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<http://www
.dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-383.html>
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Nouvelle tournée pour gagner -- Optima Systems a publié la semaine dernière PageSpinner 2.0, un éditeur HTML orienté texte. PageSpinner conserve son approche conviviale (lire mon compte-rendu de la version 1.1b1 dans TidBits 327), qui en fait un excellent choix pour les débutants en HTML, et s'est enrichi d'un ensemble impressionnant de fonctionnalités que la plupart des auteurs Web accueilleront avec plaisir : support des éditeurs de styles HTML, des cadres ("frames"), applets Java, et les "includes", qui facilitent la mise à jour des éléments communs à un lot de pages. La nouvelle version est scriptable et est livrée avec des exemples illustrant les procédés pour lier PageSpinner à FileMaker Pro, HyperCard, et 4D Server.
PageSpinner 2.0 exige au minimum Mac OS version 7.0.1, ou une version ultérieure, 2 à 4 Mo de mémoire vive pour l'application, 6 Mo d'espace disque, un Macintosh à base de 68020 et un moniteur à niveaux de gris. La version 2.0 est disponible sous forme d'une mise à jour gratuite pour les utilisateurs enregistrés des versions précédentes; les nouveaux acquéreurs devront payer une contribution de 25 dollars. [TJE]
<http://www.algonet.se/~optima/pagespinner.html>
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par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
La semaine dernière, dans le TidBITS-382, j'avais écrit un court avertissement pour rappeler qu'il fallait rester vigilant quant aux virus sur Macintosh. J'ai reçu un certain nombre de commentaires, y compris un remerciement pour l'article (le lecteur lança Desinfectant, qui trouva aussitot son disque dur infecté par des virus). La plupart ont toutefois évoqué un danger qui est devenu plus important depuis ma dernière expérience sérieuse dans le monde des anti-virus, à savoir les macro-virus, et plus particulièrement ceux qui se cachent dans les documents Microsoft Word 6.0. Bien que ce sujet ait été abordé dans TidBITS-312 et TidBITS-314, il demande plus d'attention.
Virus et macro-virus -- Sur Macintosh, les virus sont habituellement des petites sections de programme inclues dans d'autres fichiers qui peuvent se reproduire dans d'autres fichiers et d'un machine à l'autre. Un virus peut ou ne peut pas forcément causer des dommages; certains sont délibérement destructeurs, et d'autres sont juste ennuyants. Quand j'ai écrit sur les virus la semaine dernière, je pensais à ce lot traditionnel de virus, qui infectent les fichiers Macintosh, le plus souvent des applications et le fichier Système. Le programme gratuit Disinfectant trouve ces virus en recherdant dans les fichiers les codes resources utilisées par ces virus. La plupart des virus Macintosh sont en fait nommé par le nom de leur ressource programme, comme nVIR et MBDF.
<ftp://ftp. acns.nwu.edu/pub/disinfectant/disinfectant36.sea.hqx>Les macros virus ne sont pas des versions plus grosses des virus. Ils partagent la même définition classique du virus - des petits morceaux de programme ayant la propriété de se reproduire et qui sont inclus dans d'autres fichiers - mais au lieu d'être des ressources programme Macintosh, ils sont écrits en macro langage d'applications, comme HyperTalk, Word Basic, ou même - en théorie - AppleScript ou UserTalk de Frontier. Malheureusement, ces macro langages évolués sont généralement plus faciles à manier que le C, l'assembleur, ou tout autre langage de ce niveau, ce qui facilite la tâche à ces débutants malintentionnés pour la création (voire la copie et la modification) de macros virus. Comme Disinfectant ne vérifie que les ressources programme, il ne détecte pas les macros virus, et ne ne peut donc vous en protéger.
