Il suffit d'un ou deux ordinateurs et de quelques périphériques pour se retrouver avec un embrouillamini de fils et de câbles... et cela ne s'arrange pas quand vous les mettez en réseau. Mais avant de faire des trous dans les plafonds et soulever les planchers, jettez un oeil à notre article de cette semaine. Nous vous y détaillons les nouvelles possibilités offertes par la technologie Apple Airport de réseaux sans fil. De son côté Adam constate avec amertume que les vendeurs de matériel informatique ont sacrifié la livraison gratuite sur l'autel de la rentabilité. À part cela, nous notons la sortie de REALbasic 3.0, commentons les récentes décisions de justice concernant Napster et souhaitons la bienvenue à un nouvel annonceur.
Sommaire :
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Bare Bones Software BBEdit 6 -- c'est pas de la gnognotte.
Quoi de neuf dans la version 6 : compatibilité avec du texte encodé en multi-octets (chinois, arabe, hébreu), reconnaissance de nouveaux standards du Web tel que XHTML, WML, et CHTML, un éditeur de script encore plus puissant et bien d'autres choses encore.
Venez le chercher sur notre site : http://www.barebones.com/
Ce numéro est traduit de l'américain par:
La cour d'appel confirme l'arrêt de suspension de Napster. -- Un comité de trois juges de la "Ninth Circuit Court of Appeals" a publié aujourd'hui un avis de cinquante-huit pages dans lequel il soutient que Napster, le célèbre service d'échange de chansons de pair à pair n'est pas en droit de permettre aux utilisateurs d'échanger des contenus protégé par le droit d'auteur et mis à disposition par d'autres utilisateurs de Napster. L'action de la Cour d'appel suit un arrêt de suspension contre Napster originellement rendu par la Juge Marylin Patel, arrêt qui interdisait à Napster de "permettre, d'assister, d'occasionner, de copier ou encore de distribuer toutes chansons ou compositions musicales dont les droits sont réservés." Deux juges de la Cour d'appel ont presque immédiatement obtenu un sursis temporaire contre cet arrêt de suspension, en attente des arguments de Napster et de l'Association de l'Industrie du Disque d'Amérique qui ne gagne pas à être connue sous le nom de Recording-Industry Association of America (RIAA). La RIAA poursuit Napster pour atteinte à la propriété industrielle et apologie du piratage. (Voir "Judge Presses Napster's Buttons" dans TidBITS-541.) La décision de la Cour d'appel permet à Napster de continuer à vivre jusqu'à ce que le Juge Patel modifie son premier arrêté, jugé trop vaste dans son application. Quoi qu'il en soit, cette décision de justice implique également que Napster est en mesure d'interdire à ses utilisateurs d'accéder à des contenus illégaux en matière de droits d'auteur et tranche la question de savoir si Napster est un complice direct du fait qu'il est au courant que son système est utilisé à des fins de violation des droits d'auteur. Napster peut être tenu pour co-responsable de ces atteintes, du fait qu'il n'a pas mis en place des systèmes de contrôle approprié. Napster devrait faire appel de la décision devant la Cour d'appel voire la Cour suprême des États-Unis ; le texte complet de la décision est disponible chez FindLaw.com.
