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Dernière mise à jour: Mercredi, le 12 août 1998

TidBITS#441/03-Août-98:

Vous rêvez de télécommander un ordinateur Pécé? Cette semaine Kevin Savetz vous présente VNC, un logiciel gratuit de pilotage d'ordinateurs à distance. Vous rêvez de confidentialité pour vos numéros de carte de crédit et vos mots de passe? Adam s'intéresse à Web Confidential, un logiciel pour garder vos informations confidentielles à l'abri des regards indiscrets. Dans la même livraison James Wilson vous explique comment avoir des conversations téléphoniques avec vos correspondants à l'étranger en utilisant Internet, même si ces correspondants ne disposent pas d'un accès Internet. Enfin Geoff Duncan clarifie le débat dans la grande controverse du moment autour des fichiers joints en annexe aux courriers électroniques et les problèmes de sécurité qu'ils engendrent.

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MailBITS :03/8/98

Tilery 4.0.1 est sorti -- Rick Holzgrafe de Semicolon Software vient de sortir Tilery 4.0.1, une version de maintenance de son partagiciel à 15 $, un utilitaire de type lanceur de bureau (voir "The Tilery 4.0 fait des quadrillages" dans TidBITS-437). Cette version résout les problèmes de crash qui pouvaient survenir quand on faisait appel au gestionnaire d'impression depuis le bureau et quand on cherchait à réparer une case dont le lien avait été rompu. Par ailleurs, les utilisateurs peuvent maintenant garder plus d'une application visible même quand l'option "Toujours masquer les autres" (Always hide others) est activée . Tilery 4.0.1 est gratuit pour les utilisateurs enregistrés de la version 4.0. Téléchargement : 427 k. [ACE]

<http://www2.Semicolon.com/Rick/Tilery.html>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04969>

Rendons à César ce qui est à César... -- La semaine dernière, dans "TidBITS Talk & ses archives." dans TidBITS-440, j'ai mentionné avoir "emprunté" l'idée d'une interface web à base de "frames" à la base de données, aujourd'hui disparue, de la liste de diffusion Frontier-Talk d' Acorn Software. En fait la paternité de cette interface revient à Kyle Jessup de Blue World Communications, la société qui est à l'origine de Lasso,le produit que nous utilisons pour interfacer FileMaker et Internet. [GD]

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05012>
<http://www.tidbits.com/search/talk.html>
<http://www.blueworld.com/lasso/>

Précisions sur la réduction offerte par Conflict Catcher -- Dans " Le hit-parade de Macworld Expo NYC" dans TidBITS-438 nous avons écrit que la version 8.0 de Conflict Catcher de chez Casady & Greene coûterait $79.95 à sa sortie début septembre et inclurait un coupon de réduction de $30. C'est vrai, mais le coupon, valable jusqu'au 1er janvier 99 , ne concerne que les possesseurs de la version précédente de Conflict Catcher - en fait, la réduction ne s'applique que sur l'achat de la mise à jour. Veuillez nous excuser pour cette confusion. [ACE] <http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04981>
<http://www.casadyg.com/>


Problèmes de sécurité avec les documents joints en annexe aux courriers électroniques

par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>

Un récent conseil de sécurité du CIAC a attiré l'attention sur un défaut potentiellement dangereux dans les logiciels-client de courrier électronique qui sont capables de traiter des fichiers joints encodés au format MIME et dotés de noms inhabituellement longs (plus de 200 caractères). Ce défaut, qui affecte principalement les versions Windows de Microsoft Outlook, Microsoft Outlook Express, et Netscape Messenger, peut causer un débordement de mémoire qui résulte en un plantage du logiciel-client. Il peut également permettre à des instructions en code d'être executées dès leur arrivée sur le système du client, et ce même si l'utilisateur n'ouvre pas le message ou l'annexe. Microsoft et Netscape ont publié des conseils de sécurité pour leurs produits ainsi que des rustines pour les versions Windows de leurs logiciels.