Disinfectant n'essaye pas non plus de détecter un autre type de programme nuisible, dénommés "chevaux de Troie". Ces programmes se font généralement passer pour un utilitaire, un jeu, ou tout autre type de programme utile, mais peuvent très bien vous jouer un mauvais tour ou bien endommager votre disque dur. Les chevaux de Troie sont rares sur Macintosh, et les antivirus commerciaux devraient détecter ces spécimens connus.
Les premiers macros virus que je connaisse ont été écrits en HyperTalk. Ils infectaient les piles HyperCard, et il y en a encore en circulation aujourd'hui, même si certains soient destructeurs. HyperCard est vivant et bien portant, mais il ne bénificie pas de la large distribution et utilisation qu'il eut lorsque Apple le fournissait avec chaque Macintosh. Par conséquent, les virus HyperCard ne sont pas si problématique que cela. Pour plus d'informations à propos des virus HyperCard et des utilitaires pour les éradiquer, allez voir la page de HyperActive Software's HyperCard.
<http://www.hyperactivesw.com/Vir us1.html>
Les Macros Virus de Word -- Les macros virus les plus inquiétants actuellement sont ceux de Word (et ceux d'Excel en de plus faibles proportions). Ces virus, écrits en langage macro Word Basic de Microsoft (disponible seulement dans Microsoft Word 6.0 et versions suivantes), sont inclues dans les documents Word. Quand un document infecté est ouvert, le macro virus peut se dupliquer dans le modèle global, et par conséquent dans tous les autres documents Word.
D'aprés la liste maintenue par le centre de détection de virus de l'université de Hambourg, beaucoup de macros virus Word (plus de 1 000) existent, et il s'en crée constamment. Le problème est simple - comme les applications de Microsoft Office, dont Word et Excel, sont multi-plateforme, les macros virus écrit en Word Basic par des utilisateurs PC sont souvent aussi virulantes sur Macintosh à partir du moment que vous utilisez Word 6.0 ou une version ultérieure. Bien sûr, ces macros virus qui essayent de faire des chose du style de la commande FORMAT C: laissent de marbre le Mac, mais elles peuvent se reproduire. Mike Groh, le chef de projet de developpement logiciel à Virex manufacturer Datawatch, note que "les macros virus deviennent un plus gros problème que les virus spécifiques au système du Macintosh, même quand ceux-ci étaient à leur apogée. Les améliorations des systèmes d'échange multi-plateforme ont emmené avec elles les prises de tête du monde PC."
<http://agn-www.infor
matik.uni-hamburg.de/vtc/eng.htm>
<ftp://agn-www.in
formatik.uni-hamburg.de/pub/texts/macro/>
Un certain nombre de lecteurs ont remarqué que ces macro virus sont très communs au sein des entreprises parce que le personnel s'échange constamment des documents Word, et que les entreprises sont plus susceptibles que les individus d'avoir fait une mise à jour à Word 6.0 et de l'avoir imposée comme norme. Et pis encore, il est très facile pour des documents infectés de se retrouver sur des bandes de sauvegarde et sur des cédéroms, ce qui facilite encore plus leur propagation et l'infection des systèmes sains.
Élimination des macro virus -- Puisque vous ne pouvez utiliser Disinfectant pour trouver ou éliminer les macro virus Word, ou toute autre forme de macrovirus, vous devez vous appuyer sur d'autres outils. Les deux applications anti-virus commerciales dont j'ai parlées la semaine dernière, Virex et Sam, peuvent toutes deux identifier et éliminer plusieurs de ces macrovirus, mais les comptes-rendus indiquent que les virus changent si fréquemment que les mises à jour de Datawatch et de Symantec ont peine à suivre. Avec plus de 200 nouveaux macro-virus apparaissant chaque mois, cela n'est pas surprenant, même si Datawatch, lorqu'il reçoit un nouveau virus envoyé par un client, tente de l'inclure dans sa banque de données le jour ouvrable suivant.