Dans un élan visant à apaiser l'industrie du disque, le PDG de Bertelsman, partenaire de Napster, a annoncé récemment que le service ferait payer une redevance mensuelle aux utilisateurs dès juin 2001, redevance qui serait reversée aux éditeurs et aux artistes. La société n'a pas fourni plus de détails sur les modalités pratiques d'un tel reversement compensatoire aux artistes. Napster revendique plus de 50 millions d'utilisateurs et on estime à 2 milliards le nombre de téléchargements via Napster pour le seul mois de janvier. [GD]
http://www.napster.com/
http://www.riaa.org/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06056
http://caselaw.lp.findlaw.com/cgi-bin/getcase.pl?court=9th&navby=case&no=0016401
Sortie de REALbasic 3.0. -- REAL Software vient de sortir REALbasic 3.0, la première mise à jour depuis avril 2000. REALbasic est un environnement de programmation d'applications : vous définissez les éléments constituant votre interface utilisateur (fenêtres, boutons, champs de texte, etc.), insérez le code informatique nécessaire en vous servant d'un puissant langage orienté objet et dérivé du BASIC et compilez le tout. REALBasic est doté de bon nombre de fonctionnalités et vous pouvez en ajouter d'autres via des modules externes vendues par des tiers ou en créant de nouveaux modules directement depuis la Mac Toolbox, la bibliothèque de fonctions intégrée du Macintosh. Bien que conçu au départ pour des débutants et des développeurs du dimanche, REALbasic est aussi utilisé dans le monde du développement professionnel. (Notre collaborateur Matt Neuburg, auteur entre autres de "REALbasic : The Definitive Guide," avait fait un banc d'essai de REALbasic 2.0 - cf. "REALbasic 2.0 Gets Real" paru dans TidBITS-493.) La principale nouveauté de cette version est qu'elle tourne sous MacOS X et permet de compiler des applications compatibles avec la version "Carbon" de ce nouvel OS. Quand la version définitive de MacOS X sera publiée en mars 2001, REAL Software s'est d'ores et déjà engagée à fournir rapidement une mise à jour gratuite pour remédier à toutes incompatibilités qui seraient apparues depuis. Par ailleurs, dans la version 3.0, la compilation d'applications pour Windows est nettement plus performante. On notera par ailleurs toute une série d'améliorations apportées à l'environnement de programmation, à l'édition de code et son déboguage. REALbasic est vendu 150 US$ pour la version de base et 350 US$ pour la version "Pro" qui permet l'interfaçage avec des bases de données et la compilation d'applications Windows ; des réductions sont offertes aux enseignants et étudiants. Si vous avez acheté REALbasic 2.1.2 après le 1er novembre 2001, la mise à jour est gratuite sinon elle vous coûtera 100 US$ pour la version standard et 150 US$ pour la version "Pro". Une version de démonstration limitée à trente jours est disponible en téléchargement. [MAN]
http://www.realsoftware.com/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05508
http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/1565926579/tidbitselectro00A/
CS Odessa nouvel annonceur dans TidBITS. -- C'est avec grand plaisir que nous souhaitons la bienvenue à un nouvel annonceur Computer Systems Odessa, éditeurs de ConceptDraw, un logiciel intelligent de création d'arborescences et d'organigrammes. Contrairement aux autres logiciel du même acabit, qui ne vous permettent que de modifier les attributs visibles d'un objet dans une arborescence, ConceptDraw vous permet de modifier toutes les données qui décrivent l'objet représenté mais aussi de définir, à travers l'utilisation de formules, les relations entre les différents objets de l'arborescence. Vous pouvez également définir des comportements d'objets entre eux. Le résultat est un logiciel fascinant - téléchargez la version démo et reportez vous au banc d'essai de Matt Neuburg, the Connection with ConceptDraw" dans TidBITS-553. CS Odessa se distingue par ailleurs dans l'univers du Macintosh par son origine géographique - la société est basée en Ukraine et, lors de Macworld Expo du mois dernier, ont été la première société ukrainienne à y tenir un stand. Nous sommes heureux de voir une société non-américaine contribuer un logiciel aussi important à la communauté Macintosh - sans parler du fait que CS Odessa va donner un nouvel élan à l'édition russophone de TidBITS. [ACE]
http://www.conceptdraw.com/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06179
http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/ru/
par Adam C. Engst ace@tidbits.com
De plus en plus, les sociétés commerciales sur Internet doivent prouver leur solidité financière ; elles prennent donc toutes sortes de mesures pour augmenter leur bénéfices. Quelques exemples : eBay a augmenté ses tarifs pour les ventes aux enchères ; Amazon projette de faire payer les éditeurs pour la promotions de leurs ouvrages ; Microsoft vient d'annuler la réduction de 400 US$ sur les PC pour ceux qui s'abonnent à MSN ; enfin, le FAI gratuit Juno a non seulement mis une limite de temps pour ses utilisateurs les plus gourmands mais prévoit également de vendre du temps machine pour les calculs en temps partagé, en utilisant les machines de ses abonnés. (Ironiquement, nous venions juste d'encourager les utilisateurs Californiens de SETI@home de cesser leur participation dans ce programme pour économiser l'électricité et Juno propose exactement le contraire à ses deux millions d'utilisateurs.)
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=06277
Mais ce qui affectera le plus les utilisateurs de Macintosh risque d'être le changement dans la politique d'expédition chez Outpost.com. Ces 18 derniers mois, Outpost.com avait en effet supprimé tous les frais sur l'expédition en vingt-quatre heures. Ils s'étaient ainsi gagnés la sympathie de nombreux clients qui pouvaient ainsi commander des articles dont l'expédition est habituellement coûteuse. De plus, il n'y avait aucun problème à commander en plusieurs fois car les frais d'expédition étaient gratuits.
