Que faites-vous de toutes ces bribes d'informations utiles et personnelles que vous glanez jour après jour ? Vous les enregistrez dans un dossier "Trucs à voir" ? Vous les collez dans un grand fichier texte "À lire quand j'aurais un moment" ? Matt Neuburg a trouvé quelque chose de mieux : IdeaKeeper. Également dans ce numéro, Kirk McElhearn nous raconte comment il a fait le bond d'Emailer vers PowerMail 3.0 pour gérer son courrier électronique. Dans les sorties de la semaine, nous notons AppleShare IP 6.3.2, AppleWorks 6.0.3 et Netscape Communicator 4.73. Enfin, venez à nouveau tester votre connaissance du Macintosh avec notre quizz en ligne.
Sommaire :
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Ce numéro est traduit de l'américain par:
Une correction importante pour AppleShare IP 6.3.2. -- Apple vient de livrer la version 6.3.2 de son logiciel AppleShare IP, une mise à jour mineure mais importante qui corrige un problème de sécurité potentiel dans le module serveur Web des versions d'Appleshare ultérieures à la 6.1. Le problème de sécurité se pose de la manière suivante : les logiciels clients, comme par exemple les navigateurs, peuvent envoyer une requête pour une page entière ou pour certaines données d'une page seulement. Si un logiciel client envoie une requête pour obtenir des données partielles et que cette requête s'avère invalide, alors le module serveur d'Appleshare IP risque de renvoyer jusqu'à 32 Ko de données puisées dans la Ram de la machine (ces paquets de données pouvant contenir des informations traitées à ce moment-là par le processeur). La mise à jour gratuite exige la présence d'AppleShare IP 6.3.1 et de Mac OS 9.0.4 ( il faut donc bien vérifier que l'on est en possession de ces versions avant d'essayer d'effectuer la mise à jour) et représente un téléchargement de 1,1 Mo. [ACE]
http://www.apple.com/appleshareip/
http://asu.info...apple.com/swupdates.nsf/artnum/n11670
La mise à jour AppleWorks 6.0.3 arrive en version US. -- Apple vient de publier AppleWorks 6.0.3, une mise à jour intermédiaire gratuite en version US. La mise à jour améliore la stabilité de la dernière version du logiciel intégré d'Apple, grâce à des corrections qui concernent le logiciel lui même, l'assistant de création d'Enveloppes et l'extension CarbonLib. Apple n'a pas fourni de liste précise des corrections, mais d'après les premières réactions des utilisateurs, le programme assure désormais une meilleure compatibilité avec les périphériques USB et une gestion plus rapide de l'ouverture et de la sauvegarde de fichiers. L'enregistrement au format RTF est également possible à partir de cette version et les fichiers d'aide se sont enrichis de plusieurs pages. La mise à jour pèse 3,3 Mo en téléchargement. [JLC]
http://www.apple.com/appleworks/
http://asu.info.apple.com/swupdates.nsf/artnum/n11671
Communicator 4.73 : pas de faille ? -- Netscape vient de sortir Netscape Communicator 4.73. Aux dires de Steve Dagley, développeur chez Netscape, cette version comble deux failles dans la sécurité informatique du logiciel : le "JavaScript Cookie Exploit", et la faille "Acros-Suencksen SSL", failles partiellement détaillées dans les "Netscape Security Notes". Il n'y a pas d'autre changement par rapport à la version 4.72. Malheureusement, les informations que Netscape nous donne sur cette mise à jour sont sommaires. Ainsi, le fichier Lisez-moi (ReadMe) de l'installateur pointe bien vers la page "Netscape's Security Notes", mais celle-ci n'a pas été mise à jour. Pire : quand vous utilisez la fonction de mise à jour (SmartUpdate) incorporée à Netscape, vous êtes informés que la version 4.72 est la dernière et qu'aucune mise à jour n'est nécessaire. Si vous voulez néanmoins faire cette mise à jour, c'est un téléchargement de 13 Mo qui comprend également AOL Instant Messenger 3.0N (une vieille version), StuffIt Expander 4.5 (une très veille version), et RealPlayer 5.0.2 (hé oui, vieille version également). Bravo à Netscape pour avoir résolu ces failles dans la sécurité. Maintenant, s'ils voulaient bien faire un petit effort pour que les installateurs et leur site soient à jour... [JLC]
http://home.netscape.com/sec urity/notes/
http://www.netscape.com/c omputing/download/