<http://www.ciac.org/ciac/ bulletins/i-077a.shtml>
<http://www.microsoft.com/ ie/security/oelong.htm>
<h ttp://home.netscape.com/products/security/resources/bugs/longfile.html>

Historiquement, la méthode pour profiter d'un débordement de capacité de tampon consiste à rédiger de façon très précise une suite de données binaires afin que celles-ci fassent déborder de la mémoire tampon du programme cible et ensuite, d'une façon ou d'une autre, réussir à ce que la machine visée interprète ces données comme des instructions en code. Si un logiciel de courrier électronique est sensible à ce problème et rencontre un message conçu pour en tirer profit, le résultat le plus probable devrait être un plantage. (en cela il n'y a rien de nouveau, la plupart des logiciels de courrier électronique plantent lors du traitement de messages mal formattés). Pour devenir malveillantes, les données étrangères devront avoir été rédigées pour un logiciel de courrier électronique bien défini tournant sur un système d'exploitation également bien défini. Ainsi, Eudora sur Mac est à priori immunisé contre un message conçu pour provoquer l'exécution d'une instruction sur un système Pentium, tournant sous Windows 98 et utilisant Outlook Express.

Jusqu'à maintenant, il n'y a aucun cas connu où l'on aurait tiré profit de cette vulnérabilité. La raison pour laquelle ce défaut à été si largement porté à la connaissance du public réside dans le fait qu'il y a un très grand nombre de logiciels client potentiellement vulnérables en circulation, tant du coté de Windows que de Netscape. De plus, même si la vulnérabilité à l'exécution de code s'avère purement théorique, la découverte qu'il est possible de faire planter de façon répétée des logiciels de courrier énormément utilisés est inquiétante. Même si les mises à jour de correction sont disponibles actuellement, cela prendra plusieurs mois avant que tout le parc installé soit protégé, et que les produits commerciaux incluent les versions corrigées.

Les utilisateurs de Microsoft Outlook Express pour Mac version 4.0, et version 4.0.1 dont le compteur de compilation (NdT: build numbers) est inférieur à 297 (sélectionner "A propos de Outlook Express" dans le menu Pomme pour voir le numéro de compteur de votre version) peuvent télécharger une mise à jour de 2,2Mo sur le site de Microsoft pour corriger cette faiblesse. Qualcomm confirme que les versions actuelles d'Eudora Pro et Light pour Macintosh sont à l'abri de ce problème; aux dires de Netscape, aucune version de Netscape Mail pour Macintosh n'est touchée. Mailsmith de Bare Bones Software ne court pas non plus de risques de sécurité liés à ce problème. Nous n'avons aucune information à propos d'Emailer, mais le risque semble extrêmement faible.

<http://www.microsoft.com/msdownload/iebuild/oebuff_mac/en/oebuff_mac.htm>
<http://www.eudora.com/>
<http://www.barebones.com/>


La téléphonie par internet: des appels internationaux depuis votre Mac

par James Wilson <james@mail.tropical.co.mz>

Je me souvient encore précisément du jour où mes parents ont installé leur premier téléphone il y a plusieurs dizaines d'années de cela. Cet encombrant objet moulé dans la meilleure Bakélite anglaise hoquetait et sursautait plus qu'il ne sonnait mais il fonctionnait et, du jour au lendemain, le monde était devenue et les liens avec ma famille s'étaient resserrés. Depuis, heureusement, la roue a tourné, tant pour moi que pour la technologie. Je passe la majeure partie de ma vie dans les endroits les plus reculés de la planète à me demander ce que deviennent les miens et, quand je n'y tiens plus en m'enquiert de leur sort, je suis régulièrement assommé par des factures téléphoniques vertigineuses. J'ai récemment découvert qu'il était possible d'appeler des combinés téléphoniques traditionnels depuis Internet, information qui déclencha chez moi une véritable frénésie. Après quelques difficultés initiales j'ai réussi à mettre au point un système au coût abordable.