A présent, l'expédition coûte 12,95 US$ pour l'expédition en vingt-quatre heures ou 8,95 US$ en quarante-huit heures, bien qu'ils offrent une réduction allant jusqu'à 100 US$ sur l'expédition des commandes de plus de 100 US$. Autrement dit, l'expédition est presque toujours gratuite sur les commandes de 100 US$ ou plus. Par conséquent, vous serez bien avisés si vous commandez chez Outpost.com, de prendre plus d'un article à la fois pour vous affranchir des frais d'expédition. Il est probable également que les objets lourds tels que les ordinateurs ou les onduleurs reviennent ainsi moins cher chez Outpost.com qu'ailleurs.
http://www.outpost.com/help/29485/
Cette situation nouvelle m'a donné l'idée de dresser un tableau comparatif de la façon dont les sociétés de vente par correspondance gèrent la question des frais d'expédition. Bien loin sont les jours au début des années 90 où on vous promettait une livraison dans les vingt-quatre heures pour 3 US$. J'aimais bien pouvoir commander un câble USB à 6 US$ à Outpost.com sans avoir à payer le double du coût de ce câble en frais de expédition.
MacConnection. -- Parmi les autres revendeurs que j'ai pris en considération, MacConnection avait la formule la plus simple pour calculer les frais d'expédition, au moins à premiere vue. Pour une livraison dans les vingt-quatre heures il faut payer 10,98 US$ pour un objet pesant jusqu'à 3 livres [NDT : environ 1,5 kilos], avec un supplément de 1,69 US$ pour chaque livre au delà de trois, avec tous les poids arrondis vers le haut. Il y a aussi des solutions d'expédition dans les quarante-huit heures et par moyen terrestre, quoique le prix de ces services n'est pas indiqué sur la page de services pour clients de MacConnection. J'étais curieux de savoir comment tout cela fonctionnait alors j'ai fait semblant de commander un iBook et j'ai trouvé que cela me coûterait 26,19 US$ pour l'expédition en vingt-quatre heures. La livraison sous quarante-huit heures coûterait 18,40 US$ contre 13,42 US$ par voie de surface. En conséquence, les frais de port pour un objet de la taille d'un câble USB s'élèveraient à 10,98 US$ pour l'expédition sous vingt-quatre heures, 8,40 US$ pour l'option quarante-huit heures et 7,04 US$ par voie terrestre.
http://www.macconnection.com/scripts/shophelp/durord.asp#shipping
MacWarehouse. -- MacWarehouse était le suivant dans mon survol au hasard des entreprises de VPC pour Macintosh. Leur page détaillant les services offerts aux clients explique que le seul moyen de calculer les frais d'expédition est de mettre un produit dans son chariot, cliquer sur un des liens Frais d'expédition, et y saisir son code postal. Je l'ai fait pour un iBook choisi à titre d'exemple et j'ai trouvé que le prix varierait entre 29 et 22 US$ pour une livraisons sous vingt-quatre et quarante-huit heures. Le transport par voie terrestre avec le transporteur UPS coûterait 18,33 US$. Mon simple câble USB coûterait donc soit 10,99 US$ pour l'expédition sous vingt-quatre heures, soit 8,99 US$ pour l'expédition sous quarante-huit heures ou par voie terrestre.
http://www2.warehouse.com/customerservice/default.asp ?sel=faq&Subsel=ship%5Fopt&cshop=#COSTS
MacZone. -- Pour finir, j'ai vérifié les prestations de MacZone. Comme pour MacWarehouse, ils n'annoncent pas la couleur tout de suite et il faut avoir mis des produits dans son chariot et passer à la caisse pour avoir droit aux informations sur les frais de port. Pour l'iBook, la livraison sous vingt-quatre heures vaut 31,99 US$, alors que sous soixante-douze heures, elle revient à 24,64 US$, tandis qu'une livraison classique coute 12,20 US$. Mon fameux câble USB serait donc livré en vingt-quatre heures pour 10,95 US$, sous soixante-douze heures pour 7,69 US$, et pour 5,99 US$ pour une livraison classique.