Notre jeu : le maître du port. -- Au fil du temps, le Macintosh a été doté d'un bon nombre de ports différents, tant pour y connecter des périphériques que pour augmenter les capacités de la machine. Mais ce n'est pas parce qu'il y a un port que vous pouvez y brancher quelque chose sans regarder ce que vous faites. Pour le jeu de cette semaine, essayez donc de trouver la bonne réponse à cette question : "Quels sont les ports sur lesquels on ne doit jamais brancher un périphérique quand le Mac est allumé ?". Testez vos compétences macintoshiennes dès maintenant sur notre page d'accueil, et vous gagnerez quelques explications qui vous éviteront, peut-être, des réparations ruineuses demain. [ACE]
Résultats du sondage : les chiffres du pollupostage. -- Près de 1 200 personnes ont répondu à notre sondage de la semaine dernière sur le nombre de publicités par courriel reçues chaque semaine. Quelques personnes nous ont reproché de ne pas avoir prévu de réponse pour des quantités très importantes (150 à 200 par semaine). Mais dans l'ensemble, les réponses collaient bien avec les ordres de grandeur que nous avions envisagés. Dans le cas le plus fréquent, vous recevez entre une et trente publicités chaque semaine. Une minorité significative en reçoit trente et une et plus. Il n'y a que 8 % de nos sondés à prétendre qu'ils ne reçoivent pas de pollupostage... mais certains ont reconnu que c'était parce qu'ils avaient récemment changé de FAI (Fournisseur d'Accès), leur compte précédent étant vraiment trop mazouté par les Erika de la pub sur Internet. [ACE]
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbpoll=39
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=1018
par Kirk McElhearn kirk@mcelhearn.com
En tant que traducteur indépendant, je dépends fortement du courriel pour rester en contact avec mes clients et pour transférer des fichiers dans un sens ou dans l'autre. Depuis cinq ans que je me sers d'Internet, mon outil de prédilection était Claris Emailer. C'est une des applications les plus agréables d'usage que j'ai jamais utilisée, mais je me suis senti quelques affinités avec les idées exprimées par Jeff Carlson, le rédacteur en chef de TidBits, dans son article récent à propos du passage d'Emailer à Eudora. Emailer ne marchera pas éternellement, et je crains que le prochain MacOS X ne l'envoie à la casse pour de bon. Je vois déjà des signes de fatigue avec MacOS 9.0.4 - sur ma machine, Emailer plante chaque fois que je j'essaie de reconstruire sa base de données de messages.
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=05908
Du goût pour PowerMail l. -- Je me suis donc mis à la recherche d'un nouveau logiciel gestionnaire de courrier électronique. Mais si Jeff avait jeté son dévolu sur Eudora, en partie pour travailler plus facilement avec les autres rédacteurs de TidBITS, en ce qui me concerne je m'intéressais au contraire à PowerMail 3.0, la troisième édition d'un gestionnaire de messageries disponible seulement sur Mac et développé par la société suisse CTM Development. Ce programme, bien qu'original à plus d'un titre, est intentionnellement très proche d'Emailer. Convertir les fichiers Emailer en PowerMail est un processus simple, et je me suis vite retrouvé accro de PowerMail.
http://www.ctmdev.com/
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=05894
Le processus de migration est facile : un assistant vous guide à travers la procédure d'importation de la base de données de messages et du carnet d'adresses d'Emailer directement dans PowerMail. Ça peut prendre du temps et il vaut mieux lancer l'opération pendant qu'on est occupé ailleurs, si on a une grosse base de données Emailer. Je n'ai eu aucune difficulté à importer deux mille messages et plus de quatre cents adresses en quelques heures, bien que certains utilisateurs inscrit sur la liste de diffusion de PowerMail aient eu des problèmes, peut-être dûs au fait qu'ils importaient un très grand nombre de messages. Si l'importation échoue, il y a d'autres solutions, telles que l'exportation dans des boîtes de message Eudora en format texte, et l'importation de ces boîtes dans un second temps.
http://www.ctmdev.com/Emailer_migration.shtml
Réorganisez votre vie. -- Passer de Emailer à PowerMail ressemble un peu à un déménagement (ce que je fis il y a deux mois) - beaucoup de choses restent les mêmes, mais se trouvent à des endroits différents ou fonctionnent de manière différente. Se réhabituer à ces nouveaux aspects de la maison peut prendre des mois, mais, étonnament, cela ne me prit que quelques jours pour me sentir "chez moi" avec PowerMail.
