bouton OK, ShrinkWrap crée un fichier image (sur le bureau, par défaut). Si vous double-cliquez sur ce fichier image, ShrinkWrap le charge comme un disque. Ensuite, vous devez indiquer à votre navigateur Web que le disque de ShrinkWrap doit servir à stocker les fichiers.
Dans Microsoft Internet Explorer, ouvrez le dialogue Preferences à partir du menu Edit, et cliquez l'étiquette Advanced. Assurez-vous que la taille soit au maximum 5 Mo, et cliquez le bouton Change pour localiser votre disque ShrinkWrap qui vient d'être créé. Vous pouvez cliquer sur le bouton Empty pour effacer tous les fichiers stockés précédemment avant d'utiliser le disque de ShrinkWrap afin de récupérer l'espace disque.
Dans Netscape Navigator, choisissez Préférences de réseau dans le menu Options. Cliquez l'onglet Cache, choisissez 5 Mo, et cliquez le bouton Parcourir pour localiser votre nouveau disque ShrinkWrap. Ici aussi, vous pouvez cliquer sur le bouton Vider le cache sur disque maintenant afin de récupérer l'espace qui était utilisé.
Une fois que votre navigateur Web est configuré pour utiliser le disque de ShrinkWrap, vous devez faire en sorte qu'il soit présent chaque fois que vous démarrez votre navigateur Web. Sinon, le navigateur utilisera un autre dossier. (Internet Explorer est un peu désordonné à cet égard, puisqu'il place le dossier Explorer Cache à divers endroits. Netscape Navigator semble toujours retourner au dossier Cache dans le dossier Netscape du disque système, lui-même se trouvant dans le dossier Préférences.) Pour ce faire, placez le fichier image du disque ShrinkWrap (pas le disque lui-même!) dans votre dossier Ouverture au démarrage pour que ShrinkWrap l'ouvre à chaque démarrage.
Un léger problème que j'ai connu est qu'il n'est pas possible de créer un lien vers un navigateur Web dans le dossier Ouverture au démarrage parce que le navigateur sera lancé avant que ShrinkWrap n'ait eu le temps de créer le disque virtuel. Il pourrait être possible de créer des noms inventifs pour forcer un certain ordre de lancement en fonction de votre situation personnelle, mais une autre solution est d'utiliser le partagiciel Delayed Startup Items de Exta Software (8 $), qui attend que le Mac soit inactif pendant un laps de temps choisi avant de lancer les fichiers qui se trouvent dans le dossier Delayed Startup Items du dossier système.
<ftp://mirror.aol.com/pub/info-mac/cfg/delayed-startup-items.hqx>
Si vous lancez votre navigateur Web sans que le disque virtuel de ShrinkWrap ne soit présent (par exemple, si vous allumez sans extensions puis déplacez un fichier HTML sur votre navigateur Web pour le consulter), le navigateur Web peut configurer son dossier de cache pour utiliser un autre disque. Il est bon de vérifier de temps à autre pour être sur que cela ne s'est pas produit par accident.
Une fois tout ceci en place, vous pourrez apprécier l'ajout de vitesse attribuable à la lecture de pages Web depuis le disque virtuel ainsi que le plaisir de savoir que vous empêchez des centaines de fichiers inutiles d'être stockés sur votre disque dur.
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par Keith Brindley <keith@brindley.demon.co.uk>
En lisant l'article de Ian Gregson au sujet de son expérience de la vente au détail des Macintosh, (voir TidBITS-367_), j'étais surpris de voir à quel point la situation était semblable ici, au Royaume-Uni. Je me suis aussi dit qu'Apple allait commencer à se plaindre de l'attitude des revendeurs plutôt que de changer sa façon de vendre les Macs dans leurs boutiques. En effet, la stratégie défensive d'Apple dans ces circonstances est habituellement de répondre à l'attaque par l'attaque. Je connais cette attitude : je suis journaliste et j'ai eu à endurer le contrecoup des ennuis d'Apple (non pas personnellement mais en tant que professionnel). Apple a longtemps blâmé le messager pour son message, en affirmant que les commentaires défavorables de la presse étaient responsables des faibles ventes avant Noël, ou de pertes plus élevées que celles prévues au dernier trimestre (ça vous rappelle quelque chose?).