C'est votre dernier prix ? -- Les prix de la VPC tendent tendent à s'aligner les uns sur les autres mais il est souvent possible de trouver des tarifs plus avantageux chez DealTime ou PriceWatch. Mais, à produit et service égal (par exemple les prix ou la disponibilité), la conclusion de ma petite étude comparative est que Outpost.com offre le meilleur rapport qualité/prix si votre commande dépasse 100 US$ car dans ce cas le port est gratuit. Les trois autres fournisseurs sont plus ou moins à égalité pour les produits valant moins de100 US$ si vous exigez une livraison sous vingt-quatre heures. Pour le cas des petits matériels pour lesquels le délai de livraison n'est pas un élément essentiel, MacZone offre les meilleurs prix pour une livraison classique par voie terrestre (NdT : à condition de résider sur le continent nord-américain bien sûr).Gardez cette information à l'esprit la prochaine fois que vous vous balladerez sur Internet à la recherche d'un logiciel ou d'un équipement à acheter.
http://www.dealtime.com/
http://www.pricewatch.com/
par Adam C. Engst ace@tidbits.com
Je vous ai récemment raconté comment, lors de Macworld Expo, j'avais mis en place un réseau Ethernet sans fil afin de pouvoir partager une connexion Internet basée sur le procédé Ricochet. Vous avez été quelques uns à m'écrire pour me dire que vous aimeriez bien faire la même chose et me demander conseil. (voir "Macworld SF 2001 : Go Wireless, Young Mac" dans TidBITS-565). J'ai commencé à répondre aux uns et aux autres que ça n'était vraiment pas difficile, et puis je me suis rendu compte que je n'avais pas beaucoup parlé de la manière de mettre en place un réseau sans fil Internet avec Airport, bien que Tonya et moi en utilisons un à la maison depuis plus d'un an. La raison de cet oubli est en fait très simple- La création du réseau est un jeu d'enfant, et une fois qu'il est en place, eh bien on l'oublie tant il fonctionne sans heurts ! Je n'hésite pas à me répéter : la simplicité, la fiabilité et l'élégance sont les caractéristiques de ce mode de communication entre Mac et je ne peux que chaudement le recommander pour la mise en réseau de toutes les machines récentes.
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=06284
http://www.apple.com/airport/
iBook en ligne. -- Fin 1999, nous avons pris la décision de sauter le pas vers un réseau Airport, essentiellement parce que Tonya avait de plus en plus de mal à utiliser son ordinateur de bureau (un PowerMac 7600 équipé d'une paire d'enceintes) à mesure que Tristan approchait de son premier anniversaire et commençait à avoir la bougeotte. Son attention se portait en particulier sur le câble Ethernet bleu pétard qui serpentait à travers la cuisine et la salle à manger vers le Mac de Tonya. Même s'il ne s'est jamais mis à le mâchouiller, ce câble bleu devenait de plus en plus un joujou irrésistible. L'idée d'équiper Tonya d'un iBook nous semblait offrir de nombreux avantages, parmi lesquels la disparition d'un bureau et d'un ordinateur de notre salle à manger, la disparition de ce câble bleu de plus de 15 mètres de long et fort inesthétique, et bien sûr l'avantage de permettre à Tonya de travailler n'importe où dans la maison. Mais comme une grande partie du travail de Tonya repose sur le courrier électronique et l'usage de la Toile, il était essentiel qu'elle puisse utiliser notre accès Internet, et c'est justement ce qu'un réseau Airport avec Ethernet rendait possible.
Pour mettre en place ce réseau, il n'y avait que deux pièces à acheter : la carte Airport interne (à 100 US$) pour l'iBook de Tonya, installée à l'achat, et la station de Base Airport (à 300 US$), laquelle se connecte au réseau Ethernet câblé et qui permet à l'iBook de communiquer avec nos autres Mac, notre imprimante et à l'Internet. À l'époque, Apple n'avait pas encore amélioré la version 1.2 du logiciel Airport, qui permet à un Mac muni d'une carte Airport d'émuler la station de base, et pire, nous ne disposions pas d'autres Mac compatibles Airport pour faire émuler la station de base. En se basant sur un Mac et le logiciel Airport, on pourrait croire à une économie substantielle de 200 US$, ce Mac devant continuellement rester allumé, et même si mon Power Mac actuel (un G4/450) reste habituellement branché, je passe le plus clair de mon temps à redémarrer lorsque je teste des logiciels. Tonya me détesterait si elle perdait sa connexion au réseau à chaque fois que je redémarre.