Pour une large part, c'est parce que l'interface de PowerMail est très similaire à celle d'Emailer, avec des options d'affichage supplémentaires. En plus de l'affichage en deux panneaux que Emailer présente, PowerMail offre deux affichages à trois panneaux. Les dossiers s'alignent sur la gauche de la fenêtre, et vous pouvez choisir soit de double-cliquer sur un message pour l'ouvrir dans une nouvelle fenêtre, soit de cliquer une seule fois pour l'afficher dans le panneau inférieur. Vous pouvez afficher tous les messages d'un dossier, uniquement les messages non lus, ou seulement ceux contenant une chaîne de caractères - vous définissez ceci, soit via un menu de commande soit en cliquant sur un petit oeil en bas de la fenêtre de sélection.
Je trouve l'affichage des messages en listes de PowerMail mieux qu'Emailer pour plusieurs raisons. D'abord, PowerMail visualise les messages sur un fond gris pratiquement comme dans une fenêtre du Finder, et ensuite la police et sa taille sont celles que vous avez choisies dans les préférences du Finder. Bien que je préfère cette approche, je peux comprendre que certains puissent considérer cela comme un problème. Faites attention - si vous utilisez quelques fontes exotiques dans le Finder, votre liste de messages utilisera la même fonte ! Malheureusement, PowerMail n'offre aucune façon de sélectionner une police différente de celle du Finder, alors qu'il vous laisse le plein contrôle des polices utilisées dans les messages eux-mêmes.
PowerMail est célèbre pour sa puissante fonction de recherche, basée sur la même technologie que le Sherlock d'Apple. Pour comparer sur mon iMac DV la vitesse de recherche de PowerMail avec celle d'Emailer, j'ai recherché mon prénom dans les deux mille messages de ma base de courrier. Il a fallu a Powermail trois secondes pour afficher une liste des mille messages contenant mon nom. On peut trier la liste des messages trouvés par expéditeur, sujet, date et même pertinence (ce qui n'est en soi pertinent que si on emploie plus de termes de recherche). Emailer aurait pris au moins une minute pour réaliser la même chose. Les recherches de PowerMail sont effectuées dans un index des messages, que PowerMail crée en arrière-plan ou sur demande. Si l'index n'est pas récemment actualisé, Powermail vous propose la mise à jour lorsque vous faites une recherche. Bien que la mesure de pertinence soit inhabituelle dans un programme de courrier et puisse être assez utile, Powermail ne dispose pas de fonctions de recherche avancées qui permettraient, par exemple, de cherches des messages contenant le mot "Kirk" et ayant été envoyés entre mai et juin 1999.
Une autre astucieuse fonction de l'interface de PowerMail sont les petits boutons d'augmentation et diminution de la taille du texte, au bas d'une fenêtre de message. Ils permettent d'ajuster à tout moment la taille du texte utilisé dans le message, chaque clic augmentant la taille d'un point. Quand on modifie la taille, PowerMail la change pour tous les messages, ce qui est utile quand on modifie la résolution de l'écran et qu'on souhaite lire le courrier facilement sans modifier le réglage de taille du texte dans les préférences.
Les autres fonctionnalités comportent un module de choix aléatoire de signatures, de nombreuses options de temporisation, le tri selon n'importe quel titre de colonne en mode d'affichage par liste, et des filtres de messages qui peuvent utiliser jusqu'à seize variables chacun. Toutes les actions peuvent avoir lieu lorsque un filtre est activé : classer le message dans un dossier donné, affecter une étiquette à un message, ajouter l'expéditeur au Carnet d'Adresses, lancer un script AppleScript, répondre ou faire suivre automatiquement, et plus encore.