<
http://www.datawatch.com/virex.shtml
>
<
http://www.symantec.com/sam/index.html
>
Microsoft donne aussi des informations sur les macro virus et les outils pouvant les identifier. Des commentaires des lecteurs ont été particulièrement positifs à propos des performances et l'efficacité du principal outil appelé le MVTOO, et le site Web de Microsoft note ; "MVTOO est capable de scanner et de désinfecter un document qui contient le virus Concept. Toutefois, il n'est pas capable de détecter ni d'éliminer les autres macrovirus connus, et il est enclin aux erreurs système quand il traite un grand nombre de documents.". MVTOOL procède en vous avertissant quand les documents que vous voulez ouvrir contiennent des macro virus, et vous laisse ouvrir ces documents sans les macros, ce qui est utile, mais n'offre pas le blindage "on ne touche pas" qu'un logiciel anti-virus se doit d'offrir. On ne peut pas attendre des utilisateurs qu'ils sachent sache ce qu'est ou n'est pas un macro virus.
< http://www.m icrosoft.com/word/freestuff/mvtool/virusinfo.htm >
Du fait que j'utilise Word 5.1, quand j'utilise Word, je n'ai jamais rencontré un macro virus Word et je ne peux offrir de conseil basé sur mon expérience personnelle. Toutefois, à mon avis, si vous utilisez et comptez énormément sur Word 6.0 ou ultérieur, et particulièrement si vous échangez fréquemment des fichiers avec d'autres utilisateurs, cela vaut la peine de non seulement installer le MVTOOL de Microsoft, mais d'installer aussi un logiciel anti-virus commercial tel que Virex ou Sam. Bien sûr, si vous n'avez pas besoin des fonctions de Words- 6.0, Word 5.1 n'est pas du tout handicapé par les macro virus, et peut ouvrir sans problème les documents Word 6.0. Idéalement, une version future de Microsoft Office devrait posséder une fonction qui empêchera les macro virus.
En conclusion, soyez vigilant. Une des raisons fondamentales qui fait que l'univers du Macintosh est atteint seulement par quelques uns des virus traditionnels, et que ces derniers n'ont jamais eu vraiment la chance de se propager jusqu'ici, s'explique par le fait que les logiciels anti-virus sont mis à jour très rapidement, et qu'un très grand nombre d'utilisateurs de Macintosh utilise ces logiciels (et parmi eux des programmeurs qui ont travaillé ensemble pour identifier et éliminer chaque nouveau virus). La vigilance reste la seule défense. Si vous connaissez un logiciel commercial anti-virus qui n'a pas réussi à capter un macro-virus qui a infecté vos documents, assurez-vous d'envoyer immédiatement le document infecté (duement identifié bien sûr) à la société qui produit ce logiciel pour que celle-ci puisse ajouter ce virus à sa liste de virus à éradiquer. Ce n'est qu'à ce prix qu'on peut avoir l'espoir d'avoir le dessus dans la lutte contre les macrovirus.
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par Jeff Carlson <jeffc@tidbits.com>
Petit dernier de l'équipe TidBITS, je ne me suis pas encore organisé pour faire face à la masse de courrier électronique qui suit généralement la parution d'un article ou d'une évaluation dans un numéro. Suite à l'évaluation la semaine dernière de la version 2.0 de Claris Emailer (cf TidBITS-382), j'ai recu bon nombre de messages me fournissant des informations supplémentaires sur ce produit, tel qu'une documentation élargie, des AppleScripts qui ajoutent des fonctions supplémentaires et la procédure à suivre dans le cas où votre base de données de courrier s'avère corrompue (ce qui est arrivé à la mienne le même jour). A ma surprise, de nombreux messages avaient pour sujet le modeste réseau Ethernet que je me suis installé chez moi afin de synchroniser mon courrier électronique entre mon PowerBook et mon Mac de bureau.