La première version du logiciel Airport était, à vrai dire, plutôt mauvaise. Apple s'était clairement trop pressé de la sortir, et même si elle fonctionnait, l'interface était affligeante. Je n'ai pas eu beaucoup de problème à l'utiliser sur mes Mac, mais quand j'ai essayé d'aider un ami utilisant un PC pour voir si cela fonctionnerait avec son PC portable et une carte PC Aironet 802.11, nous nous sommes débattus longtemps avant de trouver les bons réglages et réussir à le faire fonctionner. Apple a maintenant considérablement amélioré l'interface. Depuis que la Station de base Airport est un périphérique "sitôt installé, sitôt oublié", je n'ai plus eu aucune raison d'utiliser le nouveau logiciel.
Connexions alternatives. -- J'ai une ancienne carte PC Farallon SkyLINE 2 Mbps pour mon vieux PowerBook G3. Le standard Ethernet sans fil 802.11b est compatible avec la plus vieille et plus lente version du 802.11 comme celle géré par ma carte 2 Mbps. Cette norme autorise aussi les périphériques à travailler à des vitesses moindres de 11 Mbps à 5, à 2, voire à 1 Mbps pour conserver une connexion transparente. J'ai occasionnellement utilisé cette carte Farallon à la maison, mais assez rarement étant donné que la fonction première de mon PowerBook domestique est de lire des MP3 et qu'il est donc affublé obligatoirement de câbles pour l'alimentation et les haut-parleurs. En conséquence le fait d'avoir un fil à la patte de plus pour le réseau, n'est pas vraiment un problème. Une vitesse de connexion de 2 Mbps est largement suffisante pour jouer des MP3 et surfer sur le Web ; la seule fois où j'ai rencontré un problème de vitesse était lors de la copie de centaines de mégaoctets de fichiers. La portée de la carte SkyLINE 2 Mbps n'était pas aussi bonne que celle de l'iBook de Tonya. J'en attribue la cause à l'antenne interne de l'iBook. J'ai utilisé avec succès la carte SkyLine en voyage, bien que je trouve son logiciel peu pratique.
Aucun de nos autres Mac n'a besoin d'un accès Ethernet sans fil, mais des possibilités commencent à voir le jour pour les anciens Mac qui ne sont pas compatibles Airport. Farallon propose la Skyline PC Card, à 11 Mbps pour 190 US$. Son concurrent le plus sérieux est la Lucent Orinoco Turbu PC Card, à moins de150 US$ (qui s'appelait auparavant WaveLANTurbo). Le gros avantage de la Lucent étant qu'elle est actuellement au coeur de la technologie Apple tant pour la carte Airport interne que pour la base externe, donc le logiciel d'Apple fonctionne directement avec (au moins sous MacOS 9.x).
http://www.farallo n.com/products/wireless/skyline/
http://www.wavelan.com/
Les PC Cards vont satisfaire les utilisateurs de PowerBook, mais les possesseurs d'anciens Mac PCI ne sont plus laissés à l'abandon, merci à la carte PCI Farallon SkyLINE à 70 US$ qui pourra recevoir la PC carte SkyLINE à 11 Mbps (achetez les deux pour 240 US$). C'est parfait si vous avez un PowerMac 7500 ou les Mac PCI similaires qui se trouveraient dans des endroits difficiles à connecter par fil.
http://www.far allon.com/products/wireless/skyline/pci/
Pour les Mac encore plus anciens qui ont des ports NuBus ou autres baies d'expansion, Lucent propose le convertisseur Ethernet Orinoco qui fonctionne avec la Lucent PC Carte Orinoco de façon à transformer un port Ethernet standard en un port Ethernet sans fil. Il pourrait théoriquement offrir cet accès aux Mac plus anciens mais il s'agit d'une solution assez onéreuse (aux alentours de 370 US$).
http://www.wavelan.com/products/productdetail.html ?id=25
La ligne d'accès numérique, le câble et les modems. -- Nous avons une connexion à Internet dédiée 56K à relais de trames qui passe par un routeur Livingston et un CSU/DSU de chez BAT Technologies. La borne d'accès AirPort fonctionne parfaitement avec notre système, mais nous n'utilisons pas ses capacités à fond. Des connexions complexes comme la nôtre sont rares aujourd'hui, l'accès par câble ou par ligne numérique étant meilleur marché et plus facile, et la majorité des gens utilisent encore les modems. Dans ces cas-là, la borne d'accès AirPort (ou le logiciel point d'accès) peut partager votre connexion avec tous vos ordinateur reliés, qu'ils soient sans fil ou pas.