Limitations. -- PowerMail n'est pas parfait, et bien qu'il n'y ait que peu de défauts, l'un d'eux m'a poussé à remettre temporairement Emailer en service. Emailer, comme la plupart des autres logiciels de courrier, permet de choisir la dimension maximale des courrier à télécharger - si un message dépasse cette limite, Emailer n'en récupère que le titre et l'en-tête et laisse le choix entre télécharger la pièce jointe ou la supprimer. Un client m'avait envoyé un fichier de 5 Mo qui engorgea ma boîte à lettres, m'empêchant d'accéder au restant de mes messages. J'ai utilisé Emailer pour récupérer le message sans la pièce jointe, puis le supprimer, après quoi j'ai demandé au client de le réexpédier en plusieurs fragments plus petits. PowerMail n'a pas cette fonctionnalité pourtant indispensable mais CTM Develoment affirme, sur son forum de discussion en ligne, que c'est une des priorités de la société.
Un autre embêtement avec PowerMail est sa documentation, ou plutôt, l'absence de documentation. Alors que la majorité des fonctionnalités de PowerMail sont évidentes, au moins pour l'utilisateur experimenté, d'autres ne le sont pas. C'est dommage que le seul manuel disponible sur le site Web de CTM Development soit pour la version antérieure, 2.4. J'espère que CTM rémédiera à ce défaut bientôt, parce qu'il y a certaines fonctions que je n'ai pas encore découvertes ou comprises à fond. Par exemple, lorsque PowerMail reçoit un message codé en HTML, il l'affiche avec toutes les balises HTML (alors que Outlook Express, Netscape Navigator et Eudora savent interpréter correctement l'HTML), mais il y a une petite icône en forme de globe en bas de la fenêtre. Cliquer sur cette icône fait afficher le message correctement dans votre navigateur Web par défaut. Je n'avais pas remarqué le globe au début et je n'ai découvert sa fonctionnalité qu'en lisant les messages du forum électronique de PowerMail.
http://www.ctmdev.com/Pow erMail%20help.html
L'application PowerMail ne prend pas beaucoup plus de place sur votre disque dur que Emailer, mais elle nécessite un peu plus de mémoire vive. Le réglage par défaut est fixé à 8 Mo, mais le programme tournera avec moins. Semblable à Emailer, PowerMail stocke tous ses messages dans un seul fichier courriel mais son approche est plus efficace que celle de Emailer, ce qui fait que les sauvegardes informatiques sont plus rapides (quoique pas aussi rapides qu'un programme, tel que Eudora ou Mailsmith, qui stocke des boîtes aux lettres comme des fichiers séparés). Mes deux mille messages occupaient environ 13 Mo avec Emailer, mais seulement 10 Mo avec PowerMail.
Est-ce que ça vaut la peine ? Somme toute, en tant qu'ancien utilisateur de Emailer, je suis plus que satisfait. La migration s'est exécutée sans difficulté, la plupart des fonctionnalités que j'ai l'habitude d'utiliser sont disponibles, et bon nombre des fonctionnalités supplémentaires me facilitent énormément la vie. Mais surtout, PowerMail est vivant, son développement va certainement continuer, au moins dans un proche avenir. La compatibilité avec le système d'exploitation MacOS X est assurée.
PowerMail 3.0 nécessite un Mac à base de PowerPC avec MacOS 8.5 ou plus récent. Un logiciel d'essai limité à trente jours est disponible par téléchargement ; il pèse 2,1 Mo. PowerMail 3.0 coûte 49 US$, prix neuf par téléchargement. Les utilisateurs ayant acheté une version antérieure en 1998 ou 1999 peuvent effectuer la mise à jour pour 29 US$, et la mise à jour est gratuite pour ceux qui l'ont acheté en 2000.
[Kirk McElhearn est un traducteur free-lance et écrivain technique qui habite dans un village des Alpes, en France.]
by Matt Neuburg matt@tidbits.com
Les ordinateurs sont des instruments merveilleux pour stocker et récupérer de l'information, alors pourquoi est-il aussi difficile de se rappeler de l'endroit où l'on a mis certaines choses ? Je me doute bien que vous savez où vous avez rangé l'ébauche de votre roman, ou la lettre que vous avez écrite à votre député. Non, je veux parler ici de ces bribes d'informations, tel que la liste de choses à faire avant la fête d'anniversaire de votre bambin, l'idée brevetable qui vous est venue la semaine dernière, ou bien les questions que vous avez l'intention de poser à votre patron lors de la réunion de demain. Il est fort possible que vous ayez des centaines, voire des milliers de petits bouts de papier ou des "post-it" éparpillés partout, tous sans relations les uns avec les autres ; En fait, ce qu'il vous faut, c'est une boîte à chaussure virtuelle dans laquelle vous pouvez les jeter au fur et à mesure qu'ils se présentent, et d'une manière ou d'une autre les en sortir plus tard de façon organisée.