La première chose à noter au sujet des appels téléphoniques est qu'ils ne sont pas gratuits si l'appel ne s'effectue pas entre deux ordinateurs. Mais ils sont avantageux surtout pour des personnes se trouvant comme moi aux quatre coins du monde. A présent vous devez bouillonner de questions. Comment cela fonctionne-t-il? Que dois-je faire? Quels sont les coûts? Est-ce que cela fonctionne bien?

Logiciels & Service -- VocalTec a récemment sorti la version 3.5 de Internet Phone pour Macintosh offrant la possibilité d'effectuer des appels téléphoniques vers des téléphones traditionnels via Internet. Le programme vous permet également de converser directement avec d'autres utilisateurs d'InternetPhone connecté au réseau mondial sans distinction du type d'ordinateur utilisé pour la connection.

<http://www.vocaltec.com/>

Pour utiliser Internet Phone 3.5, vous devez posséder un Macintosh à base de PowerPC (au minimum un processeur PowerPc 601 à 80 Mhz, ou un PowerPC 603 ou 604 à 120 Mhz), tournant sous Mac OS 7.6.1 ou au delà, au moins 16 Mo de mémoire vive, un micro externe PlainTalk (même si votre Mac est doté d'un micro intégré), et de préférence un casque audio. Internet Phone 3.1 est utilisable sur les Macs à processeur 68040, mais pour autant que je sache, dans ce cas il n'est capable que de communiquer avec un autre ordinateur.) Internet Phone 3.5 est disponible auprès de VocalTec, en version gratuite limitée dans le temps ; après 14 jours d'utilisation, ses fonctionnalités s'amenuisent à moins que vous n'achetiez une licence complète pour 50 $.

Internet Phone seul ne suffit pas pour téléphoner. VocalTec a seulement écrit le logiciel ; les services de téléphonies proviennent des ITSP (Internet Téléphone Service Providers = Fournisseurs de services de téléphonie par Internet), sociétés spécialisées qui prennent votre appel depuis l'Internet, vous raccordent au numéro de téléphone que vous avez demandé, et vous facturent la prestation (ainsi va la vie !). VocalTec a des accords de partenariat avec une petite sélection de sociétés ITSP tel Delta Three, toutes pouvant être contactées à partir des pages Web de Vocaltec. Faites quelques investigations avant d'ouvrir un compte auprès d'un ITSP, afin d'être certain d'obtenir le meilleur prix pour les destinations que vous serez amené à appeler. Les prix peuvent varier de 10 à 15 % entre les ITSP, et certains ne fournissent d'accès qu'à certaines zones géographiques bien délimitées. Delta Three est un fournisseur global, qui vous permet d'appeler n'importe quel téléphone dans le monde. L'ouverture d'un compte auprès d'un ITSP (il doit être pré-approvisionné par carte de crédit) vous donne un code de validation à rentrer dans votre copie d'Internet Phone.

<http://www.deltathree.com/>

La récompense de votre patience -- Alors ? Le jeu en vaut-il la chandelle? Même si VocalTec affirme qu' Internet Phone est compatible avec la mémoire virtuelle, cette affirmation doit être pondérée. Selon mon expérience, si la mémoire virtuelle est activée, votre interlocuteur n'entendra qu'une voix vaguement humaine. Il est aussi important de désactiver toute extension système ou tableau de bord qui pourrait occasionnellement vouloir communiquer avec votre modem. Parmi ceux-ci on mentionnera, entre autres, des logiciels tel que GlobalFax de Global Village ou leur logiciel Teleport. Assurez vous également de bien indiquer à votre système d'utiliser le microphone externe comme port d'entrée audio,le système 8.1 ayant tendance à changer la configuration selon son bon vouloir..