Il faut savoir que la borne d'accès AirPort sait gérer deux technologies de réseautage, NAT (traductions des adresses réseau) et le protocole DHCP. DHCP signifie Dynamic Host Configuration Protocol et il permet à la borne d'accès AirPort d'attribuer des adresses IP privées à tous les ordinateurs sur vos réseaux internes avec et sans fil. NAT permet à la borne d'accès AirPort d'avoir une seule adresse IP de votre fournisseur (qu'elle soit dynamique, où elle change à chaque fois que vous vous connectez, ou statique, où elle reste toujours la même) et de diriger la communication Internet vers la machine qui l'a demandée. Par exemple, si votre iBook veut se connecter à une page web, la borne d'accès AirPort envoie la requête comme si elle provenait de sa propre adresse IP, et lorsqu'elle reçoit la réponse, elle achemine les données vers l'iBook requérant, plutôt qu'à un autre Mac sur votre réseau. La borne d'accès AirPort fonctionne comme une sorte de gendarme qui dirige des paquets de données (Notons, en passant, que si vous avez un autre routeur qui exécute déjà les protocoles DHCP et NAT, il est facile de désactiver ces fonctions dans la borne d'accès AirPort).
Si vous avez accès à Internet par réseau téléphonique commuté, il suffit de brancher la borne d'accès AirPort sur votre ligne téléphonique et de saisir dans l'utilitaire AirPort Admin le numéro à composer ainsi que les informations nécessaires pour ouvrir une session (en supposant que vous ne l'ayez pas déjà fait en utilisant l'Assistant de paramétrage AirPort, qui transfère ces réglages de votre ordinateur à la borne d'accès AirPort). Elle ouvre l'accès automatiquement lorsqu'une application Internet demande une connexion, et elle raccroche après un temps d'inactivité spécifié à l'avance. Une gestion d'accès entièrement manuelle (qui risque de vous intéresser si vous payez les connexions téléphoniques ou celles avec votre fournisseur d'accès) est possible par l'intermédiaire de deux utilitaires non-Apple. "AirPort Modem Utility 1.1" de Larry Rosenstein vous permet de connecter et de déconnecter un modem vous-même, et "AirPort Modem Config 1.0.2" de Pascal Werz vous permet d'empêcher la borne d'accès AirPort d'ouvrir la connexion automatiquement.
http://homepage.mac.com/lrosenstein/programs.html
http://werz.multimania.com/
La station de base AirPort ne peut pas se connecter à AOL et Apple s'est fait taper sur les doigts pour cela par le passé. Cependant, ceux qui se plaignent de cette limitation devraient en fait adresser leurs griefs à AOL. En effet AOL continue à utiliser une technologie développée en interne, afin d'obliger ses clients à continuer à utiliser l'application AOL pour surfer sur Internet. C'est pour la même raison « politique » qu'Eudora et les autres applications de courrier électronique standard ne peuvent aller récupérer le courrier des boîtes aux lettres d'AOL. La station de base AirPort fonctionne très bien avec les fournisseurs d'accès qui respectent les normes Internet et c'est à AOL de régler le problème, pas à Apple ni à personne d'autre.
Il n'y a généralement pas autant de problèmes lorsque vous avez une connexion de type DSL ou par câble. Ce type de connexion se présente habituellement, de votre côté, sous la forme d'une prise Ethernet que vous pouvez brancher directement à votre station de base AirPort si vous n'avez aucune machine branchée à un réseau Ethernet. Si vous avez un réseau conventionnel, au lieu de brancher la prise Ethernet dans la station, branchez-la dans la prise "Uplink" de votre concentrateur Ethernet et utilisez un autre câble pour aller du concentrateur à la station et aux autres Mac qui veulent avoir accès au réseau Ethernet par câble. La configuration de la station ressemble assez, dans ces cas-là, à la configuration du tableau de bord TCP/IP (et n'est même parfois pas nécessaire si l'Assistant d'installation AirPort a fait son travail correctement). Si votre fournisseur d'accès vous attribue une adresse IP via le protocole DHCP, alors vous pouvez sélectionner ce protocole dans le menu "Type de connexion" de l'utilitaire d'administration AirPort. Sinon, choisissez l'option de connexion manuelle et utilisez les réglages appropriés (que vous devrez demander à votre fournisseur d'accès). Le principal piège est que la station AirPort n'est pas compatible avec le protocole PPPoE (PPP via Ethernet, une technologie stupide que les sociétés de téléphonie utilisent pour surveiller les taux d'utilisation). La nouvelle passerelle NetLINE Wireless Broadband Gateway de Farallon, vendue à 400 US$, ne comprend pas de modem mais est, d'après son constructeur, capable de gérer les connexions de type PPPoE pour les abonnés au DSL qui souffrent de ce problème.
http://www.farallon.com/products/netline/broadband/8581_gateway.html
Le document PDF d'Apple intitulé "Designing AirPort Networks" (que vous pouvez vous procurer sur le site Web d'Apple consacré à AirPort mentionné ci-dessus) donne un aperçu utile des différentes approches qu'on peut adopter pour installer un réseau sans fil et le relier à Internet.