Étant moi-même un fan des systèmes d'organisation sur ordinateur, on me demande souvent conseil pour acheter une "farfouillette à idées" de ce type. Lorsque la question s'est présentée récemment à TidBITS Talk, il en a résulté une clameur de recommandations, prouvant à quel point le besoin est grand. Mis à part les bases de données et les systèmes de classements les plus connus dont j'ai parlé ici de par le passé, les gens utilisent une grande variété de solutions : des utilitaires à base de texte peu sophistiqués, des organisateurs de "bouts" divers, et même des programmes au départ prévus pour quelque chose de complètement différent, tel que les logiciels de courrier électronique. Mon préféré du moment est "IdeaKeeper", par Glenn Bernston de chez Plum Island Software.
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=872
http://www.plumisland.com/ideakeeper/
De quoi s'agit il ? -- IdeaKeeper repose sur une interface brillament simple. Le principe d'organisation est un dossier sur votre disque dur ; vous pouvez avoir plusieurs de ces dossiers et vous pouvez facilement passer de l'un à l'autre mais un seul d'entre-eux peut être ouvert à la fois dans IdeaKeeper. Le contenu du dossier actif est affiché dans la fenêtre d'organisation de IdeaKeeper, sous la forme d'une liste à deux fenêtres : une colonne "sujets" et une colonne affichant les "idées" correspondantes à chaque "sujet" sélectionné. Double-cliquez une idée dans sa liste et vous voyez alors une fenêtre de traitement de texte s'ouvrir. Ainsi, vos données granulaires (vos bribes d'idées) se présentent sous la forme de fenêtres de textes : la hiérarchie à trois niveaux (dossiers, sujets, et idées qui les composent) est suffisante pour donner à chaque extrait l'importance qu'il mérite, mais reste pratique à utiliser car facilement accessible.
Ce que vous pouvez y stocker. -- Les idées se présentent sous forme de fenêtres de textes. Mais ces fenêtres peuvent contenir autre chose que du texte simple. Vous pouvez enrichir le texte et pouvez aussi sauvegarder des styles prédéfinis tels que "Palatino 12 souligné, bleu" en tant que feuilles de style que vous pouvez appliquer instantanément à n'importe quel texte. Pour chaque paragraphe, vous pouvez ajuster l'interlignage, les marges, les indentations et les alignements (justifications), tout ceci pouvant être enregistré sous formes de gabarits aussi. Le texte peut contenir des images insérées et même des sons (indiqués par une icône que vous pouvez cliquer pour l'entendre).
Une idée peut contenir des cases à cocher cliquables ; vous pouvez avoir un "objet alarme" qui déclenchera une alerte à une date et heure données si IdeaKeeper est en cours d'éxécution. Ainsi, une fenêtre de texte peut devenir une liste d'actions à effectuer, avec si on le souhaite des rappels actifs.
Une idée peut contenir des adresses Web, FTP ou courrier électronique ; cliquer sur l'une d'elles effectue la tâche adéquate dans l'application correspondante (conformément aux réglages Internet Config) ; IdeaKeeper peut ainsi fonctionner comme un programme de gestion de signets.
Une idée peut contenir des références (alias) : cliquer sur la référence ouvre le fichier correspondant dans le Finder. Ainsi, IdeaKeeper peut vous aider à organiser les fichiers de votre disque, et, ce qui est plus important, vous pouvez faire figurer dans IdeaKeeper un élément qui n'est pas stocké physiquement dans sa base : un PDF ou un film QuickTime peuvent être un fragment dans IdeaKeeper, qui conserve un lien dynamique vers le fichier.
Finalement, vous pouvez afficher toute fenêtre d'idée en mode plan hiérarchique. IdeaKeeper implémente cette notion de façon assez primitive ; il m'évoque le rhinocéros dépeint par Dürer, visiblement sans aucun contact de ce dernier avec un vrai modèle. Par exemple, la réorganisation est lourde et les fonctions de navigation absentes ; mais le logiciel s'améliore et cette fonctionnalité ajoute un niveau d'organisation hiérarchique appréciable au contenu des idées, qu'il soit du texte, des listes à cocher, URL ou alias.
http://www.princeton.edu/~his291/Durer_Rhino.html
Comment sauvegarder. -- La boîte à bijoux la plus spacieuse est inutile si vous ne pouvez pas la retrouver ou encore en ouvrir le couvercle. Heureusement, IdeaKeeper fournit plusieurs moyens différents pour y saisir facilement des informations.