Après tous ces préparatifs, l'utilisation de Internet Phone pour effectuer un appel téléphonique est des plus simples. Vous effectuez un branchement internet grâce à PPP, vous lancez Internet Phone, tapez le numéro à atteindre et cliquez sur le bouton d'appel. A partir de là, il vous faudra faire preuve de patience car, bien que la qualité sonore soit très acceptable, vous serez toujours confronté à un décalage sonore d'environ une seconde, ce qui vous semblera vite une éternité. Il vous rappellera sans doute la qualité des appels outre-mers des années soixante. Ceci dit, ce décalage était toutefois peut-être dû au fait que mon appel originait du Mozambique (Afrique de l'Est). Les appels plus locaux (par exemple entre les États-Unis et le Royaume Uni) peuvent avoir un temps de décalage plus court. Une fois que l'on s'est habitué aux particularités du logiciel, ce système est tout à fait adapté à un usage domestique alors qu'un usage commercial est à déconseiller. La qualité de la communication dépend de l'endroit d'origine de l'appel ainsi que de la charge de trafic sur le réseau Internet; j'ai réussi de très bon branchements vers les États-Unis et le Royaume-Uni mais un appel au Kénia me donna des problèmes et un appel vers les Indes aurait aussi bien pu être un appel vers Mars.

Les frais de la conversation -- A présent, la question primordiale: combien ça coûte ? Bien que le prix des communications téléphoniques par Internet varient en fonction du pays de destination et de l'ITSP, vous trouverez en moyenne des prix à la minute aux alentours de 0.13$ pour les USA, 0.16$ pour le Royaume Uni, 0,27 $ pour le Japon, 0.20$, pour l'Australie et enfin 0.27$ pour la Russie (Moscou). Le prix des communications ne dépend pas de l'endroit d'où vous appelez, étant donné que tous les appels sont placés depuis Internet.

Je ne suis pas un familier des communications internationales depuis les USA, mais je me doute que pour les personnes y résidant, la différence de prix avec les tarifs normaux peut ne pas être très grande; néanmoins, pour les gens qui vivent dans des pays plus lointains, ils représentent de sérieuses économies. Depuis mon emplacement actuel au Mozambique, le prix normal d'un appel au Royaume Uni ou aux USA est d'environ 4$ par minute. En utilisant Internet, j'ai récemment eu à subir une épuisante attente de 21 minutes sur le standard de l'Assistance Technique d'Apple, sans que mon portefeuille ait, lui, trop souffert. Mais ceci est une autre histoire...

[James Wilson est un économiste itinérant spécialisé dans les pêcheries. Il serait très intéressé de recevoir des nouvelles de toute personne ayant réussi à configurer le modem de son PowerBook G3 afin que celui ci compose les numéros par impulsions plutôt que par tonalités.]


Web Confidential: mettez vos informations sensibles à l'abri

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Dans TidBITS-279 en Mai 1995 j'avais écrit un article "PowerTalk à la rescousse?", où je décrivais comment nous avions besoin de "PowerTalk Keychain" pour gérer des sites protégés par un système d'identification. La bonne nouvelle est que Keychain sera à nouveau disponible dans les futures versions de Mac OS pour gérer nos mots de passe AppleShare et Internet; cependant,j'ai une nouvelle encore meilleure pour ceux qui ne veulent attendre et cherchent une solution pour archiver leurs informations sensibles qui puisse être interfacée avec Keychain. Ils peuvent se tourner vers "Web Confidential 1.0.1", le partagiciel à 25$ de Alco Bloom. Malgré son nom, Web Confidential propose une méthode pour archiver non seulement des informations liées à Internet, mais tout type d'informations confidentielles, tel que des identifiants ou des mots de passe, pour tout une gamme d'occasions. Alco est également l'auteur du puissant utilitaire de gestions de signets "URL Manager Pro", il ne faut donc pas s'étonner que ces deux programmes s'interfacent chaque fois qu'ils le peuvent.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=01469>
<http://www.web-confidential.com/>

Cartes confidentielles -- L'interface de Web Confidential ressemble à s'y méprendre à une pile HyperCard, elle est constituée de cartes dotées de quatre champs pouvant accueillir des informations sous différentes catégories.Les champs sont différents selon chaque catégorie, ainsi une page Web sera identifiée par son nom, sa page d'accueil, l'identifiant de l'utilisateur et ses mots de passe tandis qu'une carte monétique prévoira des emplacements pour le numéro de la carte de crédit, la date d'expiration et le code secret. Un cinquième champ peut être déroulé en cliquant sur un triangle afin d'ajouter notes et commentaires.