Une Documentation Elargie -- J'avais mentioné l'aide en ligne assez complète de Emailer 2.0 mais ne m'étais pas attardé sur la question car je ne me sers que rarement de l'aide en ligne (j'ai même désactivé la touche "Aide" sur mon clavier avec QuicKeys de CE Software afin de ne plus appeler les diverses guides et manuels si par accident il m'arrive de taper sur cette touche au lieu de la touche d'effacement). Peut-être parce qu'ils savent que je ne suis pas le seul dans ce cas, Claris propose le téléchargement d'un "Manuel de l'Utilisateur d'Emailer" au format PDF et qui contient les mêmes informations que le fichier d'aide en ligne. Un certain nombre de lecteurs m'ont fait remarquer que ce fichier lourd de 3.3. Mo vaut la peine d'être télechargé et qu'il contient bien plus d'informations que le maigre "Guide des Premiers Pas" qui vous est livré avec Emailer.
<ftp://ftp.claris.com/pub/USA-Macintosh/Updaters/ClarisEmailer2.0UsersGuide .bin>
AppleScript à la Rescousse -- J'avais mentioné qu'une des fonctions que j'aurais aimée avoir dans Emailer était la possiblité de sélectioner plusieurs messages et des les sauvergarder sur disquette sous forme d'un fichier de texte unique. Je fus promptement dirigé vers le site WWW de Fog City Software consacré aux Utilitaires pour Emailer et où l'on peut trouver un AppleScript qui fait exactement cela.
<http://www.fogcity.com/em_uti lities2.0.html>
Le script "Export Selected Messages" de Dan Crevier sauvegarde tous les messages sélectionnés en un seul fichier au format Unix maibox (incluant les informations contenues dans l'en-tête de chaque message). Un autre script dans la collection "Dan's Sample Scripts" est le script "DB Stats" qui vous donne le nombre de fichiers et répertoires de votre base de données de courrier electronique.
<ftp://ftp.fogcity.com/pub/Emailer/2.0/DansScripts-97-05-22.hqx>
Un autre Applescript que je ne suis pas faché d'avoir trouvé est "Toggle Schedules", qui fait partie de la collection "Dave's Essential Scripts" par Dave Cortright. Chez moi, à la maison, je me connecte par RTC et n'utilise donc pas les "schedules" (mise en route automatique à heures et dates programmées). Mais au travail, où je dispose d'une ligne numérique dédiée, c'est bien agráble de pouvoir dire à Emailer de vérifier la boite aux lettres toutes les dix minutes. "Toggle Schedules" me permet de basculer sans peine du mode "Maison" au mode "Bureau".
<ftp://ftp.fogcity.com/pub/Emailer/2.0/DavesEssentialScripts2.0.hqx>
Ces scripts sont ceux dont je pense que j'aurais usage prochainement. Il y en a d'autres qui vous permettent d'éliminer les prefixes (>) indiquant une message cité, de compter le nombre de mots dans un message, d'interfacer automatiquement Filemaker Pro et BBEdit et bien d'autres encore.
Messages fantômes -- Si votre machine se plante pendant que Emailer est ouvert, vous risquez de trouver des "messages fantômes" dans votre boîte d'entrée ou de sortie. Tous les messages paraissent avoir été lus, et pourtant l'icône du dossier indique un message non lu. La seule solution consiste à reconstruire la base de données et l'index des messages. Ironiquement, je n'avais jamais eu ce genre de problème avant de recevoir des messages au sujet d'Emailer (insérez ici votre thème musical préféré sur la thérorie de la conspiration).
Pour activer cette possibilité cachée, quittez Emailer, puis relancez-le, tout en maintenant la touche Option appuyée. Ensuite, le fait de sélectionner Typical Rebuild dans la boîte de dialogue qui apparaît forcera Emailer à recopier les bases de données existantes et l'index, et à les reconstruire. Bien que le tout ait pris 11 minutes sur mon PowerMac 7600, quand Emailer a fini, non seulement ma base de données de 26 Mo était réparée, mais en plus elle était réduite à 25 Mo, du fait du réarrangement des données.