Évidemment, si une idée est ouverte, vous pouvez y entrer du texte, au clavier ou en copiant-collant depuis une autre application. Vous pouvez également, depuis IdeaKeeper, importer un fichier texte qui deviendra une idée, ou tout les fichiers texte d'un dossier qui deviendront autant d'idées distinctes. on peut également copier une rubrique complète d'un dossier IdeaKeeper à l'autre. IdeaKeeper peut importer des fichiers bases de données Palm, qui deviennent soit des idées soit des rubriques contenant des idées, selon le cas. Les images peuvent être importées avec une conversion automatique par QuickTime.
Vous n'avez pas à mettre IdeaKeeper en avant plan pour y transférer de l'information. Tant qu'IdeaKeeper est en fonction en arrière plan, une combinaison de touches vous permet de saisir le contenu du presse-papier. Vous pouvez aussi glisser-déposer votre texte sur une palette flottante, le tout sans quitter votre application courante. IdeaKeeper reconnaît alors le texte capturé comme une nouvelle idée. Une boîte de dialogue apparaît pour vous demander dans quel sujet du dossier courant doit être classé celle-ci. Vous pouvez aussi transférer votre idée dans la fenêtre fourre-tout d'IdeaKeeper, une sorte de presse-papier général, pour plus tard la reclasser dans un sujet précis.
Quand un texte est saisi, vous pouvez demander à IdeaKeeper d'exécuter des tâches de maintenance pour vous. Vous pouvez faire retirer les espaces en trop, les sauts de lignes inutiles ou les caractères indiquant une citation dans un courriel ; IdeaKeeper peut exécuter ces tâches automatiquement dès qu'un texte lui est transféré. Il peut aussi les exécuter manuellement, plus tard, sur une portion de texte sélectionnée. IdeaKeeper peut aussi convertir des URLs à la réception d'un texte. Ceci simplifie de beaucoup l'importation et la transformation d'un fichier des favoris d'un fureteur ou le résultat d'une recherche avec Sherlock en lien hypertexte cliquable.
Comment récupérer. -- Une fois toutes vos idées bien sauvegardées, il est intéressant de les retrouver facilement. Si vous êtes méthodiques dans votre façon d'utiliser IdeaKeeper, votre hiérarchie de dossiers/sujets/idées vous permettra d'accéder rapidement à l'objet de vos rêves. Toutefois, IdeaKeeper a plus d'un tour dans son sac afin de vous aider à retrouver cette brillante idée tant recherchée.
Pour commencer, il est possible de gérer un groupe de mots-clés et d'en associer un ou plusieurs à chaque idée. Malheureusement, tout le mécanisme des mots-clés est primitif : ils sont globaux et non pas spécifiques à chaque dossier ; ils sont attribués ou consultés par l'intermédiaire d'un menu déroulant - interface on ne peut plus inadéquate ; il n'est pas possible d'effectuer une recherche booléenne - vous pouvez ouvrir les idées qui ont un des mots-clés recherchés et c'est tout. Mais c'est déjà mieux que rien.
Deuxièment, une recherche de texte peut être effectuée. Il est possible, soit de réaliser une recherche successive, soit une recherche globale qui vous présente dans une fenêtre une liste de toutes les idées et objects (tel des URL) qui correspondent à votre requête. Malheureusement, il n'existe pas de recherche par mot entier ce qui fait les recherches retournent souvent beaucoup d'idées non désirées.