P>À côté du premier champ, on trouve le menu déroulant de navigation qui permet d'accéder aux fiches qui relèvent de cette catégorie. Il y a un menu déroulant à cocher qui vous permet de définir les attributs de la fiche et une icône représentant des lunettes à côté du champ destiné au mot de passe. Celui-ci affiche le mot de passe dans une bulle d'aide lorsque vous passez le pointeur de la souris dans cette zone. Comme les mots de passe apparaissent sous forme de gros points noirs dans le champ (afin d'éviter que d'autres personnes vous espionnent et voient votre mot de passe), cette icône est une bonne façon de se souvenir de son mot de passe ou de vérifier qu'on l'a correctement tapé. Elle pose néanmoins problème si vous laissez votre fichier ouvert et quittez pendant un moment votre ordinateur. En conséquence, prenez garde de bien fermer le fichier lorsque vous ne l'utilisez pas. Dans la prochaine version, il y aura une option vous permettant de vérouiller automatiquement le fichier après une certaine période d'inactivité.

Pour changer de catégorie, vous passez par un menu déroulant. A chaque catégorie correspondent de multiples fiches différentes. Les boutons symbolisant des flèches vous aident à explorer les fiches de chaque catégorie. Les catégories sont les suivantes :

Vous trouverez au sommet de la fenêtre une barre d'outils avec des boutons qui vous permettent de passer à d'autres applications Internet, d'ouvrir des URL, de copier le mot de passe actuel, de rechercher des fiches, de changer votre clé d'encryptage et d'enregistrer, d'ajouter ou de supprimer des fiches. Les menus offrent une autre voie d'accès à ces mêmes commandes, avec quelques commandes supplémentaires, comme la commande de tri, la commande pour aller à la première fiche ou à la dernière fiche d'une catégorie donnée et l'accès à certains réglages.

Des menus militaires -- Lorsque l'application Web Confidential est active, elle offre des fonctions supplémentaires, par le biais de menus partagés qui s'affichent dans les applications qui supportent les menu partagés, tel que Internet Explorer, Netscape Navigator, Eudora, Fetch et Anarchie.

Encryptage Maximum -- Jusqu'à présent, ce que j'ai décrit n'est rien d'autre qu'une simple base de données d'informations confidentielles agrémentée de quelques fonctionnalités pratiques. Web Confidential n'est en fait rien d'autre, même si son interface est bien conçue, et si vous aviez l'habitude de stocker vos mots de passe dans une pile HyperCard, une base de données FileMaker voire un simple fichier texte, vous avez en fait dupliqué une bonne partie des fonctions de base de Web Confidential. Ce qui distingue Web Confidential de votre bidouillage et du mien, est que les données qu'il contient sont encryptés à l'aide de l'algorithme Blowfish, réputé parmi les plus surs, voire, en option, avec PGP. La notice indique qu'un ordinateur capable de tester un million de combinaisons par seconde nécessiterait jusqu'à 7.000 ans pour casser le code à dix chiffres.

<http://www.counterpane.com/blowfish.html>

Un manuel pas confidentiel -- Même si Web Confidential est simple à utiliser, Alco doit être félicité pour s'être attaché les services de l'écrivain Colin Brace afin de créer une documentation hors-pair. Fournie sous la forme d'un fichier PDF, elle est conçue pour être imprimée mais se lit également très bien à l'écran, grâce à sa fonction de recherche et les nombreux liens hypertexte qui renvoient aux différentes sections. La documentation vous fournit des informations générales, un didacticiel "Premier pas" et un lexique qui reprend toutes les commandes et leur raccourcis clavier. Je n'ai jamais vu une documentation de partagiciel aussi bien faite. Je ne ferais qu'une seule recommandation aux auteurs: ajouter un chapitre expliquant les différentes catégories et proposant des usages pour les catégories les plus communes. Ainsi, j'ai parfois besoin de connaître le numéro de sécurité sociale de Tonya, ce serait donc un élément à mettre dans la catégorie "Données Personnelles".