Construction d'un mini réseau Ethernet -- D'après le courrier que j'ai reçu, on dirait que les lecteurs s'intéressent moins à Emailer qu'au mini réseau Ethernet que j'ai à la maison. Après être passé à Emailer 2.0 (qui stocke ses messages dans une base de données centralisée plutôt que dans des fichiers séparés) j'ai eu besoin de quelque chose de plus rapide que LocalTalk pour synchroniser mes messages entre le 7600 et mon PowerBook. Ma solution a été d'acheter un hub Ethernet DaynaStar à cinq ports (et non pas quatre, j'avais mal compté) à 74$.
Il est cependant possible de créer un réseau Ethernet de deux machines sans hub, en utilisant un câble croisé. Je n'y suis pas arrivé, car la carte PCMCIA Ethernet que j'utilise pour mon PowerBook est livrée avec un câble de connection spécial. Je pense que j'aurais pu essayer de modifier ce câble, mais je ne voulais pas être obligé d'en commander un nouveau au cas ou j'aurais abimé celui-ci. Le fait d'avoir un hub me permet aussi plus de souplesse pour connecter utltérieurement d'autres machines.
Si vous voulez essayer la méthode avec un câble croisé, vous pouvez soit en acheter dans un catalogue courant (les prix que j'ai vu varient entre 5 et 10$), ou, si vous avez une pince à sertir et des connecteurs RJ-45, vous pouvez le faire vous même. Voici quelques instructions, qui m'ont été envoyées par Roy Fenderson <rfenders@ozemail.com.au>:
Il y a huit broches dans un connecteur RJ-45 à l'extrémité du câble. Si vous tenez le câble dans une main avec le connecteur tourné au loin et le coté plat en haut, ils sont numérotés de 1 à 8 de gauche à droite.
Les broches importantes sont les numéros 1, 2, 3, et 6. Le cablage doit être réalisé de cette façon:
1 -> 3
2 -> 6
3 -> 1
6 -> 2
Si vous avez un connecteur 10Base-T sur chaque machine, ce câble de connection devrait marcher. N'oubliez pas de modifier vos réglages de réseau pour utiliser la nouvelle configuration Ethernet, et profitez de la vitesse supérieure !
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UUNET Technologies,fournisseur d'accés Internet majeur doté d'un réseau national à plusieurs millions de dollars, a annoncé récemment son projet de mettre fin aux accords avec d'autres réseaux pour acheminer gratuitement les données Internet sur son propre réseau, à moins que les autres réseaux acceptent de consacrer des investissements substanciels au niveau national à l'infrastrure. a major, top-level Internet service provider with a multi-million dollar nationwide network, recently announced plans to phase out arrangements with other networks to carry Internet traffic free of charge across its network, unless the other networks had substantial, national investments in infrastructure. En gros, UUNET disait "nous ne ferons du peering, qu'à ceux qui le feront également pour nous".
En quoi consiste le peering? Le peering signifie deux choses : en tant que terme technique, il s'agit de l'acte qui consiste à échanger des données d'un réseau à un autre, à des points de liaison précis ou noeuds. La seconde définition, en tant que "pair" ou "égal", nous est tous familière; toutefois, dans ce sens, UUNET considère comme partenaires égaux les sociétés qui investissent des montants considérables à construit une T3 (45 megabits, ou Mbps par seconde) ou un réseau plus rapide doté d'au moins quatre noeuds géographiquement bien répartis. La description d'UUNET est beaucoup plus exigeante et précise que la norme précédente.
Avant l'annonce d'UUNET, le peering (NDT : que nous appellerons "liaison d'égal à égal, pour la suite) ne constituait pas un droit automatique pour tout organisme capable de mettre du matériel parallèlement aux routeurs des autres réseaux. Pourtant, tout organisme sain, stable et d'une taille raisonnable pouvait négocier des accords de liaison d'égal à égal, susceptibles d'améliorer de manière considérable la capacité pour ses clients d'atteindre d'autres parties du réseau Internet.