Difficultés techniques. -- Je n'aime pas chanter des louanges sans aucune critique mais je n'ai rencontré basiquement aucun problème avec le réseau AirPort. Le seul ennui vient de l'impression. Notre LaserWriter Select 360 est proche de mon bureau, un étage en dessous, et situé dans la maison au point le plus éloigné de la base AirPort. Si Tonya emporte son iBook en bas, s'assoit près de l'imprimante et envoie un fichier à imprimer via MYOB, parfois l'impression se passe mal. Nous soupçonnons que cela est dû à une combinaison de la distance et des erreurs de transmission avec le SE/30 qui joue le rôle de passerelle LocalTalk de façon à ce que la LaserWriter - qui ne dispose que d'une prise LocalTalk - puisse être accessible par tous les Macs via le réseau Ethernet. Si elle se rapproche de la base AirPort, le problème disparaît. Il est donc difficile de trop se plaindre.
Le plus frustant, peut-être, avec l'utilisation du réseau AirPort, c'est que c'est un réseau incertain. Vous ne savez jamais tout à fait quelle portée vous pouvez atteindre, puisqu'elle dépend de variables telle que la consistance et le nombre des murs à traverser. Apple annonce à une portée de 50 mètres, mais elle est sous estimée dans bien des cas, puisque les antennes des iBook et des PowerBooks récents peuvent faire mieux que cela. J'ai presque réussi à fonctionner l'iBook de Tonya depuis le salon de mon voisin, situé à une distance de presque 130 mètres.
De telles limitations ne sont pas spécifiques à la technologie de base Ethernet sans fil 802.11b que l'AirPort utilise. Si vous adaptez une meilleure antenne à la base AirPort, vous pouvez augmenter la portée de façon significative. Je n'y connais pas grand chose en ajout d'antenne et augmentation de portée, bien que j'ai trouvé un site détaillant comment bricoler une base AirPort pour y connecter une meilleure antenne, et que des amis de MacHack m'aient recommandé Brumleynet Wireless Networking comme source de matériel pour les réseaux sans fil.
http://homepage.mac.com/hotapplepi/airport/
http://www.brumleynet.com/
Un problème endémique de la norme 802.11b est le fait qu'elle partage le spectre radio de 2,4 GHz avec d'autres dispositifs, dont les téléphones sans fil de 2,4 GHz, les futurs dispositifs Bluetooth et les dispositifs HomeRF (une technologie de réseau sans fil rivale, dans laquelle Proxim, maison-mère de Farallon a lourdement investi). Un journaliste de mes amis qui couvre ce domaine m'a dit que pratiquement toutes les entreprises qu'il avait contactées admettent qu'il y a des conflits entre les différents services sur 2,4 GHZ, résultant en une perte de vitesse significative, car la perte de paquets nécessite des retransmissions. En termes pratiques, si on a un téléphone 2,4 GHz sans fil et qu'on l'utilise près d'une Base Airport, il y aura probablement interférence si on parle au téléphone en utilisant le réseau en même temps. Pour plus de détails, voir l'article en trois parties de Scott Mace, "The 2.4 GHz Traffic Jam" dans le lien ci-dessous.
Un autre problème est celui de la sécurité : la plupart des utilisateurs ne se donne pas la peine de paramétrer le codage à 40 bits de la base Airport. Pour illustrer le problème, un groupe à MacHack a écrit EtherPEG, un utilitaire qui montre toutes les images transmises par les airs sur des liaisons sans fil non codées. Ainsi, si vous craignez que quelqu'un surveille vos communications - ou même utilis votre connexion à Internet depuis la rue - utilisez le codage permis par l'utilitaire Airport Admin. Cependant, même ceci peut ne pas être suffisant si des données vraiment critiques circulent sur votre réseau sans fil. Un groupe de recherche de la Division Informatique d'U.C. Berkeley a constaté que l'algorithme WEP (Wireless Equivalent Privacy) 802.11 était vulnérable à un grand nombre de faiblesses qui pourraient être exploitées utilisant un équipement peu coûteux, immédiatement disponible. Ainsi, si vous êtes concernés par l'espionnage industriel (ou traditionnel), utilisez des mesures de sécurité complémentaires.