Des ballons d'aide sont disponibles pour la plupart, mais pas pour tous les éléments de l'interface de Web Confidential, ce qui est dommage car c'est un peu la pagaille dans un certain nombre de boites de dialogue. Il y a aussi une aide concise en ligne pour le menu "Key/Lock" (verrouiller/déverouiller) et le menu "Eyeglasses" (Lunettes).

Ce n'est plus top secret -- Alors si vous cherchez un endroit ou stocker toutes sortes de renseignements délicats, vous vous devez d'essayer Web Confidential. Le programme fonctionne pleinement pendant les premiers 30 jours, mais si vous ne payez pas la contribution de $25 vous perdez la capacité de créer de nouvelles cartes, et ne pourrez plus vous servir de l'encryption (quoique les fichiers encryptés précédemment restent tel quel), ce qui semble une façon raisonnable d'entraver le programme pour en permettre l'évaluation. En somme, Web Confidential est facile a utiliser, sur, et bien intégré à une utilisation en conjonction avec des logiciels Internet. Retrouvez-nous la semaine prochaine pour savoir pourquoi j'utiliserais Web Confidential sérieusement dans le futur.


Un programme gratuit pour les fans du contrôle

par Kevin Savetz <savetz@northcoast.com>

L'autre jour, je suis rentré dans mon bureau et ai eu le souffle coupé. Mon pote Mitch, qui était sorti de sa province pour me rendre visite, s'était servi de mon Mac pendant un petit bout de temps. Or, quand je vis l'écran, j'eus un haut-le-coeur. A la place de l'interface habituelle du système Mac, mon écran affichait un bureau Windows NT. En fait il s'agissait du bureau de l'ordinateur de Mitch, distant de quelque 350 miles. Mitch pouvait piloter son ordinateur à distance - lançer des programmes, passer de l'un à l'autre, utiliser la souris et taper des instructions - tout cela depuis mon Mac. Estimant que ma bouche ne béait pas encore assez, il entreprit de prendre le contrôle à distance d'un autre ordinateur tournant lui sous Unix : l'interface d'un bureau X apparut sur mon écran.

Ce tour de magie était possible grâce à au nouvel outil "Virtual Network Computing" (VNC) développé par ORL, le laboratoire de recherche d'Olivetti et d'Oracle. VNC est un graticiel qui vous permet de prendre le contrôle d'un autre ordinateur connecté à Internet d'où que vous soyez sur Internet.

<http://www.orl.co.uk/vnc/>

Les logiciels de contrôle à distance ne sont pas nouveaux. Timbuktu Pro de Netopia fut longtemps le standard pour les utilisateurs de Mac, et d'autres programmes de contrôle à distance existent sur d'autres plates-formes. La principale différence est que VNC est totalement gratuit, alors que Timbuktu coûte environ 50 $ par machine.

<http://www.netopia.com/software/tb2/>

Il y a deux parties dans VNC : le serveur, qui tourne sur l'ordinateur auquel vous voulez accéder à distance; et le client, qui vous ouvre une fenêtre sur la machine distante. Les ordinateurs serveur et client peuvent être dans la même pièce ou séparés par un océan, à partir du moment où ils ont tous les deux une connexion Internet.

Les machines serveur et client ne doivent pas nécessairement fonctionner avec le même système d'exploitation. Les logiciels serveur et client sont disponibles pour Windows 95/98 et NT, Linux, Solaris, et plate-formes DEC alpha. Le client existe également pour Macintosh, Java, Windows CE, PalmPilot(!) et quelques autres plateformes, certaines ayant été développées par d'autres programmeurs. Comme il n'y a pas de serveur Mac (c'est au programme, mais les développeurs de VNC ne se sont pas engagés sur une date de sortie), vous ne pouvez pas pour l'instant accéder à votre Mac de bureau pendant que vous êtes sur la route. Le client Mac est une application FAT qui nécessite Mac OS 7.1 ou au delà, l'extension "Thread Manager", ainsi que "Open Transport 1.1.1" ou bien MacTCP.