Pour terminer, il y a les liens hypertextes. C'est une de perle de IdeaKeeper. Pour réaliser un lien entre une idée A et une idée B, il suffit de glisser la liste de l'idée B de la fenêtre de l'organisateur vers l'idée A. Vous pouvez aussi effectuer un lien vers une partie précise de l'idée B. Pour cela, vous créez une ancre à cet endroi de l'idée B et glissez cette dernière vers l'idée A. Vous obtenez ainsi à l'intérieur de l'idée A un lien vers l'idée B qui va vous permettre, en cliquant dessus, d'ouvrir cette dernière. De plus, il existe une commande "retour" qui vous permet de naviguer à travers les idées avec des liens et revenir sur vos pas, comme dans un navigateur web. IdeaKeeper encourage ainsi une organisation et une exploration en réseau de vos idées à l'aide des liens hypertextes. Ces liens ne fonctionnent malheureusement qu'à l'intérieur d'un dossier. Il existe un moyen pour relier des idées se trouvant dans des dossiers différents : vous exportez une idée vers le bureau en tant que document alias ; dans un deuxième temps vous allez importer cet alias dans une autre idée. Vous obtenez alors un lien d'une idée vers un autre se trouvant dans un autre dossier, il s'agit en fait d'un lien vers un fichier et ce lien devient orphelin si l'alias disparaît même si l'idée, elle, existe toujours.
Si l'on veut intégrer un fragment à d'autres, on peut exporter une idée vers un fichier texte, de même qu'un sujet vers un dossier, de même que plusieurs idées sur un seul fichier texte. Par exemple, j'ai écrit cet article sous IdeaKeeper, puis j'ai exporté le dossier entier vers un seul fichier texte que j'ai ensuite ouvert sous Nisus Writer pour l'édition finale ( j'ai bien perdu au passage quelques informations que j'ai du repêcher une à une... mais bon... !) On peut également exporter des idées ou des sujets entiers vers des fichiers doc pour agenda électronique Palm.
On peut également exporter un document vers une application autonome. Il en résulte un dossier d'idées imbriquées dans une sorte de fichier en lecture seule sous IdeaKeeper. Naviguer par sujet ou par par idée marche toujours, comme les hyperliens et les URLs. Ainsi ce logiciel devient un outil de création de documentation en ligne, un peu comme DOCMaker.
http://www.hsv.tis.net/~g reenmtn/docm1.html
Enfin, IdeaKeeper est suffisament "scriptable" pour que des événements Apple puissent l'interroger et interagir avec lui, notamment en extraire des "fragments". Cela peut être utile pour déplacer par exemple des données IdeaKeeper directement sous HyperCard ou FileMaker, tout en préservant la structure sujet/idée.
Ça vaut la peine de s'y atteler. -- IdeaKeeper est un programme vraiment très original, tellement original qu'on est surpris au début par son interface inhabituelle et une attitude inadéquate à son égard peut nous laisser sur une mauvaise impression au départ. Mais si vous voulez bien écouter mon avis : à savoir de persister, alors vous parviendrez à personnaliser cette interface de façon à répondre à tous vos besoins et attentes. Et quand vous l'aurez utilisé un certain temps (je dirais même un temps certain) et ingurgité tous ses paradigmes et particularités, alors vous verrez comment l'interface Mac, loin d'être épuisante, peut être innovante et puissante.
Il y a plusieurs aspects de cette originalité dont je n'ai même pas parlé dans ce panorama. Il y a des barres d'outils brillament conçues, des boîtes de dialogue géniales, un usage intensif du glisser-déposer, et une aide en ligne immense (sous forme de deux dossiers IdeaKeeper). C'est un logiciel qui fait preuve d'un souci profond des besoins de l'utilisateur, et d'une réfléction profonde sur les meilleurs moyens des les remplir.
Ceci ne veut pas dire que IdeaKeeper soit un logiciel parfait. Il est visiblement l'oeuvre d'un amateur - un amateur doué et dédié à son métier, mais un amateur quand même. Au cours de la préparation de cet article, j'ai subi des plantages, des crashes et plusieurs mécomportements d'interface. Cependant, Glenn Berntson est extrêmement disponible et il a rapidement remédié aux problèmes dès que je les lui signalais. À vrai dire, c'est en partie pour cette raison que je vous conseille d'essayer IdeaKeeper : le plus d'utilisateurs qu'il trouve, le plus d'essais qu'il subit, et le plus il s'améliorera. Mais bien sûr la principale raison pour laquelle je vous recommande IdeaKeeper, c'est que vous pourriez l'aimer assez pour lui confier vos petits fragment d'idées et vos bribes d'info, tout comme je le fais moi-même.
IdeaKeeper est disponible en téléchargement de 2.6 Mo et il lui faut 7 Mo pour l'installation sur votre disque dur. Il préfère 12 Mo de memoire vive. C'est un partagiciel qui coûte 30 US$ ; le fichier à télécharger n'est ni limité dans le temps ni bridé dans ses fonctionnalités.
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