Mais le blâme adressé à la presse n'est qu'une partie de l'histoire; il y en a une autre. Que dire de nous journalistes, que ressentons-nous? Nous sommes en général apathiques (et nous verrons que c'est au coeur du problème), extrêmement paresseux, principalement alcooliques, prompts à suivre la foule et lents à essayer les nouveautés qui pourraient apporter des améliorations, seulement préoccupés par les dîners gratuits et la paie à la fin du mois. Du moins, c'est l'image commune, même si elle n'a pas grand rapport avec la réalité.
Dans le journalisme, le temps est le facteur principal, comme j'espère le prouver, mais Apple ne semble pas s'en rendre compte. Même quand nous essayons d'expliquer le problème à Apple, est-ce que le message passe? Bien sûr que non. Avez-vous essayé d'envoyer du courrier électronique à un dirigeant d'Apple? Avez-vous reçu une réponse? Je m'en doutais.
Le point de vue d'un journaliste -- L'article de Ian Gregson m'a fait penser qu'il serait intéressant de comparer selon la perspective d'un journaliste. Bien que ceci vienne du Royaume-Uni, j'ai compris que la situation connue de l'autre côté de la mare est similaire. Peut-être que quelqu'un chez Apple surveille attentivement le pouls de l'Internet (les métaphores sont faites pour être utilisées, cela attire mieux l'attention de lecteur qu'une utilisation farfelue de la césure) et que cet article servira à quelque chose. (Tiens, pendant que j'y pense, si le lecteur prenant le pouls était Amelio lui-même... Non, aucune chance.)
Commençons par quatre faits :
Une bonne presse est la meilleure publicité qu'un produit puisse avoir. C'est certainement la plus rentable,
Une mauvaise presse peut rarement être compensée par la publicité, quel que soit le volume de celle-ci,
Si un produit est bon (en tout cas aussi bon qu'un Mac), une bonne presse ne coûte pas cher, beaucoup moins cher que la publicité,
Pour comprendre le quatrième point, il faut rappeler quelques aspects du processus éditorial. Comme journaliste, j'ai besoin d'un accès rapide à l'information nécessaire. Si on m'a donné un rapport ou un article à écrire, j'ai généralement deux jours pour le faire. Même quand un article est prévu à l'avance, j'ai en général une semaine seulement pour faire mes recherches. Ceci vaut pour toutes les activités journalistiques au Royaume-Uni, tous médias confondus (magazines, journaux, radio...) et j'ai le soupçon qu'il en est de même aux États-Unis. Les journalistes ont besoin de l'information rapidement. En d'autres termes, le quatrième point est le suivant : les journalistes n'ont pas le temps d'attendre qu'Apple se décide à offrir l'information.
Il est relativement aisé pour une société comme Apple de rendre accessible l'information écrite ou orale. Les différents moyens électroniques (courrier, HTML, PDF, même la télécopie et le téléphone) peuvent tous contribuer à l'acheminement rapide de l'information dont un journaliste a besoin. Au cours des derniers mois, j'ai eu le plaisir de constater qu'Apple a commencé à rectifier son attitude et à fournir de l'information factuelle. Les sites Web d'Apple sont de plus en plus agréables à utiliser, à mesure que l'information et les liens qu'ils contiennent sont de mieux en mieux coordonnés. Quand j'ai besoin d'un accès rapide à l'information, j'y vais souvent comme première source de renseignement. Apple s'améliore à ce sujet, et je n'ai pas grand chose à redire.
D'un autre côté, quand un journaliste écrit sur un produit particulier, il doit y avoir un accès direct. Je ne peux pas parler d'un produit si je ne l'ai pas. Dans ce domaine, Apple n'a pas de réponse coordonnée et utilisable pour les journalistes.
Quelques exemples -- Pour justifier tout ceci, je vais citer quelques exemples réels que j'ai eu à vivre. Ces expériences pourraient être particulières au Royaume Uni (RU), mais les impressions que j'obtiens en lisant des magazines américains me donnent à penser que le problème est endémique chez Apple et toutes ses filiales.