Internet n'est pas monolithique -- Faisons un bref retour en arrière. Internet ressemble fortement à une hallucination de mass dans la mesure où il procure constamment l'illusion d'être quelque chose qu'il n'est pas. Le Net ne constitue pas une entité unique; en fait, il s'agit de plusieurs entités si bien imbriquées, que le fait d'utiliser une machine sur n'importe quel réseau spécifique faisant partie d'Internet donne l'impression d'être sur chaque réseau relié à Internet.
En l'absence de cette hallucination de masse, les utilisateurs que nous sommes serions obligés de connaitre les spécificités profondes de chaque réseau; or, les systèmes distribués standards et les protocoles standards nous permettent aujourd'hui d'ignorer les spécificités d'une société donnée ou du réseau d'un organisme. (Si jamais vous avez déjà travaillé dans un réseau de grande taille ou ce qu'on appelle une "entreprise" avant qu'il ne se transforme en "Intranet", vous savez que l'identification des ressources est difficile.)
Il est difficile de garder à l'esprit qu'Internet n'est pas monolithique. La une récente de Web Week sur l'annonce de UUNET a fait une simplification extrême en se reférant au "backbone Internet", alors que l'auteur voulait parler d'un ensemble de points géographiques précis aux Etats-Unis et à travers le monde, qui servent de points d'interconnexion pour les réseaux.
<http://www.webweek.com/970519/news/small.html>
Que vient faire la liaison d'égal à égal? Tout l'Internet est fondé sur la notion de liaison d'égal à égal. Même à l'époque où la National Science Foundation Network (NSFNet) était encore en activité (cf TidBITS-275), l'Internet était constitué de multiples réseaux nationaux et régionaux avec leurs propres infrastructures qui échangaient des données à quelques points communs. Ces différents réseaux avec des clients différents - secteur éducatif, gouvernemental et privé - échangent tous des données se dirigeant vers les clients d'autres réseaux.
<http://www.nsf.gov/od/lpa /news/press/pr9645.htm>
Il y a bien des points de liaison d'égal à égal où plusieurs voire des douzaines de fournisseurs d'accès Internet (FAI) et des fournisseurs d'accès réseau (FAR) échangent des données. Ils comprennent des points d'accès réseau (PAR) subventionnés par la NSF, qui furent promus pour aider la croissance du secteur privé Internet et ont un domaine commun pour tester et implémenter la technologie réseau de la prochaine génération, comme les réseaux multi-gigabits par seconde en cours de test.
<http://www.merit.edu/nsf. architecture/NAPs.html>
Le but de ces points de liaison d'égal à égal et la raison d'en avoir un grand nombre, est de permettre aux clients d'un réseau d'atteindre facilement les clients d'un autre. Si les gens ne peuvent atteindre facilement les serveurs de Netscape, ce sera un gros problème pour Netscape, les FAR de Netscape, les clients ne pouvant atteindre Netscape et les FAR qui passeront à d'autres services. Un accès facile à tous les réseaux - donnant l'impression que l'Internet est une entité unique plutôt qu'une foule de réseaux individuels éparpillés - est un gros "plus" commercial pour toutes les entreprises sur le Net et tous ses usagers.
Ces points de liaison d'égal à égal comportent essentiellement la facilité d'avoir des équipements réseau en co-location - "co-location" est un terme fantaisiste pour "mettre des routeurs et/ou d'autres équipements à la même location physique." En général, une compagnie téléphonique gère le matériel réseau et les connexions, alors que le FAR ou FAI s'y connectant paie pour la configuration et une connexion depuis sa location à un des points de liaison d'égal à égal. Ceci coûte plusieurs milliers de dollars par mois au minimum.