<http://www.orl.co.uk/vnc/contribs.html>
<http://www.orl.co.uk/vnc/macvncviewer.html>

Les serveurs VNC sont protégés par des mots de passe; conservez bien le votre car c'est votre unique protection, tant pour pouvoir accéder complètement à la machine que pour la protéger des bidouilleurs mal intentionnés. De manière générale; lorsque vous cherchez un bon mot de passe, pensez-le relativement long, et combinez majuscules, minuscules, chiffres et signes de ponctuation. Un conseil : vous pouvez utiliser pour votre mot de passe la première lettre de chaque mot d'une phrase facilement mémorisable. "La cigale ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue" deviendrait "Lcactl,stfdqlbfv" !

Vous vous connectez à un serveur VNC en entrant son adresse IP , le séparateur ":", et un numéro de session (ex. : 127.0.0.1:0). Il vous est alors demandé un mot de passe. Dès que vous l'avez entré, vous prenez le contrôle de l'autre machine. VNC fonctionne en tâche de fond, sans limite de temps, vous pouvez donc travailler depuis n'importe quelle machine ayant une connexion à l'Internet. Ainsi vous pouvez commencer à taper une phrase sur votre ordinateur au bureau, sauter dans un avion pour Rio, vous connecter avec votre PowerBook et finir de taper la phrase. Ceci implique évidement que vous aviez auparavant installé le serveur VNC sur votre ordinateur au bureau, qu'il soit allumé et connecté à l'Internet avec une adresse officielle.

Les démons de la vitesse - Utiliser VNC n'est pas la même chose que d'être physiquement devant sa machine (Ndt: Et zut, c'est pourtant ce que je voulais faire gober à mon patron afin de pouvoir travailler depuis la plage ET me faire payer !!!) . La différence majeure est la vitesse de rafraîchissement d'écran. A chaque fois que quelque chose change sur l'écran de l'ordinateur distant, le serveur VNC doit envoyer cette information à l'ordinateur client. Lorsque il envoie de nombreux rafraîchissements d'écran, surtout avec une connection lente, cela résulte en une interface lente comme un escargot. VNC tourne bien avec des programmes qui affichent des fenêtres qui ne changent pas souvent - traitement de texte, fenêtre de commande, même les navigateurs Internet. Mais ni VNC, ni les autres programmes de prise de contrôle à distance ne savent gérer correctement les écrans qui changent rapidement, comme ceux des jeux ou des économiseurs d'écrans.

La vitesse de connexion à l'Internet des 2 ordinateurs est ce qui affecte le plus l'usage de VNC. Mitch utilise VNC depuis des mois pour télé-travailler. Chez lui, il utilise un ordinateur sous Linux pour communiquer avec sa machine sous Windows NT située sur son lieu de travail. Avec une liaison modem en 28.8 Kbps, Mitch estime que c'est lent mais utilisable. " Ce serait pénible d'avoir à l'utiliser tout le temps, mais ça dépanne vraiment quand j'ai besoin de quelque chose qui se trouve sur la machine du bureau et que je n'ai pas sur ma machine chez moi. C'est en tous cas bien mieux qu'une ou deux heures de trajet pour aller au bureau."

Avec une liaison rapide comme Numéris (ISDN) ou mon modem câble que j'aime tant, VNC lambine un peu mais c'est supportable. Si les 2 ordinateurs sont sur le même réseau Ethernet, l'accès est rapide, bien que la synchronisation des écrans soit plus lente que la normale. A mon bureau à la maison, j'ai deux machines, un PC et un Mac qui se partagent le même écran. Plutôt que passer mon temps à interchanger les câbles ou utiliser un commutateur d'écran, j'utilise maintenant VNC pour accéder au PC via le Mac.