Tout d'abord, comment les autres sociétés traitent-elles les journalistes? Prenez Microsoft au RU. Ils ont une agence de presse (Text 100) qui dispose d'une ligne téléphonique dédiée au soutien Microsoft pour les journalistes (pas de centrale téléphonique ou d'attente interminable accompagnée de musique en boîte). Quand un journaliste demande un produit pour examen, Text 100 s'arrange pour livrer immédiatement le produit par messager, sans poser des tonnes de questions. Le produit est un PPR (pas pour revente), qui devient la propriété personnelle du journaliste. Ceci est une opération bien huilée au RU. Microsoft reconnaît la valeur d'un bon article éditorial. D'autres boîtes à succès (matériel et logiciel, Adobe, Macromedia, et Visioneer pour ne nommer que celles-ci) ont des arrangements de RP analogues. Au nom du Ciel, même Quark offre quelque chose à la presse.
Comment Apple U.K. gère-t-elle ses relations avec les journalistes? Son agence de presse prend votre appel, puis doit obtenir le produit de chez Apple. La plupart du temps, Apple n'alloue que deux ou trois exemplaires d'un produit pour utilisation par l'agence de RP sur la base d'un prêt seulement, si bien que le produit doit être rendu après examen. Généralement, les produits prêtés sont en grande demande de la part des journalistes et il peut s'écouler plusieurs semaines avant que tout le monde puisse les emprunter.
L'exemple extrême de ce problème s'est produit quand j'étais en train d'écrire une série d'articles sur les divers services en ligne et Internet, il y a un an ou deux. J'avais l'intention de jeter un coup d'oeil au service eWorld maintenant chose du passé à titre de partie de ces services, mais j'ai été prévenu par l'agence de RP que seuls deux comptes avaient été alloués aux journalistes du RU (seulement deux pour tout le RU?), mais que je pourrais obtenir un compte pendant quelques semaines si je pouvais attendre six semaines avant de l'obtenir, car j'étais le quatrième dans la file. Comme j'avais la chance (inhabituelle) d'écrire une série en plusieurs parties pour un magazine mensuel, je me suis dit que je pourrais caser eWorld quelque part dans le cours de la série et j'ai donné mon accord. Si j'avais eu à écrire un seul article (la norme pour les autres journalistes), je n'aurais tout simplement pas pu inclure eWorld. Le compte est effectivement arrivé au bout des six semaines et je l'ai mis de côté jusqu'à ce que je sois prêt à écrire l'article en question. Plus tard, quand j'ai essayé de me brancher, je n'ai pu le faire parce que j'avais dépassé d'un jour le délai de deux semaines pour une première connexion. Comme la plupart des journalistes qui avaient eu à souffrir du manque de RP, je n'ai pas écrit sur eWorld du tout, si bien que j'ai contribué involontairement à l'échec d'eWorld.
Comment Microsoft s'assure-t-elle que les journalistes restent amis de Microsoft dans les mêmes circonstances? Chaque journaliste qui le souhaite peut obtenir une connexion gratuite et permanente à Microsoft Network. Les autres services en ligne au RU (AOL et CompuServe) en font de même, ainsi que la plupart des fournisseurs de service Internet. En résumé, voilà pourquoi Apple a fermé eWorld. Non pas parce que c'était un mauvais service (je ne peux donner un avis : rappelez-vous que je n'y ai jamais eu accès) mais parce qu'il n'y a jamais eu de couverture décente dans la presse en raison du comportement d'Apple.
Mon expérience n'a pas été différente des précédentes. J'avais été soumis à la même procédure à l'égard du MessagePad 130, lorsque j'ai découvert que je ne pouvais en emprunter un que pendant une semaine, quatre semaines plus tard. Tout le monde (sauf Apple apparemment) sait que vous devez utiliser un Newton pendant un mois au moins pour que vous et lui fassiez connaissance. Un journaliste jouant avec un MessagePad pendant une semaine ne peut s'attendre à être en mesure d'écrire un article sur son utilisation avec un minimum de sérieux.