PAR et réseaux à multiple domiciliation -- Les points d'accès réseau sont une des façons d'obtenir des points de liaison d'égal à égal, mais il y en a une autre. Toute entreprise peut acheter des services à sa propre location de plusieurs FAR. Supposons que je sois un grand FAI avec trois accès T1 pour prendre en charge le trafic provenant de dizaines de milliers de clients. (Un accès T1 est l'unité standard de largeur de bande que vous pouvez vous procurer chez des compagnies téléphoniques: 1,544 MB/sec.) Je pourrais faire aboutir chacun de ces trois accès T1 chez un FAR différent, comme MCI, Sprintlink et UUNET. Je pourrais même convaincre ces FAR de se mettre à liaison d'égal à égal avec mon réseau, de façon que le traffic entrant et sortant pour mon mail et mes serveurs Web (en plus du traffic de mes clients se connectant par modem) prenne le chemin le plus efficace. Ceci s'appelle la multiple domiciliation ("multihoming", où le réseau pointe vers de multiples réseaux simultanément - ou encore à "plusieurs domiciles." Ceci peut être avantageux pour chacun des FAR, car les données entrantes et sortantes depuis mon FAI peuvent emprunter plusieurs chemins quand son réseau est surchargé, évitant des goulets d'étranglement supplémentaires.La différence entre une multiple domiciliation et un PAR est que le PAR fonctionne comme une passerelle. Un réseau à multiple domiciliation accepte et envoie des données uniquement pour ses machines et clients en réseau local. Une passerelle échange toutes données à travers des réseaux. Il y va de l'intérêt des FAR d'autoriser la liaison d'égal à égal à des locations à multiple domiciliation, puisqu'ils sont payés pour chaque connexion et, dans certains cas, pour la largeur de bande utilisée. Ça n'a aucun sens commercial pour un FAR tel UUNET de rester une passerelle comme un PAR avec des compagnies hétérogènes, car cela revient pour UUNET à autoriser le libre transit de données sur leurs réseaux, valant des millions de dollars sans rien obtenir en échange.
L'action de UUNET signifie que des FAI et des réseaux régionaux, qui par le passé se branchèrent simplement sur un PAR ou une structure à la PAR, doivent désormais obtenir une connexion directe à UUNET et/ou d'autres gros FAR pour bénéficier d'une infrastructure de réseau rapide distribué. Les rapports sur ces sujets indiquent que les autres grands FAR suivront l'exemple de UUNET. Il n'est pas bon marché d'être dans un PAR, mais par le passé ça a été bien meilleur marché que d'établir de multiples connexions rapides à des réseaux multiples.
À Seattle, par exemple, il y a au moins deux FAR régionaux fournissant des services assimilés aux PAR. Ils ont des entrées à partir de plusieurs FAR nationaux et payent directement le FAR pour chaque accès; ils revendent l'accès à ce pool de services de liaison d'égal à égal sans avoir besoin de gérer le pool ou de s'occuper des relations de liaison d'égal à égal. Tout le monde gagne de l'argent et les clients payent à peu près la même chose (ou parfois moins) qu'ils ne paieraient à un FAR national.
L'impact -- La démarche de UUNET, ainsi que la réaction des autres FAR qui s'ensuivit, pourrait amener quelques FAI à fermer leurs portes, mais cela paraît peu probable. Elle affectera avant tout les FAR qui n'ont des accords d'égal à égal que sur un ou deux sites et qui revendent "en aval" de la bande passante aux clients. Ces FAR auront maintenant à payer davantage afin d'atteindre un niveau de service semblable et devront aussi construire et maintenir eux-mêmes davantage de leur propre infrastructure locale.
L'impact réel de ce changement vient du fait que les différences d'échelle entre les FAR et FAI les plus gros et ceux de taille moyenne sont apparentes. Il y a à peine un an, l'investissement pour entrer sur le marché du Fournisseur d'Accés Réseau était faible. Les PAR avaient alors un effet de nivellement. En outre, aucun prestataire ne proposait un excellent service. Aujourd'hui, l'Internet est devenu un grand étang peuplé de quelques gros poissons pouvant proposer des niveaux de service supérieurs de plusieurs échelles de grandeur à ceux des poissons plus petits : la plupart des gros FAR ont installé ou comptent installer des ossatures de réseaux avec des débits d'au moins 155 Mbps.