[Note de l'Editeur: Depuis que je suis passé à Windows 98, Timbuktu Pro pour Windows 95 1.5, n'est plus compatible avec Timbuktu Pro 4.0 pour Mac OS . La seule solution d'après Netopia est de faire la mise à jour vers Timbuktu Pro 32 pour Windows NT et Windows 95/98, moyennant 70$, tout cela pour obtenir le même niveau de fonctionnalités que j'avais auparavant. J'ai déjà connu ce genre de problème avec Timbuktu, où le seul moyen de le faire fonctionner avait été d'acheter une mise à jour, l'article de Kevin est donc tombé à pic. J'utilise maintenant avec joie et bonne humeur VNC pour contrôler mon PC en lieu et place de Timbuktu Pro que je continue à utiliser pour contrôler à distance mes serveurs Mac. -Adam]

Afin à obtenir le raffraichissement d'écran le plus rapide possible de la part de VNC, on doit le configurer pour que le moins d'information possible ait besoin d'être envoyé. Il faut donc s'assurer que le fond d'écran est de couleur simple et sans photos, utiliser une résolution en 256 couleurs et non en millions de couleurs et utiliser un économiseur d'écran qui éteigne simplement l'écran.

Une solution imparfaite - Bien que très utile, il est assez évident que VNC n'est pas l'application idéale. Si on essaie d'imprimer lors d'une session VNC, l'impression se fera sur l'imprimante à laquelle est connectée la machine lointaine, alors qu'il vaudrait mieux que cela se fasse sur l'imprimante qui est proche. Si on copie quelque chose dans le Presse-Papiers depuis la fenêtre de VNC, le programme devrait copier cet élément dans le Presse-Papier de la machine client. VNC ne simplifie pas le transfert d'information d'un ordinateur à un autre; contrairement à Timbuktu, il n'a pas la capacité de transférer des fichiers. La meilleure solution semble être de s'envoyer par courrier électronique les fichiers résidant sur l'autre ordinateur à partir du terminal local; l'échange de fichiers à l'aide d'un serveur FTP pourrait tout aussi bien fonctionner, peut-être que quelqu'un pourrait se porter volontaire pour écrire le code qui intégrerait le client-serveur FTP à VNC.

Un problème auquel le gestionnaire spécifique Macintosh est confronté réside dans l'utilisation de souris multiboutons sous d'autres systèmes d'exploitation. Sous Windows, il faut utiliser le bouton droit de la souris pour de nombreuses fonctions de base. VNC résout ce problème en configurant option-click et commande-click pour émuler une souris à deux ou trois boutons. Timbuktu Pro utilise également la touche "commande" pour simuler le click droit sous Windows, mais VNC semble mieux gérer la simulation du click droit et du glisser/déposer. [De plus, si vous avez une souris multibouton ou un trackball, vous pouvez substituer un second bouton à commande-click, ce qui fonctionne parfaitement sous VNC. -Adam]

Enfin, VNC manque de raffinement. Il ne mémorise pas la position de sa fenêtre sur Mac, ni le numéros IP des machines que vous contrôlez et il n'est pas capable d'enregistrer des signets pour contrôler des machines spécifiques. Il y a, à l'occasion, des problèmes vidéo et, plus rarement, certains incidents, tels que des click non reconnus la première fois. Néanmoins, VNC est un outil extrêmement pratique, qui vous donne accès à un ordinateur inaccessible autrement. Mieux encore, il le fait gratuitement, ce qui en fait une combinaison gagnante, à moins d'avoir besoin de caractéristiques supplémentaires offertes par programme commercial tel que Timbuktu Pro.

[Kevin Savetz écrit à propos du Mac et de l'Internet pour Computer Shopper, MacAddict et d'autres magazines. Collectionneur acharné d'ordinateurs de grand cru, Kevin s'amuse probablement aussi bien avec un Atari 800 ou un Timex-Sinclair qu'avec son Mac.]


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