Pour présenter une nouvelle technologie comme le Newton, Apple aurait dû donner un MessagePad à chaque journaliste en technologie au monde, à titre de produit d'appel. Je ne pense pas qu'il serait injuste d'affirmer que la technologie aurait été beaucoup plus adoptée si cela avait été le cas. Ceci étant, le CE Windows, bien inférieur (que n'importe lequel journaliste intéressé peut tester tout simplement en contactant l'agence de communications locale de Microsoft), a de bonnes chances de réussir là où le Newton échouera probablement. Il ne suffit pas de dire aux gens combien votre nouvelle technologie est bonne; il faut le prouver.
En somme, il y a peut-être 400 journalistes au Royaume-Uni qui influencent les achats des utilisateurs. Si donner à tous un MessagePad 2000 et un 6500/300 peut se traduire par des coûts importants, nous parlons quand même de ventes potentielles se chiffrant dans les millions. Absolument personne n'achète d'ordinateur sans lire au moins une des nombreuses revues vendues dans les kiosques. Comme peu de magazines non consacrés au Mac font mention de celui-ci, Monsieur Tout le Monde estimera sans doute que le Mac est indigne de toute considération. C.Q.F.D.
Ce malaise n'est pas limité à la société mère. Il y a quelques mois, la revue Internet Today m'a commandé un récapitulatif des clients de courrier électronique. Bien entendu, je voulais inclure Claris Emailer, mais il s'est avéré impossible pour le rédacteur du magazine comme pour moi-même d'obtenir un exemplaire scellé avant la date de tombée (deux semaines de délai, exemple typique). Dire que cette situation était insatisfaisante relève de la litote. [La situation s'améliore peut-être -- TidBITS a reçu un exemplaire scellé de Claris Emailer 2.0 la veille de son lancement officiel, et deux autres exemplaires sont arrivés mystérieusement une semaine plus tard. - Adam]
Il ne s'agit pas de cadeaux -- Je me rends compte que de nombreux lecteurs concluront que je suis égoïste en insistant sur le fait que les journalistes devraient recevoir des cadeaux. C'est Faux! Les cadeaux sont un état de fait dans le journalisme -- vous devriez voir mon grenier : il est rempli sur lesquels j'ai écrit des articles et, à part le fait d'écrire et d'être rémunéré à cet égard, je ne réalise aucun gain financier à partir des articles qui me sont donnés. Les sociétés qui intègrent des produits gratuits dans leur campagne de commercialisation obtiennent des récompenses en couverture médiatique. Si les produits offerts sont bons, la couverture le sera aussi. Le journalisme est une profession, et les journalistes sont donc des professionnels qui n'ont pas le temps de courir après des sociétés comme Apple pour obtenir leurs produits. Si le produit n'est pas disponible, les journalistes ne peuvent pas le voir et découvrir sa valeur. Pire encore, ils peuvent créer une couverture négative pour un produit qu'ils n'ont pu tester (ce qui s'est déjà produit). Il suffit de comprendre comment le journalisme fonctionne pour voir où Apple commet une faute.
Je suis un utilisateur Mac, j'aime le Mac, et j'adore la quasi-totalité des produits offerts par Apple. Toutefois, je suis frustré. J'aimerais bien que tout le monde utilise le Mac. D'ailleurs, je suis prêt à subir les problèmes que j'ai connus à cet égard.
D'un autre côté, les journalistes qui ne partagent pas mon enthousiasme pour le Mac n'ont pas besoin de subir ces problèmes, et ils ne le feront pas, d'où la mauvaise presse qu'Apple semble souffrir en permanence. En fait, il ne s'agit pas d'une mauvaise presse mais d'une presse mal informée. Le problème n'est pas seulement de s'assurer que les journalistes disposent instantanément de toutes les informations dont ils ont besoin. Il faut aussi s'assurer qu'ils disposent instantanément du produit. Sans produit, il n'y a aucun motif d'aller explorer les informations, et il en découle une situation du style de l'oeuf et de la poule. Jusqu'à ce qu'Apple confronte ce problème et commence à aider les journalistes plutôt que de les blâmer, la mauvaise presse ne changera pas.
Gil et tous les autres, pensez donc à régler le problème..
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