Dans une annonce suivant de près la nouvelle UUNET, on apprend que neuf de ces gros poissons ont formé IOPS.org, un groupe qui a pour vocation de communiquer des méta-informations sur Internet à travers des réseaux, afin d'identifier et de résoudre des problèmes, de planifier l'avenir, etc. En fait, il s'agit d'un comité de pilotage de l'Internet, à vocation commerciale, qui aura le pouvoir de contrôler l'avenir de l'implémentation et de la croissance du Net, quelles que soient les recommandations de l'IETF (Internet Engineering Task Force), l'Internet Society, ou de tout autre groupement.
<http://www.iops.org/iops-release.html>
Bien entendu, cette tentative de contrôle de l'implémentation future du Net ne sera pas obligatoirement victorieuse. Alors que le Net est devenu presque complètement motorisé et financé par des groupements commerciaux, la netiquette a survécu au point où le congrès américain envisage de passer une loi anti-spam.
Le motif réel de IOPS.org pourrait s'avèrer être en parallèle avec les annonces de UUNET. Aujourd'hui, aucun équilibrage financier n'est facturé pour l'échange de données à travers les réseaux. Ainsi, si UUNET envoie un tera-octet de plus d'information par le réseau MCI que dans le sens inverse, UUNET ne payera pas un centime. Bien entendu, MCI reste maître à bord et peut larguer des connections virtuelles ou des paquets au besoin afin de maintenir le service à ses clients ; ceci se produit constamment et automatiquement.
Mais, au fur et à mesure que le discours sur la survente et la surtaxation des réseaux téléphoniques et d'Internet prend de l'ampleur, ces sortes d'annonces mèneront plus directement, à travers l'industrie, à des systèmes de comptabilisation, ou de différenciation de niveau de service selon le type d'abonnement qui aura été souscrit. Déjà, plusieurs FAI ont annoncé des offres selon lesquelles des cotisations mensuelles plus élevées vous donnent droit à un accès de luxe, ainsi qu'à un service et une réponse meilleurs. Ainsi, en payant 20$, vous aurez droit à la tonalité Internet, mais en payant 40 $, vous obtiendrez un service prioritaire pour vos paquets (une innovation imminente baptisée RSVP) ainsi qu'un meilleur ratio modem-utilisateur.
<http://www.isi.edu/div7/rsvp/rsvp. html>Bob Metcalfe, inventeur de l'Ethernet et génial de manière générale, prédit des défaillances de service Internet et l'avènement de services au compteur à la suite d'une collision avec quelques réalités économiques. Jusqu'à présent, les prestataires subissaient suffisamment de concurrence pour les empêcher d'implémenter des tarifs plus élevés que ceux du reste de l'industrie. La révolution qui semble être en cours devrait libérer les acteurs haut-de-gamme de ces restrictions tarifaires, au fur et à mesure qu'ils pourront démontrer plus clairement à leurs clients l'intérêt d'être un gros poisson.
Au bout du compte, il se pourrait que nous devenions tous des bernaches, fixés fermement aux baleines bleues dominant ce nouvel océan, qui auront réduit tout autour d'eux en friture.
[Glenn Fleishman a créé l'une des premières activités d'hébergement Internet/Web et a depuis passé le gros de sa vie sur le Net. Il a récemment été responsable du catalogue d'Amazon.com pendant six mois, et agit maintenant comme mec technologique indépendant et pontife non sollicité.]![[-----]](images/tbrule.gif)
Tous les numéros (en anglais) sont disponibles soit en
utilisant FTP soit sur le Web:
<ftp://ftp.tidbits.com/pub/tidbi
ts/issues/>
<http://www.dartmouth.
edu/pages/TidBITS/TidBITS.html>