Finalement, comme avec n'importe quelle technologie, les choses peuvent mal tourner et Apple a publié plusieurs articles dans sa Tech Info Library. A consulter en cas de problème.
Des Airports publics. - Il n'y a aucune raison pour que les réseaux sans fil se limitent aux bureaux et aux résidences et on commence à voir des réseaux sans fil publics fleurir partout. Par exemple, Seattle Wireless s'apprête à créer un réseau sans fil d'accès à l'Internet, communautaire, totalement gratuit, et couvrant tout Seattle. En Oregon, Ashland Unwired va fournir l'accès Internet ultra-rapide sans fil à des entreprises locales, à commencer par les cafés de l'enseigne "Starbucks" et un hôtel "Bed and Breakfast". L'expérimentation avec les réseaux publics sans fil se répand en beaucoup d'autres endroits, et TidBITS Talk en a mentionné plusieurs.
Le café Starbucks d'Ashland risque de se faire rappeler à l'ordre par la direction de la société d'ici peu, car la maison mère Starbucks vient d'annoncer un contrat exclusif avec MobileStar pour offrir un accès internet sans fil dans tous ses établissements (du moins, 2 500 cafés en janvier 2002 et plus de 000 en janvier 2003). À San Francisco, une société appelée "Surf and Sip" a commencé à connecter des cafés indépendants et d'autres lieux publics au réseau sans fil.
http://www.surfandsip.com/
Le seul espace public où je me sois connecté à l'Internet sans fil est l'Aéroport International de Seattle-Tacoma, qui bénéficie de l'accès sans fil grâce à la société Wayport. C'était super - en attendant notre avion pour aller de Seattle à Macworld, Jeff Carlson et moi avons pu nous connecter, recevoir notre courriel et naviguer sur l'Internet. Le service de Wayport sera gratuit pendant les quelques mois à venir ; comme MobileStar, Surf and Sip et d'autres entreprises de ce type, ils devront trouver un moyen de faire payer le temps d'accès facilement et à un tarif raisonnable sans devoir d'abord passer par une installation compliquée.
Je ne serais pas étonné de voir ces sociétés changer leur politique commerciale et ne faire payer leurs services que par les entreprises qui installent des connexions Internet et les partagent par éthernet sans fil. L'accès Internet sans fil pourrait permettre à ces entreprises d'attirer et de conserver des clients, tandis que le paiement individuel par comptes mensuels ou taux horaires semble plus difficile à appliquer et va à l'encontre du principe fondamental de facilité des réseaux sans fil.
Boucler la boucle sans fil. -- Le futur sera sans fil. Les câbles sont sans conteste utiles, mais les technologies sans fil sont tellement plus pertinentes pour tout appareil qui doit être déplacé ou qui a besoin de communiquer avec d'autres machines aux alentours. Je suis navré pour les personnes qui ont fait l'effort de câbler leur maison, leur bureau, leur école juste avant que l'Ethernet sans fil devienne une réalité tangible.
Une pensée pour finir. Bien que dans le monde PC on se mordrait la langue plutôt que de dire une chose pareille, l'industrie informatique toute entière devrait remercier Apple pour Airport. Comme tant d'autres technologies (pensez à la souris, les disquettes 3,5 pouces, le CD-ROM, l'Ethernet embarqué), Apple n'a pas inventé la norme Ethernet sans fil 802.11b mais sa prise en charge par Apple l'a rendue tangible. Mettre des cartes Airport dans tous les Mac et faire tomber les prix bien en dessous de la norme a sans doute accéléré l'adoption générale de cette technologie. Au départ, les utilisateurs PC qui voulaient des stations Airport bon marché devaient condescendre à s'entendre avec des amis du Mac, dans la mesure où la configuration nécessitait un Mac compatible Airport. Et c'est maintenant seulement, plus de dix-huit mois après l'introduction d'Airport et de l'iBook, que les fabricants de PC ont fini par intégrer des antennes dans leurs portables pour éviter le renflement disgrâcieux des cartes Ethernet sans fil au format PC Card. Merci à Apple d'avoir fait ce pari, aujourd'hui les réseaux Ethernet sans fil sont une réalité et ne risquent pas de disparaître de sitôt.
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